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Bonjour, je m’appelle Bertrand. Je suis ingénieur procédés chez Arkema depuis un an et demi. Avant ça, j’avais fait une école d’ingénieur en spécialisation chimie suivi d’une école d’application dans les polymères. Dans ce parcours, j’ai fait différents stages. Un premier en tant qu’ingénieur recherche en chimie organique, dans un laboratoire industriel. Et après, au cours de mon année de spécialisation, j’ai fait un apprentissage dans une unité de fabrication de polymères, j’étais plus en suivi de fabrication ce qui m’a un peu rapproché du métier que je fais actuellement.
Donc au sein d’Arkema, j’appartiens à la division des produits de performance et plus particulièrement des polymères de spécialité. Je fais partie donc du service procédé de polyamide, qui est un polymère de spécialité, qui est un service qui regroupe environ 10 personnes : un chef de service, différents ingénieurs procédé et trois techniciens. Ce polymère est produit sur quatre usines, en France et à l’étranger. Notre mission est là pour améliorer l’outil de production et accroître la production mais pas de le produire, pas d’exploiter, cette partie là est réservée à la fabrication. Donc, dans ce cadre là, j'ai 4 types de missions : La première, faire des projets d'investissements, en fait, c'est pour suivre la demande client, le business nous demande d'accroitre la production et la capacité des outils de production, on est là pour proposer des solutions. Deuxième type de missions, c'est l'industrialisation de nouveaux produits. Le centre de recherche a trouvé et a développé de nouveaux produits. On est là pour les produire à grande échelle. Troisième type de missions, l'amélioration continue. L'outil de production existe, mais il faut le pousser au maximum de ses limites. Et quatrième type de missions, le suivi de la fabrication. Lorsque la production et l'équipe d'exploitation a des problèmes, elle revient vers nous pour essayer de trouver, ensemble, des solutions.
Je suis basé à Serquigny. Mes horaires de travail sont environ 8h - 18h30 tous les jours, cinq jours par semaine. Dans le cadre de mon travail, je suis aussi amené à faire différents déplacements. Donc ça m’est déjà arrivé d’aller en Chine ou en Allemagne. Par exemple, en ce moment, je suis responsable d’un projet d’industrialisation de produits en Chine. Donc ces produits il faut arriver à les produire en qualité et en productivité. En juin dernier, j’étais à Changshu sur le site pour tester les modifications qu’on avait proposées et aussi la réactivité de ces produits. On s’est rendu compte qu’il y avait encore quelques ajustements à faire. J’ai été force de proposition pour améliorer le système de vide. Les réalisations ont été faites, prises en charge par le système d’exploitation et la maintenance locale. Puis on est revenu un mois après pour continuer la série d’essais et les modifications ont été fructueuses. Il y avait encore quelques ajustements au niveau de la qualité. Et la série d’essais s’est continuée jusqu’à dernièrement. En parallèle de ce projet, j’ai un autre projet mais cette fois de type d’investissement qui est une idée qui a été développée auparavant par le service procédés et que j’ai repris en main. Le but, cette fois, est d’augmenter la productivité en préparant la charge autrement qu’elle ne l’était actuellement. Donc pour ça on a dû définir de nouveaux équipements, définir un nouveau transport pneumatique. Ça c’est un travail qui dure environ 2-3 mois. On travaille, en parallèle, avec le bureau d’études qui, lui, va nous aider à estimer les coûts une fois que la solution a été validée, etc. il y a tout un travail de travaux. La solution va être mise en place sur l’outil de production et là on pourrait commencer à exploiter. Cette étape là dure entre 1 an, 1 an et demi au total.
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Ce que j’aime particulièrement dans le métier d’ingénieur procédés c’est qu’on est vraiment à l’interface de différents métiers d’Arkema, c'est-à-dire qu’on est entre la recherche et le développement et la fabrication, ce qui fait qu’on a énormément d’interlocuteurs donc sur la fabrication, la recherche, le développement ou même la sécurité. Une autre particularité de ce métier c’est la mobilité. C'est-à-dire que j’ai été amené à faire différentes missions en Chine ou en Allemagne et ça c’est particulièrement intéressant pour apprendre le métier, pour connaître différentes personnes, différents secteurs et c’est très enrichissant. Mais c’est vrai que c’est un métier transverse et en étant un métier transverse, on est seulement force de proposition. Ce n’est pas nous qui prenons les décisions finales. Ce n’est pas nous qui avons la responsabilité des décisions. Tout ça est plus tourner vers la fabrication et les ingénieurs de production.
J’ai choisi Arkema parce que Arkema est un leader dans les polymères. Il y a vraiment beaucoup de produits, beaucoup de possibilités d’évolution grâce à la diversité de son portfolio. Un autre point c’est la mobilité. On a beaucoup d’usines en France mais aussi à l’étranger, ce qui nous permet d’avoir une évolution internationale.
Je pense qu’une des qualités primordiales c’est le contact. Il faut avoir envie d’aller au contact des gens, que ce soit les opérateurs, pour connaître vraiment l’outil de production en fait. Ce n’est pas en étant dans son bureau qu’on saura comment l’unité fonctionne au jour le jour. Donc il ne faut pas avoir peur d’aller au contact. Mais ça va être auprès des opérateurs et aussi de l’ensemble des services. Les solutions viennent grâce au travail d’équipe et non grâce au travail individuel. Il faut aussi un esprit d’analyse et de synthèse pour arriver à engranger le maximum d’informations et à proposer ensuite des solutions adaptées au problème.
En étant ingénieur production, il y a toute une palette de métiers qui s’offre à nous. Je pourrais être ingénieur de fabrication mais aussi travailler dans la sécurité, dans le développement. En étant au centre de la recherche et de la production, il y a vraiment toute une palette de métiers qui s’offre à nous. Personnellement, ce que j’aimerais faire c’est plus tourné vers le produit, donc vers le développement. Aller au contact du client et aller au contact de la gamme produit.
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