Vidéo métier
Coordinatrice projet chez AREVA
Missions d’une coordinatrice de projet chez AREVA
Bonjour, je m’appelle Victoire, j’ai fait les Mines de Saint-Étienne et cela fait à peu près deux ans et demi que j’ai intégré le groupe AREVA, et bientôt un an que je suis au sein du Business Group Mines. Pour situer un petit peu le Business Group Mines : il se situe vraiment en amont du cycle du nucléaire, parce qu’effectivement, AREVA au-delà de construire des centrales nucléaires, approvisionne les centrales avec de l’uranium et va jusqu’au recyclage de ce combustible. Le Business Group Mines, a pour but de développer les Mines à travers tout le monde, que ce soit au Kazakhstan – le pays où je travaille plus particulièrement –, au Canada ou en Afrique. Au-delà du développement de nouvelles mines, c’est d’augmenter les capacités des mines déjà existantes. Au Kazakhstan, par exemple, nous avons une mine qui produit actuellement 2 500 tonnes par an d’uranium. L’objectif du projetest d’augmenter la production à 4 000 tonnes. Et pour augmenter cette production, on doit bien sûr augmenter les capacités mêmes de production, les capacités industrielles : cela va être de rajouter des colonnes d’extraction, d’augmenter la capacité d’enfûtage qui est le conditionnement pour le transport de l’uranium, un transport qui est aussi assuré par une filiale du groupe. Et pour accompagner cette croissance de production, il faut adapter les infrastructures. Cela va être l’augmentation des capacités de logements du personnel, mais comme notre site, comme tous nos sites, est situé au milieu du désert, il va falloir construire un aéroport pour desservir le site, il va falloir construire une usine d’acide, parce qu’on consomme de l’acide pour pouvoir transformer l’uranium et ainsi être autosuffisants. Il y a plein de sujets qui nous amènent vraiment à avoir un projet qui est multidisciplinaire et très intéressant.
Quotidien d’une coordinatrice de projet chez AREVA
Je suis coordinatrice des projets de la plateforme Asie. Pour l’instant, c’est principalement le projet au Kazakhstan et plus tard il y aura un projet notamment en Mongolie. Concrètement, mon rôle, qu’est-ce que c’est ? L’équipe projet est basée au Kazakhstan, on a donc notre chef de projet avec toute l’équipe : les ingénieurs, les autres chefs de projet, et le but est vraiment de faire le lien entre cette équipe projet et ici, la direction des projets où toutes les décisions d’investissement et de suivi de projet sont prises à Paris. D’un côté, il y a une partie stratégique qui va être plutôt comme, on pourrait appeler cela bras droit du projet : l’aider à monter les dossiers par exemple de Comité exécutif, pour valider son droit à dépenser sur son projet. Et il va y avoir aussi un côté plus opérationnel. Qu’est-ce qu’un côté plus opérationnel ? Par exemple, le suivi d’un dossier complet : le dossier d’enfûtage ou de packaging. « Ce que l’on a prévu, c’est de mettre en place ici une boîte à gant pour essayer de confiner le produit. Effectivement, cela a un coût d’investissement supplémentaire par rapport à un équipement standard. » C’est le conditionnement de l’uranium en fûts pour qu’il puisse être transporté après à COMUREX où ils seront après enrichis. Là, il y a du suivi d’ingénierie, parce que l’ingénierie est faite en France. Cela va être de réviser avec eux les plans, les spécifications techniques, les spécifications des matériaux. Cela va être aussi de développer avec eux tout l’aspect radioprotection, en lien avec la direction, ici, de radioprotection pour injecter nos standards de radioprotection dans la fabrication de l’équipement. Cela va être le suivi de la construction de l’équipement qui va être réalisé en France et aussi, de façon un peu plus lointaine, d’ici trois ou quatre mois, cela va être de préparer le site pour pouvoir intégrer l’équipement qu’on va leur livrer. Cela va être prendre contact avec les ingénieries Kazakhs, prendre contact avec le directeur des opérations pour bien valider avec lui que le design qu’on est en train de construire répond à ses attentes. « Hey, this is Victoire speaking. Could you explain me the issue for the packaging drawings please? »
Avantages du métier de coordinatrice de projet chez AREVA
Ce qui est palpitant dans ce métier, c’est que c’est vraiment un métier très transverse et multitâche. Pour donner un exemple concret, au cours d’une journée de travail, je peux très bien avoir le matin une réunion avec l’ingénierie pour la révision des plans techniques. Après, cela va être un comité d’investissement avec le directeur du Business Group Mines, où, là, on va valider le budget du projet pour les investissements de l’année prochaine. Cela peut très bien être d’être en communication avec le Kazakhstan pour préparer une mission future, pour négocier pour l’aéroport les contrats avec l’opérateur local et après, se rendre sur place. Ce qui est intéressant, c’est qu’à peu près une à deux semaines tous les deux mois, je me rends au Kazakhstan. Cela demande d’être proactif sur ce domaine-là. C’est de demander et de pousser à partir en mission pour se rapprocher du terrain. Il peut y avoir un côté parfois où on se sent un peu exclu de l’équipe projet, parce qu’on n’est pas complètement dans l’équipe projet. Pour garder ce lien avec le terrain, c’est aller régulièrement sur site, de rencontrer les opérationnels, de rencontrer les ingénieries Kazakhs, et en plus, cela ouvre à un esprit multiculturel. Parfois, vous vous retrouvez dans des situations où vous allez être en réunion avec cinq Kazakhs de 50 ans et vous êtes la seule représentante AREVA. Cela nous donne un certain nombre de responsabilités.
Pourquoi choisir AREVA ?
AREVA est réputée pour être une entreprise internationale, donc qui offre des opportunités d’expatriation. Quand on est attiré par un métier à l’étranger, c’est déjà une manière de sélectionner AREVA. Au-delà de cela, il y a aussi le domaine d’activité qui est le nucléaire, qui est un domaine très intéressant, parce que très innovant. L’énergie est une problématique mondiale. J’ai fait des études d’environnement et contrairement à ce que certains pourraient penser, on peut être écologiste et pas antinucléaire. C’est mon cas, et je trouve qu’au contraire c’est dans ce domaine-là où on a le plus de force possible, le plus d’actions, parce que de toute manière l’énergie dont on a besoin, et c’est vraiment de faire en sorte que celle que l’on produit réponde le plus possible à nos critères environnementaux. AREVA, pour cela, est une entreprise qui est très dynamique et qui s’investit dans ce domaine-là. En fait, si l’on est très proactif, si on propose des solutions, que ce soit même dans d’autres domaines, ils nous permettent de mener des missions supplémentaires par rapport à notre métier de base. Moi, par exemple, en tant que coordinateur, je n’aurais peut-être pas dû, dans la définition de poste initial, être aussi opérationnelle sur certains sujets. J’ai demandé à l’être et on m’a donné l’opportunité de le faire.
Perspectives de carrière d’une coordinatrice de projet chez AREVA
J’ai actuellement un poste de gestion de projet, qui s’apparente à de la gestion de projet, qui n’est pas directement relié au terrain. Donc une évolution possible à terme, dans les quelques mois ou années à venir, sera éventuellement une expatriation en tant que chef de projet sur un projet particulier. Cela peut être un projet au Kazakhstan, mais ça pourrait être, à terme, un projet, par exemple, en Mongolie ou même dans d’autres pays dans lesquels AREVA a des projets.
Victoire est coordinatrice projet. Elle accompagne les projets de développement des mines d’uranium sur la plateforme Asie. Elle effectue ce travail de coordination entre la direction opérationnelle à Paris et la gestion du projet au Kazakhstan ou en Mongolie. Ses collaborateurs, d’horizons différents enrichissent son quotidien.
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Compétences : Organisation, flexibilité, sens de la coordination
- Fiche métier correspondante : Autres métiers Production / Qualité / Chantier












