Vidéo métier
Ingénieur méthodes chez Bosch
Parcours
Bonjour. Je m’appelle Fabien, ingénieur méthode à BOSCH depuis un an et demi. J’ai suivi un parcours de formation d’ingénieur par alternance, ICAM Alternance à Toulouse. J’ai réalisé mon alternance à BOSCH pendant trois ans au sein du service During Manufacturing, puis j’ai intégré la préparation, ingénieur méthode, à la sortie de mes études.
Missions
Ma première mission est la préparation du secteur d’assemblage final des buses d’injection, donc la buse par injection, et la partie au bout de l’injecteur qui va gérer l’injection du diesel dans le moteur avec deux parties : un corps et une aiguille qui va se loger à l’intérieur. L’aiguille va laisser passer le diesel dans le moteur. C’est ce qui va gérer les 4 temps dans le moteur d’injection. Pour nous, la préparation c’est les méthodes, toute la partie méthode, donc préparation de l’outillage, préparation des procédures qualité, procédures de sécurité, des procédures de réglage. Tout ce qu’il faut apporter aux personnes qui sont sur le terrain pour réaliser le travail demandé. Une deuxième grande mission concerne les implantations des équipements de production. Définition de notre vision implantation pour avoir des lignes, des flux linéaires, donc les composants qui restent sur une même ligne du début à la fin. Ce qui nous permet d’avoir une transparence certaine sur ces flux-là. Par exemple, sur les lignes d’assemblages finales, on était sur un travail sur quatre lignes, il y a quelques mois de cela. Aujourd’hui, on est en période transitoire. On a déplacé une ligne dans ce bâtiment. Notre objectif est de travailler sur ces trois lignes, de réaliser la même quantité de pièces en améliorant l’efficacité de ces lignes. Meilleure traçabilité de la qualité, meilleure productivité, moins de déplacements. Une gestion de la production améliorée par implantation.
Au quotidien
Dans mon quotidien, je n’ai pas vraiment de journée type, de journée standard et répétitive. Bien sûr, il y a quelque chose qui va se répéter quotidiennement, c’est le mailing. Tous les matins et tous les soirs, en général, je traite les demandes que j’ai reçues. Dans la journée, c’est plutôt un enchaînement de différentes réunions, de différents sujets. Comme sujet récurrent, on peut avoir les implantations. Par exemple, un point sur les différentes finitions qui restent à faire, une visite sur le terrain pour voir si ces finitions concrètement et les planifier dans le temps. Cette ligne finale vient d’être implantée dans ce bâtiment. Initialement on avait une production fragmentée sur deux bâtiments, donc des échanges entre les bâtiments qui entraînaient des pertes de productivité, des déplacements. Donc on vient de la rapatrier dans ce bâtiment et on était en train de faire le point sur les finitions pour clôturer le chantier, voir si tout est bien soldé. En réunion de productivité, suivre les différents gains du projet, tels que définis dans le contrat passé avec nos contrôleurs de gestion. "Ça a apporté quelque chose ce déplacement de navette ou pas ? Tu as pu quantifier en gain ?" "Sur le nouveau ?" "Oui." "Sur le vieux, non. Il est toujours complet." Il y a une partie du travail qui consiste à décrire ce qu’il faut faire, le travail à réaliser sur la pièce. En fait, là, je suis en train de décrire les nouvelles procédures d’emballage, puisqu’on a remplacé quasiment tous les composants d’emballages dans le début de l’année. Je remets par écrit toutes les spécifications d’emballage pour que le personnel respecte les procédures de qualité, de contrôle, de ces nouveaux emballages. Je suis aussi responsable de la mise en place de l’outillage, pour le secteur d’assemblage. Il faut avoir les bons outils au bon moment et au bon endroit, bien sûr. Cette partie-là, c’est mettre à disposition les outils nécessaires. C’est définir des améliorations sur ces outils, c’est suivre les projets de conception, donc qui sont dans un autre service. Il y a une partie de mon travail qui consiste à réaliser des études en termes d’efficacité. Là, par exemple, je travaille sur un vieux graphique qu’on appelle « d’équilibrage. » Il représente la charge des personnels et la charge des machines. Ce sont des graphes que je réalise dans le cadre du projet d’implantation pour justement calculer quels sont les gains dans le futur. Si on réimplante toutes les lignes dans un seul bâtiment, quels sont les gains en capacité ? Quels sont les gains en structures associées. Une journée type : À peu près 50 % de réunions, 25 % de terrain, et 25 % de bureau. Là, justement, je retourne à mes mails.
Avantages
Ce qui me plaît dans ce métier, c’est la responsabilité qu’on a. On est assez autonome dans les tâches au quotidien. On a des budgets assignés qu’on nous laisse un petit peu gérer dans ce quotidien. On nous consulte comme une référence technique pour l’atelier concerné. Ce que j’aime bien dans mon métier, c’est qu’on n’est pas nécessairement un expert technique, un spécialiste, on est plutôt un coordinateur de plusieurs personnes. On voit avec eux pour les points de détails techniques. Ils nous apportent leur expérience et c’est un peu le management de toutes ces expériences, la coordination pour faire les bons choix. Après, c’est vrai aussi parfois que dans une journée on peut avoir des réunions qui s’enchaînent toute la journée, de nouvelles tâches, de nouveaux projets sur chaque réunion et peu de temps pour les traiter. C’est assez dommage.
Entreprise
J’ai choisi BOSCH parce que BOSCH est implanté de façon internationale, donc une possibilité d’évolution à travers le monde. Donc, des échanges assez riches. Et aussi une structure sociale assez forte. Derrière BOSCH, il y a la fondation BOSCH qui finance des projets sociaux, comme les hôpitaux à Stuttgart. BOSCH c’est aussi la réputation de qualité et le secteur automobile. Le secteur automobile qui est réputé pour son amélioration continue de la productivité. BOSCH le montre bien, justement. L’automobile aussi, parce qu’ils ont su faire, par la réduction des coûts en continu, d’un produit peu accessible un produit accessible à tous. Tout le monde à une voiture quasiment.
Personnalité
Je pense que, pour faire ce métier, il est nécessaire d’être innovant, d’avoir un bon relationnel avec les gens qui nous entourent. Parce que, souvent, les bonnes idées viennent de ces personnes-là, justement. Avoir un bon dynamisme, avoir le goût du challenge, parce que c’est vrai que les sujets s’enchaînent et varient très régulièrement. Il est nécessaire de maîtriser au moins une langue étrangère. Principalement l’anglais, mais il est très fortement conseillé dans l’automobile, de maîtriser aussi l’allemand.
Perspectives
Il y a différentes perspectives d’évolution. Tout d’abord à l’international, dans différents pays ou bien en local, aussi. Ce qui est intéressant, c’est de pouvoir changer de métier régulièrement. C'est-à-dire passer aux achats, à la production, en préparation, donc aux méthodes, comme moi, ou à la qualité ou revenir encore vers les ressources humaines. Un panel assez large de choix.
- Fiche métier correspondante : Ingénieur méthode







