|
Bonjour, je m'appelle Fabien, je suis ingénieur structure chez Bureau Veritas depuis maintenant 2 mois, donc c'est assez récent, bien que j'ai pu faire un stage de 6 mois auparavant. Mon parcours, il est assez classique pour ce type de poste. C'est-à-dire un Bac S, des classes préparatoires scientifiques et une école d'ingénieurs généraliste à dominante génie mécanique. Les stages significatifs que j'ai pu faire dans ma scolarité, c'est un stage de césure d'un an en fonction d'expert structure donc assistant aux lignes de production et expertise sur des cas précis, et un stage de fin d'étude de 6 mois au Bureau Veritas, avec un aspect calcul et modélisation qui était un petit peu plus poussé. Et c'est ce que je recherchais.
J'appartiens au service revue de conception et expertise industrielle qui, malgré ce terme assez général, mais pour des raisons historiques, s'attache surtout à travailler sur les équipements pétroliers, c'est-à-dire plateformes off shore et pipelines essentiellement. L'activité de base c'est, comme j'ai dit précédemment, la revue de conception c'est-à-dire que à partir de plans qu'on peut avoir d'un client, vérifier et donc calculer la validité de la structure à des codes de calcul, c'est-à-dire des exigences normatives. On est une vingtaine d'ingénieurs dans le service, on travaille de manière tout à fait autonome, donc on a chacun notre projet sur lequel on va travailler au jour le jour. Ça ne veut pas dire pour autant qu'on est chacun dans notre coin. On peut quand même s'appuyer sur l'expérience de chacun et on travaille quand même en étroite collaboration, on va quand même avoir une validation à un certain niveau par notre supérieur hiérarchique.
Au jour le jour, le travail c'est essentiellement un travail de bureau, avec une grande flexibilité dans les horaires qui est quand même appréciable. Moi je sais que je suis pas du matin donc pouvoir faire 9h30 – 19h30 / 20h, ça me convient parfaitement. Ensuite concrètement, la mission de base, on l'a dit, c'est la certification, c'est-à-dire qu'on va recevoir les plans des clients et ça concerne bien évidemment des plateformes soit en cours de construction soit déjà construites si on fait de la re-certification. Et donc on va modéliser les structures dans des logiciels dédiés et vérifier la conformité des structures aux codes de calcul en vigueur. Par exemple, je travaille actuellement sur la re-certification d'une plateforme en Golfe de Guinée qui a déjà 30 ans, et le client veut savoir si oui ou non, on peut étendre la durée de vie d'une décennie supplémentaire. Donc on va vérifier que l'action des houles centennales, donc de la houle extrême et des houles de fatigue, c'est-à-dire des houles cycliques répétées sur le temps, ne va pas nuire à l'intégrité de cette structure et on va pouvoir dire si oui ou non, cette plateforme tiendra les années supplémentaires de durée de vie.
|
Le gros avantage, c'est qu'on est multi activités, multi projets, multi industries. Typiquement les projets, ils durent de quelques semaines à quelques mois, donc ça nous permet de balayer énormément de domaines. Je l'ai dit, on travaille essentiellement sur les équipements pétroliers off shore, on travaille aussi sur des équipements sous pression nucléaire par exemple. Donc c'est très vaste. Et donc l'autre avantage, c'est qu'on apprend énormément de choses dans des domaines de la mécanique très variés qui peuvent être de la fatigue, de la dynamique jusqu'à la thermomécanique pour les équipements nucléaires par exemple. Donc ça, c'est vraiment un plus. Après, c'est vrai que on risque aussi d'avoir une vision peut-être un peu parcellaire des projets puisqu'on n'a pas l'intégralité du projet, de sa phase de conception jusqu'à sa réalisation.
Premièrement, il y a la position du Bureau Veritas, qui est une position d'expert, c'est-à-dire qu'on est… on doit évaluer la conformité à des codes de calcul, à des normes, donc on ne se contente pas de les appliquer, on est en amont de ces normes, on doit connaître la manière dont elles ont été écrites, leur genèse et donc vraiment c'est une position d'expert. Et par ailleurs, on voit les conceptions de différentes ingénieries, des différents acteurs du milieu pétrolier, et forcément, ça donne un regard critique fort. L'autre avantage, c'est qu'au Bureau Veritas, la mobilité est fortement encouragée, que ce soit fonctionnel ou géographique. Géographique parce que c'est une entreprise internationale avec des succursales un petit peu partout dans le monde, donc c'est un avantage. Et fonctionnel parce que il y a beaucoup de branches au Bureau Veritas et aussi ça peut être le moyen de faire des carrières peut-être assez variées, notamment le passage industrie marine n’est pas du tout cloisonné.
Il y a un trait de personnalité qui est très important, c'est la rigueur. Nous, on émet des certificats, ce n’est pas une chose qu'on fait à la légère. Donc on fait des calculs sérieusement, consciencieusement, et donc il faut une grande rigueur et un sens des responsabilités qui va de paire. Ensuite, une certaine créativité c'est important, parce qu'on ne fait pas que des calculs pour les clients, on fait aussi du développement méthodologie, du développement d'outils et de logiciels. Donc voilà, il faut avoir des idées. Enfin, une capacité d'adaptation rapide est nécessaire puisqu'il faut savoir que sur une journée, on peut travailler sur 2 ou 3 projets différents, donc il faut rapidement pouvoir aller de l'un à l'autre et puis avoir les idées bien claires.
Alors il y a plusieurs perspectives de carrière. Si on veut rester orienté opérationnel, il y a ce qu'on appelle responsable opérationnel, c'est-à-dire quelqu'un qui est plus en direct avec le client, qui va gérer les offres et qui va après dispatcher parmi son équipe d'ingénieur, qui va répartir les tâches. Après il y a une activité à laquelle on peut penser qui est, aller en support technique dans les centres techniques à l'international, c'est-à-dire c'est très proche du travail que je fais actuellement, mais avec une plus forte autonomie. Donc voilà, c'est apporter l'expertise technique et des compétences dans des centres techniques situés à l'étranger. Et enfin l'activité qui moi m’intéresserait davantage, ça serait de devenir expert. Alors il y a beaucoup de domaines, on peut être expert en météo, fatigue des structures, dynamique. Moi ça serait plutôt dans le domaine de la fatigue que ça m'intéresserait.
|