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Chef de secteur chez Groupe Bel
Principales missions d’un chef de secteur chez Bel
Je m’appelle Édouard, je suis chef de secteur sur Orléans chez Bel depuis maintenant 1 an. J’ai fait une école de commerce. J’ai pu faire un stage, lors de cette formation, de 3 mois chez Bel en tant que chef de secteur et c’est ce qui m’a donné l’envie, le goût de refaire ce métier.
Je suis responsable d’un parc de 70 magasins (hypermarchés et supermarchés) de la grande distribution. Je suis rattaché directement à mon chef des ventes régional et je fais partie d’une équipe de 10 personnes.
Ma mission est d’optimiser la présence qualitative et quantitative du portefeuille de marques Bel auprès de mes clients pour développer la part de marché Bel.
« Tu vois une nouveauté, par exemple, de cette année : Mini Babybel au gouda ! »
J’utilise certains leviers, notamment la présence produit, nos produits doivent être présents partout là où le consommateur se trouve, notamment pour répondre à sa demande. J’utilise la théâtralisation, c’est exactement ce que l’on vient de faire là : mettre en avant nos produits via de la PLV impactante pour donner envie aux consommateurs d’acheter nos produits : le merchandising, soit organiser le rayon en fonction des attentes consommateurs pour développer la part de marché Bel et les actes d’achat ; le cross-merchandising aussi, c’est-à-dire la double implantation au rayon Fromages et un autre rayon, par exemple Apéricube, que l’on met au rayon Fromages et au rayon PSA (produits salés et apéritifs). On a des objectifs sur les volumes, les sorties caisse, sur le référencement des nouveautés ou des produits référencés depuis longtemps mais qui ne sont pas dans le rayon, sur l’emplacement des produits dans le rayon, sur la part de linéaire, c’est-à-dire la part que les produits Bel prennent en rayon par rapport aux concurrents et par rapport à la totalité du rayon. C’est déjà des beaux objectifs !
Quotidien d’un chef de secteur chez Bel
Mes journées commencent à l’ouverture des magasins entre 8 h 30 et 9 h. En fonction de mes objectifs, elles peuvent commencer plus tôt, notamment pour l’installation de théâtralisation, de mise en avant, de réimplantation. La réimplantation, c’est refaire tout le rayon de A à Z, selon un plan que j’avais préparé auparavant et ensuite, on a des catégories de fromage bien spécifiques et bien alignés. Notamment là, on voit la partie Enfant. Je visite spécialement les supermarchés le matin et les hypermarchés l’après-midi. Je gère mon planning en fonction de mes objectifs, en fonction des contraintes client, en fonction aussi de ma tournée bien sûr, ne pas avoir des distances énormes. La préparation est essentielle, je prépare mes rendez-vous toujours la veille où je liste bien mes objectifs, je mets mes arguments en face afin d’être le plus clair possible lors de notre rendez-vous. Mes clients peuvent être des gestionnaires de rayon, des chefs de rayon, des chefs de secteur frais ou encore des directeurs de magasin. On va monter une théâtralisation pour Apéricube.
« Bonjour, vous allez bien ? Impeccable !On y va ? »
Et voilà. Voilà le rayon Apéritifs. Cross-merchandising. Un exemple : Apéricube est présent au rayon Fromages et au rayon Apéritifs comme il l’est là.
J’essaie d’arriver une demi-heure avant chaque rendez-vous et je fais via mon ordinateur un relevé. Je sélectionne la référence, je note si elle est présente ou en rupture et je mets sur combien de facings elle est, c’est-à-dire la place qu’elle prend dans le rayon et où elle est présente, si elle est présente en bac, sur la première ou la cinquième étagère. Ça me permet d’ajuster mes arguments et mes objectifs. « Je vais pouvoir vous le montrer en photo et la prochaine fois, je vous ramènerai les chiffres. » Je vais proposer, via tel ou tel argument, des opérations promotionnelles, des opérations avec des bons de réduction, des mises en avant sur tel ou tel produit en fonction de la saison. L’enjeu est d’obtenir des volumes supplémentaires sur nos marques et puis de vendre nos produits le mieux possible. Après chaque visite, je me fais un petit récapitulatif pour ne pas oublier après, le soir, et pouvoir faire comme il faut mon reporting. Je note en deux trois mots ce que j’ai pu négocier, ce que j’ai pu faire.
À la fin de ma journée, je fais un reporting où je traite mes mails, je fais un récap’ des négociations que j’ai eus dans la journée, je commande telle ou telle PLV pour la fois prochaine où je devrai l’installer, je remonte telle ou telle information au siège, etc.
Avantages du métier de chef de secteur
Ce qui me plaît le plus, c’est que l’on est vraiment patron de notre secteur, on est très autonome. On organise tout, notre planning… Le fait d’avoir des clients très différents les uns des autres, on a un contact, un relationnel qui est complètement différent d’un client à un autre. Donc, c’est vrai que tous les jours, on découvre quelque chose. Tous les jours, ça peut être de la joie ou de la déception.
On a des moyens très importants pour nous aider à développer nos parts de marché, notamment des moyens logiciels, qui nous permettent de savoir nos sorties caisse, les ventes de produits, les ventes volumes qui nous permettent de nous challenger, de nous faire avancer.
On a aussi des moyens terrain pour le distributeur et le consommateur : des bons de réduction, des offres promotionnelles, des mises en avant, des prospectus que l’on négocie quelques mois à l’avance.
On a aussi un rapport permanent avec la négociation. On joue vraiment plusieurs cartes. C’est riche d’enseignement dans le sens où l’on est proche du consommateur et du distributeur et que l’on cherche à répondre à ses attentes au mieux.
Il y a une formation continue chez Bel très importante. Durant tout notre cursus on est vraiment épaulé par le chef de région et suivi, que ce soit en théorie ou en pratique, et qui nous aide vraiment à évoluer et à monter en compétence.
Il y a un inconvénient, c’est le fait effectivement qu’on se retrouve seul sur le terrain, souvent dans sa voiture. Mais c’est vite compensé puisqu’on a des coups de téléphone à passer en permanence aux clients, on a notre chef de région qui nous suit.
Après, effectivement, il peut y avoir aussi les horaires. De temps en temps, il peut m’arriver de commencer très tôt, mais ça, ça dépend vraiment de mes objectifs et de la période qui peut être importante pour tel ou tel produit
Pourquoi choisir Bel
Ce qui me plaît déjà dans la grande distribution, c’est vraiment l’attrait des produits du quotidien. On est proche des produits que l’on consomme tous les jours. Et ce qui me plaît encore plus chez Bel, c’est que ce sont vraiment des marques « fun » qui sont très attrayantes, que les enfants adorent, à forte notoriété, très connue, vendue partout dans le monde. La Vache qui rit, par exemple, qui ne connaît pas la Vache qui rit, Apéricube, Mini Babybel, Boursin, Leerdammer ? Donc c’est vraiment des marques très intéressantes à travailler. C’est un groupe quand même qui est international, qui est présent dans plus de 130 pays, donc c’est intéressant pour moi, par exemple, pour une perspective future.
C’est un groupe qui a des valeurs très fortes et qui sont très respectées, je le ressens tous les jours, notamment l’éthique, donc vraiment le respect de l’autre. Il y a une cohésion d’équipe très importante, très familiale d’ailleurs comme le groupe l’est à la base. Il y a l’innovation, qui peut être présente autant au niveau des produits qu’au niveau industriel, qu’au niveau du développement interne de l’entreprise ; l’enthousiasme, les gens ont envie d’aller, de vendre ces marques, ils sont fans de leurs marques finalement.
Un point important, c’est vrai que Bel est reconnu pour son professionnalisme, notamment, d’une part, avec la formation continue que l’on a et que l’on acquiert pour monter en compétence au fur et à mesure des mois et des années, avec le suivi du chef de région et puis c’est vrai que l’on est reconnu. Je le vois en magasin tous les jours.
Personnalité requise pour être chef de secteur
Pour être un bon chef de secteur, il faut de la rigueur, un sens de l’organisation. Il faut organiser ses visites, son planning, gérer ses clients, être à l’heure en rendez-vous. Il faut avoir de bonnes relations avec les autres pour ensuite faciliter ses entretiens et pouvoir faire la meilleure des négociations possibles. Il faut savoir être force de proposition, il faut savoir être à l’écoute de son client, de ses attentes, ce qu’il demande, si on peut lui apporter ou pas, comment le faire. Il faut aussi être curieux, poser des questions, connaître l’environnement du magasin, connaître son client. Il faut être très motivé parce qu’il y a de la concurrence. Il faut savoir répondre à ses objectifs, savoir les dépasser et, du coup, avoir un certain goût du challenge.
Perspectives de carrière d’un chef de secteur chez Bel
C’est vrai que c’est un poste d’entrée à la sortie de l’école puisqu’il y a une réelle formation, une réelle évolution possible. On rentre dans un monde complètement différent de l’école. Il faut s’adapter mais c’est très enrichissant, très intéressant, et le fait de rencontrer plein de gens différents nous ouvre plein de portes.
Je pense qu’il est important de passer par un métier de terrain pour connaître un peu toutes les ficelles, savoir un peu le contact qu’a le fournisseur avec le distributeur. Ensuite, on peut prétendre à des postes tels que le développement commercial ou encore le marketing et on peut, dans un futur proche, prétendre à des postes tels que chef de région.
Le Chef de secteur est responsable d'un parc de magasins (hypermarchés, supermarchés) sur une région donnée, où sa mission est d'optimiser la présence, qualitative et quantitative des produits Bel. Il gère ainsi de manière très autonome son portefeuille de clients, via un certain nombre de leviers.
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Accessible en :
Stage
Apprentissage
VIE
Jeune diplômé
Expérimenté
- Fiche métier correspondante : Chef de secteur
