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Ingénieur maintenance chez Arkema
Parcours
Bonjour je m’appelle Mickael, je suis ingénieur de maintenance chez Arkema. J’ai une formation d’ingénieur généraliste. Alors pendant ma formation, j’ai fait des stages dans l’industrie automobile. Ensuite, j’ai été recruté chez Arkema, je suis parti en Chine pendant quatre ans où j’ai fait du projet, j’ai fait de la construction sur le site de Changshu près de Shanghai, et je suis en fait depuis quatre ans maintenant, sur le site de Saint-Auban, ingénieur maintenance.
Missions
Donc le site de Saint-Auban c’est un site de production chimique, de la chlorochimie. On produit principalement du PVC mais aussi des solvants chlorés. Je suis rattaché au directeur technique. On est trois ingénieurs maintenance et moi je suis particulièrement responsable des secteurs, c’est-à-dire que je suis au contact du terrain, au contact des exploitants et j’ai une équipe de quinze techniciens qui s’occupent d’assurer l’encadrement de la maintenance. Ma mission c’est donc d’assurer la maintenance et donc de rendre opérationnel l’ensemble des installations. Les installations dans l’usine ce sont des pompes ou des colonnes, des ventilateurs, beaucoup de machines tournantes mais aussi des machines électriques, de l’instrumentation, de l’informatique. En assurant la maintenance à la fois préventive et curative de ces installations, on rend disponible et on fait fonctionner le matériel, donc ça c’est de mes principaux objectifs. Mais pour faire ça, il faut que je respecte un budget, un budget de maintenance et comme l’ensemble des interventions qui sont à la maintenance sont faits par des sous-traitants, on a en fait une centaine de sous-traitants qui travaillent en permanence sur le site, on doit aussi, et c’est une mission très importante, assurer la sécurité de l’ensemble de ce personnel. Dans notre métier on est en contact avec énormément de services dans l’usine. D’abord, le service exploitation, puisqu’on travaille « pour lui », on essaye de rendre opérationnel les installations pour que les exploitants puissent produire, puissent faire du produit, mais aussi avec des services comme les achats, la sécurité, l’inspection, donc on est un petit peu à l’interface entre ces différents services.
Au quotidien
Au quotidien, je travaille en horaire de journée de 8h à 18h dans un bureau. J’ai un bureau qui est tout près des installations, à vingt mètres des premières pompes. Par contre, j’y passe pas beaucoup de temps, je suis beaucoup avec mes équipes. Alors par exemple, tous les jours on a des réunions de production, suivi de la production, suivi des travaux, auxquelles je participe. On a aussi des points avec les fournisseurs, les sous-traitants dans leurs ateliers ou sur le terrain, où on va faire des audits, on va suivre les chantiers. Je suis aussi assez souvent aux achats puisqu’on doit négocier des contrats, des prestations et on doit arriver à rencontrer les fournisseurs pour définir tout ça. Le reste du temps je suis plus présent avec mes équipes, sur le terrain. On peut par exemple aller écouter des machines pour vérifier leur fonctionnement ou quand il y a un bruit qui a été identifié pour aller comprendre ce qui se passe, faire du diagnostic. Je suis aussi dès fois appelé par l’exploitation sur des pannes, sur du curatif. On passe essentiellement notre temps à gérer, à essayer d’améliorer le curatif, de réparer les pannes. Par exemple, récemment on a eu un bac qui a percé donc on a été sollicité parce qu’il y avait donc une fuite d’acide chlorhydrique sur ce bac. En fait, on a fait appel à des experts d’entreprise et puis de spécialistes chez nous corrosion Arkema. On est donc rentré tous dans ce bac pour aller inspecter le revêtement qui était en caoutchouc naturel, on s’est aperçu en fait que c’est un produit spécifique qui était rentré nouvellement dans le circuit de production qui venait, on va dire, manger ce caoutchouc naturel. Et donc, on est en train de travailler pour déjà définir un nouveau matériau à mettre en place. Mes équipes préparent des spécifications techniques pour consulter la réalisation d’un nouveau revêtement à l’intérieur de ce bac auprès de sous-traitants alors français, étrangers, on cherche un sous-traitant qui puisse répondre à notre besoin.
Avantages
Ce que j’adore dans ce métier c’est que déjà je suis au contact des équipes, donc un fort contact humain, on est beaucoup sur le terrain avec l’ensemble des acteurs. C’est aussi un métier techniquement très riche, on peut aller très, très loin dans la recherche des pannes, dans le diagnostic et donc on peut faire que de la technique quand on fait de la maintenance. C’est aussi un métier très intensif. On peut être appelé n’importe quand, je prends des astreintes par exemple, donc on peut être appelé au milieu de la nuit chez soi, réveillé pour aller sur une panne, sur un problème d’exploitation, donc on est vraiment à ce moment-là, vraiment sur le terrain, les mains dans le cambouis et puis on arrive à dès fois détecter des problèmes qu’on ne voit pas forcément et quand on est derrière un bureau. Le petit bémol c’est que quand on fait de la maintenance même si c’est un métier qui est indispensable pour faire fonctionner les installations, on ne construit pas vraiment, on n’a pas vraiment, je dirais, quand on se retourne derrière soi, une installation neuve construite comme on peut avoir dans des métiers de travaux neufs ou de bureau d’études.
Entreprise
J’ai choisi Arkema parce que c’est une entreprise qui m’a offert la possibilité de faire ce que je voulais au moment où je voulais, c’est-à-dire je voulais partir dans un pays assez loin et faire de la construction, j’avais pas forcément pensé quand je suis sorti de l’école mais ça a été pour moi une expérience très intéressante et très enrichissante. Je suis resté Arkema parce qu’ils m’ont permis aussi de revenir en France, de pouvoir découvrir le travail dans l’Hexagone. Il y a aussi un très bon relationnel, je dirais, dans l’entreprise, c’est une entreprise de taille humaine et on se sent, en tout cas, considéré quand on est chez Arkema. Et c’est aussi une entreprise qui, étant une entreprise internationale, me permettra de repartir assez facilement car j’aurais envie de repartir à l’étranger assez rapidement.
Personnalité
Un des premiers éléments qui me paraît indispensable c’est d’aimer le terrain. On est quasiment en permanence au contact des machines mais aussi des gens. Il faut pouvoir se mettre au niveau des opérateurs, des ouvriers mais aussi être capable de discuter avec le directeur de l’usine. On doit aussi avoir une bonne base technique, il faut maîtriser, de façon générale, l’ensemble des métiers, la mécanique, l’instrumentation, l’électricité. Enfin, il faut un peu d’humilité, on est souvent soumis à rude épreuve. Quand l’usine tombe en panne, c’est forcément de la faute de la maintenance donc il faut pouvoir assumer le fait qu’on est là pour faire l’entretien, pour faire les réparations. Ce n’est pas forcément toujours la faute des techniciens si les machines tombent en panne.
Perspectives
En tant qu’ingénieur maintenance, je pense avoir la possibilité de pouvoir toucher un peu à tous les métiers de la production dans le domaine de l’industrie chimique. Ça me permettrait, par exemple, pourquoi pas, de passer en production mais aussi de faire du bureau d’études, de faire du projet. On a une bonne base technique, les perspectives d’évolution peuvent aussi après être vers le responsable des services techniques d’une usine ou évoluer vers des fonctions plus de ressources humaines ou de direction. Personnellement ce que je souhaiterai faire ce serait pouvoir évoluer, dans mon prochain poste, vers du projet, si possible à l’étranger, donc retourner dans ce que j’ai fait en Chine, de la construction ou l’amélioration de l’installation. Et l’objectif à terme ce serait d’évoluer vers un poste de responsable technique en rentrant en France dans une usine de moyenne ou grosse taille.
