Processus de recrutement chez Ernst & Young
Si je devais donner quelques conseils aux étudiants qui souhaitent postuler chez nous et intégrer notre cabinet, que ce soit en stage ou pour une embauche, je pense que le premier conseil, c’est d’être soi-même. C'est-à-dire que, aujourd’hui, on cherche des profils qui sont excessivement variés. L’objectif, ce n’est absolument pas d’avoir des collaborateurs qui soient des clones donc, fondamentalement, le premier élément, c’est de venir avec sa propre personnalité.
Les petits trucs et astuces que je pourrais donner aux candidats, c’est d’essayer de prendre contact avec des personnes autour d’eux qui ont fait des stages chez nous pour un peu mieux appréhender notre métier, ce que des assistants débutants peuvent être amenés à faire, ou des stagiaires, et puis, après, arriver avec sa personnalité et ses envies et nous en parler assez librement.
S’il y a des choses à préparer, c’est quand même d’avoir une certaine connaissance de l’entreprise. Je veux dire, même si vous devez venir avec votre personnalité et ne pas essayer de rentrer dans un jeu ou dans une sorte d’artifice, on s’attend quand même à ce que vous connaissiez l’entreprise, vous connaissiez nos secteurs d’activité et que vous ayez une certaine connaissance de nos métiers.
En quoi les différentes expériences que vous avez pu avoir, que ce soit bien évidemment professionnelles, mais académiques, associatives, sportives, sont des éléments qui sont représentatifs de votre personnalité et sont des éléments qui peuvent démontrer soit une adéquation avec nos valeurs, soit une adéquation avec les qualités que l’on peut rechercher.
Le premier conseil, je pense, c’est de se préparer, parce que tout entretien se prépare. Il faut se renseigner sur le métier, la société dans laquelle on va passer des entretiens et Ernst & Young bien sûr. Le deuxième conseil, c’est de se détendre parce que ça ne sert à rien de se stresser plus que de raison. On risque de moins bien performer.
Si j’ai un conseil à vous donner à vous en tant que candidat, c’est de vraiment être vous-même, de répondre spontanément aux questions. Ce n’est pas la peine de chercher le piège, il n’y en a pas. Donc soyez vous-même.
Et vous me donnez le top ?
La politique de stage d’Ernst & Young
Notre conception du stage, c’est clairement vous donner l’opportunité de découvrir l’entreprise et de découvrir notre métier. Vous allez faire exactement le même type de mission et les mêmes types de travail que nos Assistants débutants parce que l’on considère que c’est la meilleure façon pour vous de comprendre et de découvrir notre métier.
Donc, ça veut dire, concrètement : je vais lui donner à faire quasiment les mêmes tâches qu’un Assistant débutant. Si j’ai un Assistant débutant sur une mission et un stagiaire, il y en a un qui va être en charge de revoir par exemple l’actif du bilan et l’autre le passif.
Alors, ce que j’ai surtout appris chez Ernst & Young, c’est d’abord qu’il fallait s’adapter. C’est un métier dans lequel il faut s’adapter. Quand on arrive sur une nouvelle mission, toutes les données sont nouvelles, autant les interlocuteurs que l’activité. J’ai appris à travailler en équipe, puisque dans un parcours en école, on a l’occasion de faire des travaux d’équipe, mais quand il s’agit d’un métier, c’est très différent.
Le plus gros intérêt, c’est le niveau de responsabilisation. On ne vous considère pas comme des stagiaires. Quand vous rentrez chez nous, après trois semaines de formation qui sont les mêmes formations que pour les Assistants débutants, on vous envoie sur le terrain et, sur le terrain, vous êtes Ernst & Young comme n’importe quel autre collaborateur.
Le stagiaire, pour moi, il a aussi un rôle de soutien du Senior, de tout ce qui est un peu l’approche logistique, l’approche client, l’anticipation de la mission et à posteriori, une fois qu’il faut terminer la mission. On va pouvoir, quelque part, capitaliser sur lui parce qu’il va nous suivre chez chacun de nos clients.
J’ai eu l’occasion déjà de faire pas mal de missions dans des domaines très variés. J’ai eu l’occasion de faire surtout ce que l’on appelle de la revue de process. Et maintenant, vraisemblablement à partir du mois de janvier, on va rentrer dans de l’audit pur et dur des comptes financiers. Je me suis vraiment rendu compte aussi que, l’intérêt de ce métier, c’était que l’on n’était pas cloîtré dans nos bureaux et que l’on avait beaucoup de contacts avec le client.
Alors, jusqu’ici, mon stage chez Ernst & Young se déroule très bien. J’ai eu la chance d’avoir de nombreuses et diverses missions. Donc, ça me permet de voir plusieurs secteurs, de travailler avec plein de gens différents, donc plein de personnalités, donc ça donne vraiment des expériences très variées.
Pour l’instant, vraiment, moi j’adore ce que je fais. Je suis avec des équipes géniales. Pour le stage, c’est vraiment super important parce que c’est grâce à l’équipe que l’on apprend et surtout que l’on gagne vraiment en autonomie. Ce que j’ai appris le plus et ce qui vraiment me plaît le plus, c’est justement toute cette responsabilisation qu’engendre le travail en équipe.
Je suis agréablement surprise de mon stage. Je suis en train d’apprendre beaucoup. On change d’équipe toutes les semaines, je rencontre des gens différents, des entreprises très différentes.
Ce que j’ai l’impression d’avoir appris le plus chez Ernst & Young, c’est cette vision globale d’un groupe industriel en général. Je n’avais aucun contact avec ce genre d’entreprise et j’ai l’impression de voir comment ça fonctionne au sein du groupe mais aussi au sein des entités.
J’ai eu la chance de faire diverses missions dans différents secteurs, donc c’est très varié. Et puis, l’énorme plus, c’est le fait que, tous les jours est une journée différente et que tous les jours, on est dans un endroit différent quasiment.
Ce que j’apprends le plus dans ce stage, c’est clairement la communication. On parle toutes les semaines avec des gens différents. On va voir le client pour des entretiens, on va aller demander des informations, des documents, qui ne sont pas forcément simples à obtenir.
Ce que je penseavoir vraiment appris en plus, en venant ici, c’est d’avoir un comportement professionnel peut-être, savoir comment se comporter quand on a affaire à un client, comment aussi conserver des informations entre une équipe, comment, effectivement, aussi s’intégrer au sein d’une équipe
Évolution de carrière chez Ernst & Young
Ernst & Young, c’est comme une course de relais, chaque année on monte en grade, chaque année on prend de nouvelles responsabilités.
Ernst & Young propose descarrières très diversifiées. On a très vite beaucoup de formations et un encadrement très clair, qui permet très vite, en fonction d’objectifs précis, de responsabiliser nos collaborateurs les plus jeunes.
Quand on rentre chez Ernst & Young, on est Junior ou Assistant pour une période de deux à trois ans. Pendant cette période, on est formé, encadré, on a, selon les métiers, une exposition clientèle importante.
Les équipes pour assister les clients, dans un cadre de clôture des comptes, sont pour la plupart présentes chez le client et restent en clientèle jusqu’à ce que, en fait, les comptes soient clôturés.
J’ai appris à travailler en équipe et puis également à prendre des responsabilités, à aller de l’avant.
Au bout de deux ans, on devient Senior. Senior, on commence à animer une équipe, à encadrer des Juniors ou des stagiaires et avoir une exposition client plus importante.
En tant que Senior, j’interviens sur le terrain avec une équipe que j’encadre, que je supervise et je joue le relais entre le client et le Manager ou l’Associé.
Ensuite, au bout de quatre à cinq ans, on devient Manager où on devient responsable d’une partie du dossier client ou de certains clients, sous la responsabilité de l’Associé.
On est en contact direct avec les clients. On a beaucoup d’autonomie, évidemment sous le contrôle de nos associés.
Ensuite, deux à trois ans plus tard, on devient Senior Manager. On peut encadrer des équipes plus importantes, intervenir sur des dossiers plus grands.
La somme des missions que j’ai faites, c’est une richesse de compétences différentes et c’est, après mes dix ans d’expérience aujourd’hui, la compétence que j’ai, c’est grâce à cette multiplicité de différentes missions.
Enfin, on devient soit Directeur expert dans un domaine ou Associé responsable d’une équipe et responsable auprès des clients.
Le parrainage chez Ernst & Young
Bonjour, je m’appelle May Kassis-Morin, je suis Associée chez Ernst & Young en charge des ressources humaines dans l’une des divisions d’Ernst & Young. Le parrainage chez Ernst & Young est quelque chose d’essentiel dans le suivi des carrières. Tout collaborateur chez Ernst & Young a un parrain, qu’il soit Junior, Senior, Manager ou même Associé. Le parrain, c’est quelqu’un qui suit la carrière du collaborateur, qui l’aide à trouver son chemin, qui synthétise la performance, qui restitue la performance et qui construit, avec le collaborateur, son chemin chez Ernst & Young.
Je m’appelle Nicolas Esclatine, je suis Senior Manager chez E&Y, donc ça fait un peu plus de dix ans que je travaille chez Ernst & Young.
Bonjour, je m’appelle Sarah, je suis Senior chez Ernst & Young, ça fait un peu plus de trois ans que je travaille ici.
Le principe du parrainage, c’est de faire accompagner les jeunes diplômés qui arrivent chez nous par quelqu’un de plus expérimenté au sein d’Ernst & Young. Donc, c’est un point d’ancrage permanent qu’ils conserveront du début de leur carrière chez nous jusqu’à la fin.
Le parrainage, quand on arrive chez Ernst & Young, on a quelqu’un, un parrain ou une marraine, qui nous est attribué, qui nous guide dans nos choix, qui répond à nos questions. Quand on a des difficultés, c’est quelqu’un à qui l’on s’adresse et qui suit un peu l’évolution de notre carrière au fil de sa progression.
Je suis parrain de trois filleuls et je suis notamment parrain de Sarah.
J’ai un parrain, c’est Nicolas.
L’intérêt pour Sarah et pour tous les gens qui suivent ce système de parrainage, c’est d’avoir quelqu’un qui peut les écouter…
C’est quelqu’un qui est là pour m’écouter quand j’en ai besoin…
D’avoir quelqu’un qui peut les guider…
Qui m’épaule dans mes décisions, c’est quelqu’un qui, quand on en a besoin, vous guide chez Ernst & Young…
Quelqu’un qui peut les représenter, notamment au Comité d’évaluation. Donc, c’est une personne qui se doit d’être objective…
Et qui me représente aux différents Comités d’évaluation.
Ma plus grande satisfaction en tant que parrain, c’est de voir que les filleuls que je suis s’épanouissent chez Ernst & Young et de les voir évoluer et se développer chez nous.
Les opportunités à l’international chez Ernst & Young
J’avais envie de travailler et de vivre à l’étranger.
L’image que je garderais, je pense que c’est la vue de South Beach que l’on a du bureau Ernst & Young de Miami.
Au sein d’Ernst & Young, nous sommes très ouverts à l’international. Chaque collaborateur, quand il nous rejoint, a l’opportunité très vite d’être envoyé en séminaire à l’étranger.
La mobilité internationale chez Ernst& Young, c’est la possibilité d’accompagner notre client sur une durée courte, deux ou trois semaines, à l’étranger, peu importe où dans le monde.
Nous avons trois programmes spécifiques qui permettent de développer une carrière à l’étranger : un programme très court de trois mois, le New Horizon…
J’ai choisi Madrid parce que j’ai des origines espagnoles et donc, j’avais vraiment envie de m’épanouir pleinement au sein du bureau de Madrid et au sein d’un contexte culturel que je connais bien.
Un programme moyen terme de dix-huit mois qui s’appelle Global Exchange Program…
Mon expérience personnelle, j’ai été pendant un an dans un bureau étranger, qui est le bureau de Miami, en Transaction Support.
Et enfin, un programme qui concerne nos desks, donc ce sont les desks français à l’étranger.
Je suis partie, en tout, en expatriation pendant à peu près trois ans. J’ai d’abord passé deux ans au bureau de New York. Ensuite, je suis passé directement de New York à Singapour où j’ai passé un petit peu moins d’un an.
Ça nous permet de découvrir une nouvelle culture, une nouvelle façon de travailler, et ça vous met en perspective votre propre façon de travailler.
Le bilan, c’est un enrichissement, tant personnel que professionnel, avec des amis avec lesquels je suis toujours en contact, des capacités techniques qui se sont accrues pendant cet échange et que je peux mettre aujourd’hui au service de mes clients français.
La mobilité à l’international, ce n’est pas un abandon parce que l’on est à la fois suivi par le bureau français, j’ai pu avec eux définir vraiment mon envie, et à la fois par le bureau local qui s’assure que vous continuez votre développement de carrière.
L’intégration est très facile. Ils ont l’habitude de voir des gens débarquer avec un accent bizarre, qui ne parlent pas comme eux, qui n’agissent pas comme eux, qui n’ont pas les mêmes coutumes.
C’était facile et rapide de bouger à l’international.
Ernst & Young a complètement facilité mes associés de Paris, avec qui je suis resté en contact, même pour passer de New York à Singapour. Ils m’ont toujours soutenue, ont passé tous les coups de fil qu’il fallait passer aux Associés locaux pour que ceux-ci m’intègrent dans leurs équipes, donc à chaque fois, j’ai eu un soutien complet.
Je le referais sans aucun problème et j’encourage d’ailleurs l’ensemble des Seniors avec lesquels je travaille à postuler à ce programme de mobilité, puisque c’est un véritable plus pour leur carrière professionnelle.
« - Tu me dis quand c’est bon ?
- Un vrai clap ! »
Les différentes missions proposées chez Ernst & Young
Le planning, ce sont les coulisses de notre métier et l’objectif, c’est de travailler dans les meilleures conditions possibles.
Le planning, chez nous, c’est un petit peu le moteur, c’est par lui qu’on existe puisque c’est la fonction qui consiste à affecter les bons collaborateurs aux bonnes missions.
Le planning a la responsabilité d’affecter les collaborateurs sur les missions en fonction des besoins exprimés par les Managers, en fonction également de leur expérience et des souhaits des collaborateurs.
Nous, ce qui nous intéresse, c’est d’avoir des collaborateurs qui sont heureux sur les missions sur lesquels ils interviennent, qui sont épanouis, et je pense que ça ne peut passer que par les interventions sur des missions qu’ils auront choisies et dans des secteurs d’activité qui leur plaisent.
Les premières années, j’avais très envie de faire beaucoup de province, de l’étranger, donc j’ai passé un an et demi à voyager. L’an dernier, j’ai souhaité revenir un peu plus sur Paris, rester un peu plus proche de ma famille et, naturellement, mon planning s’est reconstruit, et maintenant, je suis essentiellement sur Paris.
Ça n’est évidemment pas toujours évident à gérer. Il faut de temps en temps faire des choix. Mais on essaie, dans la mesure du possible, de tenir compte des choix des collaborateurs et des préférences qu’ils expriment pour tel ou tel secteur d’activité ou pour telle ou telle destination.
J’ai un collaborateur qui est arrivé récemment, Sup’Aero, j’avais un besoin sur une mission aéronautique. Je l’ai planifié sur cette mission. Qui plus est, il était originaire de Toulouse, ce qui a permis d’associer ses deux souhaits de pouvoir travailler sur une mission de ce secteur et également d’associer le fait qu’il puisse intervenir dans la région dont il est originaire.
Au quotidien, il y a des aspects déjà relationnels très importants avec le collaborateur.
On se voit souvent, on s’appelle souvent, on s’écrit souvent.
Mon rôle en tant qu’Associé et chargé de planning, c’est de m’assurer que tout se passe bien au sein de la division dont je m’occupe. J’interviens pour résoudre les conflits de planning, faire les arbitrages nécessaires.
Les stagiaires peuvent choisir ou non leurs missions ? Je dirais oui et non. Oui, parce que, forcément, quand ils s’expriment sur leurs souhaits ou de secteur, bien évidemment on fait en sorte de répondre favorablement à ce souhait. Non, parce qu’il y a aussi des éléments qui font que l’on ne peut pas répondre à tout : les dates d’intervention, leurs dates d’arrivée, etc.
« - C’est toi qui me fait rire !
- C’est ?
- C’est toi, comme tu fais ça, je ne sais pas, ça me perturbe. »