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Mécanicien monteur soudeur chez CNIM
Parcours
Bonjour. Je m’appelle Angélique. Je suis mécanicien-soudeur chez CNIM. J’ai une formation d’électrotechnicien. J'ai d’abord travaillé en tant que mécanicien-monteur dans les ascenseurs, puis j'ai été électricien du bâtiment. Il y a trois ans je suis arrivée chez CNIM pendant un an d’abord en tant que mécanicien, puis il y a deux ans, on m’a fait passer une formation de soudage TIG donc depuis je suis mécanicien-soudeur TIG.
Missions
Je travaille dans un atelier avec une équipe. Nous sommes huit. Nous sommes en charge de souder des tubes d’aluminium afin de construire des circuits de refroidissement pour les centrales nucléaires. Pour souder ces tubes entre eux nous utilisons un procédé qui est le soudage TIG aluminium. Donc c'est un procédé qui consiste à chauffer la pièce avec une torche et un arc électrique et ensuite apporter du métal afin de constituer un joint pour être sûr de l’étanchéité de la pièce. C'est le chef d’atelier qui chaque jour établit un planning avec le nombre de soudures et le type de soudure à réaliser, donc dans la journée et si besoin est, je suis amenée à partir sur un autre site pour la fabrication d’escaliers mécaniques.
Au quotidien
Je travaille en deux-huit, donc soit équipe du matin, soit équipe de l’après-midi. Quand j’arrive, je dis bonjour à mes collègues, je m’équipe parce qu’on travaille en salle blanche, donc on doit être équipé en fonction et je commence donc ma journée. Quand j’arrive dans l’atelier, je consulte le planning pour connaître le type de soudure à réaliser, puis je m’installe à mon poste de travail et je commence à préparer la pièce. Donc je lime la couche d’alumine qui recouvre le tube. C'est une opération très importante puisque c'est la préparation, c'est à peu près 80 % de la réussite de la soudure. Et c'est une opération qui dure environ une heure. Une fois la préparation terminée, nous passons à l’opération de soudage, soit une soudure en bout à bout, donc c'est une soudure à la machine orbitale. Donc dans ce cas j’installe les pièces dans un outillage et je mets en route la machine. Cette opération dure environ deux minutes. En revanche si c'est une pièce en T, le soudage se fera manuellement. Je prépare mon poste à souder et je réalise la pièce en l’espace d’une demi-heure. Je réalise environ six pièces par jour et à la fin de la journée, on prend le temps de ranger l’atelier, nettoyer les outils pour préparer la journée du demain.
Avantages
Ce que j’aime dans mon métier, c'est l’aspect manuel. J’aime fabriquer des ensembles à partir de pièces brutes et m’attarder sur l’aspect esthétique de la soudure. Il ne suffit pas qu’elle soit fonctionnelle ou étanche., il faut aussi que ce soit agréable à regarder. Un petit inconvénient, ce sont peut-être les horaires qui sont variables, donc difficile de s’organiser dans la vie de tous les jours.
Entreprise
J'ai commencé par 9 mois d’intérim avant que CNIM me propose une embauche. J'ai accepté pour les bonnes conditions de travail aussi bien du côté matériel que humain puisque on m’a acceptée ici en tant qu’ouvrier à part entière. On n’a pas eu d’a priori sur le fait que je sois une femme.
Personnalité
Il faut être rigoureux et persévérant puisque l’aluminium est une matière qui est difficile à souder. Donc on ne réussit pas forcément une soudure du premier coup. Donc il faut forcément persévérer. Il faut savoir se motiver, s’imposer les challenges. Nos soudures sont contrôlées en radio. Mon objectif est qu’un maximum de mes soudures passe ce contrôle.
Perspectives
En tant que mécanicien-soudeur, je peux évoluer en passant d’autres qualifications sur d’autres procédés de soudage, par exemple en semi-auto ou en électrode comme j'ai fait pour le soudage TIG où je suis partie deux mois en formation pour passer ma licence. A terme, je peux aussi évoluer vers un poste de responsable, gérer une équipe d’ouvriers, établir des plannings et tout en restant productif, continuer à souder.
