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Bonjour, je m’appelle Pierrick. Je travaille chez CNIM depuis 8 ans et depuis 3 ans en tant que responsable technique dans un bureau d’études. J’ai commencé ma formation avec un DUT génie mécanique et productique, à la suite de quoi j’ai travaillé pendant 7 ans dans une PME en bureau d’études pour développer des petits équipements, et ensuite j’ai été recruté par CNIM en tant que technicien bureau d’études là aussi, et puis au bout de trois années de travail, j’ai demandé à faire une formation continue pour devenir ingénieur. Donc, c'est une formation délivrée dans le cadre d’un congé individuel de formation et fait en partenariat avec l’école des Arts et Métiers.
CNIM est divisé en plusieurs bureaux d’études, en plusieurs entités qui traitent chacun des thèmes différents tels que les systèmes de franchissement ou l’environnement ou le transport de personnes ou alors développer des systèmes complexes mécaniques, en particulier pour l’installation du laser Mégajoule mise en place par le CEA, commissariat à l’énergie atomique à Bordeaux. Alors donc, le LMJ qu’est-ce que c'est ? C'est une installation expérimentale installée à proximité de Bordeaux, sur un site du CEA et qui est destinée, donc, à reproduire en milieu confiné, des expériences de fusion nucléaires sur des atomes d’hydrogène en remplacement notamment des expériences qui étaient faites avant en plein air et qui maintenant sont arrêtées. Donc ce sont les mêmes expériences de fusion que celles qui se produisent au cœur du soleil, mais aussi celles qui sont utilisées pour les armes de dissuasion. Et donc, ben il faut continuer à valider les programmes de calcul qui avaient étés établis à l’époque et puis aussi les nouveaux. Le cœur de l’expérience c'est une microbille contenant des atomes d’hydrogène sur lequel en fait, on va concentrer une multitude de faisceaux laser pour concentrer une grande quantité d’énergie en un très faible temps, de l’ordre de la nanoseconde, et pour générer en fait une réaction de très forte chaleur et engendrer la réaction nucléaire, voilà. Donc maintenant, le rôle de notre bureau d’études dans cette prestation dans le cadre du laser mégajoule consiste à fournir tous les équipements, que ce soit des équipements auto mécaniques ou des infrastructures ou des systèmes de manutention, donc tous les équipements qui vont permettre de construire cette installation et ensuite de faire fonctionner cette installation. Donc mon rôle au sein de cette équipe ça consiste, premièrement, à assurer la cohérence technique du projet, la bonne avancée, de manière à amener le projet jusqu’à son terme c'est-à-dire livrer l’équipement au client en état de fonctionnement. Alors, pour ce faire, j’encadre une équipe entre 4 et 8 personnes constituées d’ingénieurs et de projeteurs. Et puis, aussi, j’entretiens des contacts privilégiés avec le client, fréquemment, et aussi avec les fournisseurs et autres prestataires de service qui nous permettent de réaliser le matériel.
Dans le cadre de mon activité, il n’y a pas réellement de journée type parce que chaque jour est différent, en fait. On peut plus parler d’activité cyclique puisque dans le cadre donc du déroulement d’un projet d’études, on commence en premier lieu par répondre à des appels d’offre de la part du client. Donc ça consiste en fait à faire des études de prédéfinition pour savoir, pour avoir une idée de ce qu’on va proposer et du coup, de ce qu’on va proposer aussi. Ensuite donc, ben il faut gagner le contrat. Donc en allant négocier avec le client, lui expliquer les solutions techniques que l’on propose et également justifier les prix. Et puis après, donc, une fois qu’on a gagné le contrat, on déroule les études de définition préliminaires et puis les études de définition détaillées qui découlent sur des dossiers de définition contenant donc des plans, des notes de justification, des notes de calcul et qui vont permettre, d’une part, de prouver au client que les équipements que l’on a l’intention de fabriquer tiennent les performances mécaniques et techniques, et d’autre part, de pouvoir lancer en fabrication l’équipement. Donc ça c'est une phase qui vient à la suite des études de définition qui consiste à fabriquer ou faire fabriquer les équipements que l’on a conçus. Et puis vient ensuite la phase de, je dirais, de mise-au-point et d’installation et de recette, donc premièrement les premiers essais qui sont faits généralement en usine chez nous, et puis ensuite, sur site, une fois que l’on a installé dans le cadre de la mise en route du système. Donc l’ensemble des tâches que j’ai décrites précédemment s’enchaîne sur une durée approximative de cinq ans pour donner un ordre d’idée. Alors de manière plus précise, ces tâches sont déroulées au moyen de logiciels d’aide à la conception, de conception assistée par ordinateur ou alors à l’aide de logiciels aussi de calculs aux éléments finis et puis après, bon, ce sont des outils informatiques traditionnels comme le traitement de texte ou des tableurs et cetera. Ou des outils aussi de planning, de planification.
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Ce qui me plaît dans mon travail, premièrement c'est la grande variété des tâches telles que j’ai pu le décrire précédemment puisqu’on fait du bureau d’études, on encadre une équipe, on fait du terrain, on rencontre le client, les fournisseurs, donc ça c'est vraiment très intéressant et enrichissant. Un autre aspect intéressant est l’autonomie dont on bénéficie en fait dans le cadre de notre travail puisqu’on est relativement libre de nos choix à partir du moment où bien entendu on mène le projet correctement dans les délais et les coûts impartis. Et bon si on peut citer une contrainte, mais je pense que c'est inhérent à chaque métier d’ingénieur, c'est la disponibilité dont il faut faire preuve, c'est-à-dire, il faut être là au moment où il y en a besoin, savoir se rendre disponible.
Pourquoi j’ai choisi CNIM ? En fait en l’occurrence c'est CNIM qui ma choisi, mais bon pourquoi j’ai accepté, c'est parce que premièrement l’entreprise correspond à mon corps de métier puisqu’elle réalise des ensembles mécaniques au sens complet du terme, c'est-à-dire donc avec du contrôle commandes, avec des actionnaires, de la fabrication et cetera. Donc vraiment tout le domaine d’amplitude que l’on peut demander à un ingénieur en mécanique. Une deuxième raison pour laquelle j’ai choisi CNIM c'est parce que c'est une entreprise à dimension humaine bien qu’elle regroupe 3500 personnes mais qui a gardé quand même un bon esprit de convivialité, de dynamisme, une envie d’entreprendre, et puis aussi qui offre de belles perspectives de progression et d’évolution pour les gens qui en ont envie. Alors, concrètement, dans le cadre des possibilités d’évolution, une des raisons qui fait que j’avais quitté la PME précédente était que j’avais pas la possibilité de réaliser une formation continue permettant d’évoluer vers un poste d’ingénieur, opportunité que m’a proposée CNIM et donc qui démontre bien la volonté de la société de participer à la formation et à l’évolution de ses salariés.
Les qualités que l’on demande à un ingénieur en bureau d’études chez nous, ce sont principalement la capacité d’imaginer et d’inventer puisqu’en fait, les équipements que l’on développe n’existent pas dans le commerce. Donc il faut vraiment être capable d’imaginer des choses et de proposer des choses nouvelles qui fonctionnent. En deuxième lieu, il faut avoir un réel goût pour la mécanique et également une culture mécanique. C'est-à-dire être capable de proposer des systèmes qui sont viables, qui fonctionnent, qui peuvent être fabriqués et qui ensuite peuvent donner satisfaction au client pendant de nombreuses années si possible.
Les possibilités d’évolution maintenant, pour un ingénieur responsable technique au sein de CNIM, il y a différentes voies possibles. Premièrement on peut soit évoluer vers un poste de chef de projet, donc qui est plus orienté gestion du projet d’un point de vue économique et contractuel vis-à-vis du client. On a aussi une autre possibilité qui consiste à évoluer vers un poste d’encadrement plus général du type responsable de bureau d’études ou alors pourquoi pas éventuellement s’orienter vers des fonctions commerciales mais avec une forte connotation technique, ce qui permet d’être un interlocuteur compréhensif vis-à-vis du client et de bien retranscrire surtout les besoins techniques ensuite vis-à-vis des différents marchés.
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