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Chef de produits chez Bosch
Missions chef de produit BOSCH
Bonjour, je m’appelle Anne, je suis chef de produit sur la gamme professionnelle de l’outillage de BOSCH. Je suis issue de l’école de commerce de Nantes, Audencia, et j’ai eu deux expériences avant ce poste, à savoir, j’ai été un an en stage chez BOSCH en année de césure et j’ai eu un stage dans l’industrie agroalimentaire en tant que Category management. Chez BOSCH, c’est divisé en plusieurs parties : la première, c’est l’automobile, la deuxième, c’est les biens de consommation courante, et ensuite il y a les techniques d’emballage. Dans les biens de consommation courante, là où je travaille, il y a à la fois l’électroménager et l’outillage. Je travaille sur l’outillage professionnel, mais il y a aussi l’outillage pour grand public. Qu’est-ce que l’outillage professionnel ? Ce sont, par exemple, des perceuses, des scies circulaires qui sont destinées uniquement aux professionnels type électriciens, plombiers, chauffagistes. Au niveau de la chaîne des produits, il y a tout d’abord une première partie qui est située en Allemagne. Là, c’est le développement des produits qui sont réfléchis et pensés. Ensuite, il y a toute la partie mise en place et opérationnelle qui a lieu dans chaque pays. Pour cette partie, je suis en France donc je m’occupe de la mise en place du marché français au niveau de tout ce qui est promotion et lancement des produits de manière générale. En quoi consiste la mise en place promotionnelle ? En amont, il va y avoir toute la fixation du produit, à savoir, première chose, le prix – je vais réfléchir à quel prix doit être positionné mon produit vis-à-vis des concurrents, mais aussi vis-à-vis de la marge qui est un objectif pour moi puisque le marketing est le seul garant de la marge sur le marché français. Deuxième chose, il y a les concurrents, bien évidemment, mais il faut regarder en termes de caractéristiques, en termes de prix, qu’est-ce que font les concurrents. Et enfin, en amont, il y a aussi planifier les quantités, les volumes des produits. Tout simplement, il faut dire à l’usine combien de produits elle va produire pour le marché français lors d’un lancement ou lors d’une promotion. En aval, mon travail va être de convaincre la force de vente en interne qui va aller voir les revendeurs qui sont nos clients, qui, eux, vendront directement à des clients utilisateurs. Mon travail est vraiment de coacher la force de vente, de façon à ce qu’ils aient à la fois toutes les informations, et aussi qu’ils aient envie d’aller vendre ces produits auprès de ces revendeurs.
Quotidien chef de produit BOSCH
Au quotidien, je suis au bureau cinq jours par semaine, de 9 h à 19 h, mais j’ai aussi des journées terrain – à peu près deux jours par mois. Principalement, ce sont des salons dans lesquels je rencontre à la fois des revendeurs, mais aussi des utilisateurs, auprès desquels je présente mes produits, je leur montre en fait mes produits. J’ai aussi des journées techniques ou des journées de démonstration pendant lesquelles je démontre mes produits, et là je n’ai pas seulement un rôle de conseiller, mais j’ai aussi un rôle de vendeur plus ou moins, directement. Mon temps se partage à peu près entre trois missions. La première prend 50 % de mon temps, et c’est le quotidien avec la force de vente. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand un représentant appelle, je dois pouvoir lui répondre, par exemple, en termes de caractéristiques techniques d’un produit et l’aider à faire un choix avec un revendeur pour un client. C’est cibler au mieux le produit qui correspond à son besoin. Par exemple, ce matin, j’ai un représentant qui m’appelle et qui me dit « je suis un client qui est avant tout électricien. Ils vont vers l’électricien, j’ai besoin de savoir quel perforateur sera le plus adapté à son marché. » Là, je l’aide à répondre vis-à-vis des cibles habituelles, mais aussi vis-à-vis du produit. Quelles caractéristiques ? Quel produit ? C’est aussi beaucoup de vente commerciale, c'est-à-dire qu’un représentant a un cadre dans lequel il a l’habitude de travailler et, là, je vais lui proposer des offres plus spécifiques. Par exemple, un client dit « je veux 100 pièces, qu’est-ce que vous me proposez pour 100 pièces ? » Je lui dis « je vais regarder en terme de marge qu’est-ce que je peux faire » puisque le marketing est garant de la marge. Là, je suis la seule habilitée à répondre à ce genre d’offre. Une autre partie de mon travail, qui prend à peu près 30 %, c’est la vision à moyen terme. Qu’est-ce que c’est ? En premier lieu, ce sont par exemple l’élaboration de tous les books produits. Je travaille en étroite collaboration avec les chefs de produit qui sont situés en Allemagne et qui travaillent au développement produit. Ils me donnent toutes les informations techniques puisque les produits arrivent tels quels dans mes mains, je n’ai pas à les modifier. Via ces books produits qui arrivent en anglais, je fais la traduction pour le marché français. À la fois je traduis, mais aussi j’arrange de manière à ce que ça corresponde vraiment au marché français. Je fais ça avec eux, mais j’ai aussi une partie planification sur le moyen terme. Donc, je vais planifier, dire à l’usine, quelle quantité elle doit produire pour telle promotion ou telle nouveauté. Là, j’ai des collègues qui travaillent à la logistique. Enfin, sur mon travail, la dernière partie qui est à peu près 20 % de mon temps, je vais travailler sur une vision à long terme. Ça veut dire concrètement que je vais réfléchir à la fois aux promotions pour le futur, mais aussi les nouveautés au fonctionnement de la gamme. Les promotions pour 2010, ça fait quelques mois que je travaille dessus. Qu’est-ce que je vais proposer en 2010 ? Ça peut être une perceuse avec des accessoires que je vais donner en gratuit, mais aussi, je vais réfléchir à l’avenir de la gamme. Par exemple, quand je fais 15 lancements dans une gamme de 60 produits, je dois réfléchir à une rationalisation de la gamme, réfléchir comment la gamme doit fonctionner dans le futur.
Avantages et contraintes chef de produit BOSCH
Ce que j’aime vraiment dans mon métier, c’est la variété des tâches. La première chose, c’est qu’on travaille avec des chefs de produit qui sont au développement, donc qui font du marketing à long terme et à moyen terme. L’autre chose, c’est que je travaille au quotidien avec la force de vente. Ça veut dire que je dois être capable de répondre à leurs questions en termes de questions techniques, mais aussi toute la partie commerciale en deux heures, parce qu’ils ont le client en face et doivent répondre rapidement. Ça va très, très vite et je peux avoir une multitude de projets qui sont à faire en même temps. Ce que j’apprécie également, c’est la réactivité du marché professionnel sur lequel je travaille. C'est-à-dire, au quotidien, quand je fais des offres, elles se voient immédiatement sur le chiffre d’affaires qui est généré par l’entreprise. A savoir, par exemple en juin on a fait un phoning. Un phoning consiste à la force de vente qui appelle les revendeurs pour leur proposer des offres spécifiques, que ce soit en termes de prix ou en termes de promotion. Dans les deux jours, je vois effectivement une augmentation de 50 % des ventes. Ça permet vraiment de visualiser de manière directe et claire si la promotion ou l’offre que l’on a montée était bien ou pas bien. Et enfin, troisième point, ce qui me plaît aussi, c’est de parler anglais tous les jours. J’ai vraiment affaire à des gens de tous les horizons : à la logistique, mais aussi au développement produit, qui ne sont pas forcément des gens de langue anglaise maternelle, mais j’aime beaucoup discuter et échanger avec eux. Ce qui n’était pas forcément évident par contre, sur le poste, c’est que quand je suis arrivée, je sortais d’école de commerce – c’est mon premier poste – je suis une fille dans un milieu professionnel qui est l’outillage. Donc effectivement, c’est un milieu très masculin et ça n’a pas été forcément facile au départ. Il faut savoir montrer qu’on a des compétences, il faut savoir rester correcte en toute circonstance. Ça a été un vrai challenge. Maintenant, j’apprécie beaucoup parce que c’est très direct et très simple.
Pourquoi choisir BOSCH chef de produit
Ce que j’ai beaucoup apprécié chez BOSCH, c’est quand j’ai fait mon stage, je connaissais vraiment la structure, donc je sais que c’est un gros groupe, c’est sûr, mais l’outillage à l’intérêt d’être une petite structure. Ça représente environ 150 personnes au niveau français. Ça veut dire que je connais vraiment mes collègues et je connais comment ça fonctionne. J’ai l’avantage d’être dans une petite structure qui est donc assez réactive, mais aussi dans un grand groupe dans lequel je profite de tous les services supports, type administratif. Le deuxième avantage, c’est que BOSCH est un groupe mondial, ce qui veut dire qu’il a des implantations partout dans le monde : aux États-Unis, en Asie, en Allemagne et donc, en termes de mobilité interne, c’est facile de partir à l’étranger, sur n’importe quel type de métier. Si je veux rester en France, je peux aussi aller dans d’autres divisions, de type automobile.
Personnalité chef de produit BOSCH
Je pense que les qualités qu’il faut avoir dans ce métier, première chose, c’est savoir parler anglais correctement. Pourquoi ? Parce que j’établis beaucoup de choses et beaucoup de détails techniques sur les machines en anglais. Il faut pouvoir être très précis et très clairs dans cette langue-là, ce qui n’est pas forcément toujours facile. La deuxième chose est qu’il faut pouvoir savoir relever les défis. C'est-à-dire qu’être une fille dans un milieu professionnel masculin, ne pas avoir de formation d’ingénieur sur des produits qui sont hautement techniques, requiert une attention de tous les instants. Il faut vraiment être prêt à découvrir tous les jours ce que c’est. Ce n’est pas du tout inné, c’est clair. On apprend tous les jours. Il faut être conscient de cette chose-là dès le départ : une bouteille d’eau c’est différent d’une perceuse. Ça n’a pas du tout le même marketing derrière, donc on ne requiert pas les mêmes qualités. Avec la force de vente, il faut toujours précis. On ne peut pas se permettre de dire « je sais pas », « peut-être demain… » Il faut vraiment donner des réponses immédiatement et précises, parce que si on donne une réponse, cette réponse est immédiatement transmise au représentant, ensuite au revendeur et au client utilisateur. Donc, s’il y a une réponse qui est mauvaise, ça va être tout de suite très clair et ça va tout de suite nous remonter. Il faut donc être sûr de ses réponses.
Carrière chef de produit BOSCH
Pour les perspectives de carrière, il y a différents choix. Soit je veux rester dans l’outillage, dans ce cas-là je peux aller dans la partie amont, à savoir sur le développement produit qui est situé à Stuttgart en Allemagne. Donc ça veut dire au quotidien, travailler avec les ingénieurs pour développer les produits qui viendront sur le marché dans les deux ou trois ans à venir. Il y a d’autres possibilités : en restant en France, je peux aller vers la partie commerciale en étant en grand compte, c'est-à-dire que je vais aller négocier les contrats avec les gros clients. Si je veux, je peux rester aussi en France et partir de l’outillage, c'est-à-dire aller dans d’autres divisions de BOSCH, par exemple l’automobile et faire du marketing ou faire tout autre type de métier.
Le chef de produit outillage professionnel chez BOSCH (perceuses, scies…) a pour mission d’assurer la promotion des produits d’outillage professionnel, développés en Allemagne, sur le marché français (mix marketing, planification de la production, coaching des forces de vente).
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Formation : Ecole de commerce, université avec une spécialisation en marketing ; maîtrise parfaite de l’anglais.
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Cours : Gestion de projet, marketing, communication
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Compétences : Vous avez une forte orientation clients, et vous faites preuve de rigueur, de créativité et d’autonomie. Vous avez également une bonne capacité d’analyse et vous maîtrisez de l’anglais.
- Fiche métier correspondante : Chef de produit







