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Chef de Groupe chez GSK
Parcours
Je m’appelle Maud. Je suis chef de marque chez GSK santé grand public. Je travaille chez GSK depuis sept ans. J’ai fait une école de commerce en quatre ans suivi d’un master étude et décision marketing et j’ai complété cette formation par deux stages, un commercial sur le terrain et puis un autre qui a été le tremplin vers ma vie professionnelle qui était un stage d’assistant chef de produit, concrètement proche du métier que j’exerce aujourd’hui. Chez GSK, j’ai démarré dans la BU grande distribution, ce sont les produits de grande consommation en oral care et puis j’ai évolué, plus récemment, depuis trois ans, vers la BU pharmacie où je travaille maintenant sur des médicaments, dans l’univers de la santé publique, tout d’abord, dans le sevrage tabagique et puis maintenant dans un autre univers qui est le surpoids et l’obésité.
Missions
Je travaille au sein de la direction marketing pharmacie chez GSK. Au sein de cette business unit, il y a une quinzaine de marques. Je travaille sur une de ces marques qui concerne la gestion du surpoids et l’obésité. C’est un médicament qui sera lancé d’ici 6 mois en France, qui a été lancé aux Etats-Unis il y a plus d’un an. Aujourd’hui, on travaille au lancement de cette marque en Europe, dans 24 pays en même temps, et je suis un des pays qui lancera cette marque, je représente la France qui lancera cette marque à horizon six mois. Donc mon rôle c’est de mettre en musique ce lancement en France avec l’ensemble des métiers qui vont être de près ou de loin impliqués dans ce lancement donc aussi bien la logistique, le commercial, la finance, le service réglementaire, tous les métiers qui vont intervenir sur ce lancement en France, sur l’exécution de ce lancement, donc aujourd’hui je travaille, on va dire, en mode projet avec tous ces gens. Et puis une fois que le produit aura été lancé, on sera plus sur un mode opérationnel, plus classique sur un métier de chef de marque plus classique où on évaluera les résultats de ce qu’on a réalisé au niveau du lancement, on évaluera là où on a emporté des succès et puis là où il y a des corrections à effectuer sur la mise en œuvre du plan marketing. Et ce sera une phase peut-être plus opérationnelle où on mettra en œuvre un plan marketing décliné en plan d’action très opérationnel.
Au quotidien
Concrètement aujourd’hui je travaille avec trois équipes distinctes : une équipe internationale qui est composée de personnes qui élaborent la stratégie au niveau central ; je travaille avec deux autres équipes, une équipe très opérationnelle, cette fois en France, qui réunit l’ensemble des métiers qui vont intervenir sur ce lancement, et on construit, au jour le jour, ce lancement au niveau opérationnel en France ; et puis une troisième équipe qui est une équipe qui est composée de membres du comité de direction qui, elle, va prendre des grosses décisions sur l’articulation du lancement en France. Je suis responsable de ce lancement sur la France, donc ça veut dire que je vais accueillir les directives qui viennent de Londres de l’équipe centrale et je vais les revisiter en fonction de mon contexte en France. Je vais regarder ce qui pose problème, ce qui est plus ou moins difficile à mettre en œuvre et je vais donc travailler avec l’équipe internationale et avec les personnes en local, en France, pour pouvoir mettre en musique le lancement à l’échelle de la France. Par exemple, une de ces directives c’est d’aller chercher 80 % de distribution sur ce lancement en officine, en France. Mon travail ça va être d’évaluer si cette directive on va pouvoir la mettre en oeuvre avec les moyens qu’on a en interne, avec l’équipe commerciale. Je vais travailler en proximité avec l’équipe commerciale pour évaluer ce que nous on est capable de faire avec nos moyens internes. Là, en l’occurrence, ça va être difficile pour nous d’aller chercher cet objectif, donc on va faire appel à un prestataire, enfin c’est ce qu’on imagine. Mon travail ça va être de recommander ce genre de chose pour aller chercher l’objectif. Donc je vais soumettre une recommandation au comité de direction et à partir de la décision, j’aurai aussi à gérer la mise en place du plan d’action mais aussi l’arbitrage budgétaire qui va avec, c'est-à-dire que cet argent, s’il faut mettre en place un prestataire pour aller chercher ce complément de distribution, c’est de l’argent qui ne sera pas investit en media par exemple. Donc c’est tout cet arbitrage dans l’activation, la mise en œuvre du lancement qu’il faudra faire à mon niveau.
Avantages
Ce qui me plaît dans ce métier c’est que c’est un métier qui laisse une grande part aux initiatives personnelles, aux convictions, on peut vraiment être force de proposition quand on travaille en marketing et en fonction des recommandations qu’on soumet aux personnes qui sont décisionnaires on peut vraiment emmener le business à un endroit ou à un autre, c’est… vraiment, le marketeur a cette possibilité d’insuffler des convictions personnelles. Pour moi, le deuxième avantage du marketing c’est que c’est métier très concret. Pour moi personnellement, j’ai besoin de beaucoup de choses concrètes. C’est un métier très concret. C’est des objectifs, c’est un plan pour mettre en œuvre ces objectifs et puis c’est des résultats. Et puis en voit concrètement si on a réussi ou si globalement ce n’était pas une bonne idée. C’est extrêmement concret et on voit, au fur et à mesure dans le temps, où on avance et les résultats qu’on obtient. Et la dernière chose en fait qui moi me plait beaucoup c’est le travaille en équipe. C’est un métier de chef d’orchestre donc il faut être au centre de beaucoup d’autres métiers qui gravitent du métier de marketeur, commercial, logistique, finance, donc ce contact avec les hommes est nécessaire et vraiment il faut avoir cette capacité à convaincre parce que c’est drôlement important de travailler avec les hommes, moi c’est quelque chose qui me plait beaucoup. La contrainte c’est certainement la pression qui va avec ce type de métier, c’est du stress au jour le jour, c’est indéniable, mais parce qu’on emmène beaucoup de gens dans notre bateau. C’est un métier de conviction, donc en emmène toute la société avec nous, donc c’est très impliquant pour toutes les équipes. En même temps, ce stress c’est très stimulant pour moi et c’est aussi ce qui me fait vivre au jour le jour.
Entreprise
Pour tout vous dire, j’ai commencé en grande distribution en sortant de l’école et j’avais à cœur d’être dans une voie qui m’offre le plus de possibilités pour travailler pour l’avenir. Donc je travaillais en grande distribution sur des produits de grande consommation. Et puis chez GSK, j’ai eu la possibilité, l’opportunité de travailler au sein de la BU pharmacie, donc je suis basée sur du marketing de médicament. Et j’ai découvert tout autre chose et notamment en terme de sens, c'est-à-dire travailler sur des problématiques de santé publique, travailler sur du sevrage tabagique, promouvoir le sevrage tabagique auprès des fumeurs, pour mois ça revêt un tout autre sens que de favoriser la promotion d’une boîte de petits pois. Pour moi, c’est toute une autre histoire et tout un autre sens, au jour le jour, que je trouve dans ma vie professionnelle et désormais en travaillant sur des problématiques de surpoids et d’obésité, on est dans ce même domaine de santé publique et je trouve que cette dimension m’apporte beaucoup. Chez GSK, on est aussi dans une structure à grand moyen. On investit beaucoup sur les marques, pour les développer tout simplement, donc aussi bien en termes d’innovation produit mais aussi de moyens financiers pour soutenir les marques via du média de masse, la télé par exemple, on fait beaucoup de télé sur nos marques chez GSK. Ce n’est pas le cas partout. Chez GSK, on a les moyens de développer des grands plans média.
Personnalité
Pour s’épanouir en tant que marketeur, je pense qu’il faut avoir un esprit de compréhension globale des choses, c'est-à-dire qu’il faut avoir une compréhension business globale et il faut savoir développer une vision d’ensemble pour bien comprendre ce qui se passe à tous les niveaux de l’entreprise et tous les métiers qui vont intervenir, de près ou de loin, sur l’articulation d’un plan marketing. Ça c’est, pour moi c’est très, très important. Il faut être moins focalisé tâche que projet. Donc ça c’est un des points. Le deuxième point, c’est qu’il faut savoir convaincre, il faut savoir emmener les hommes avec soi et être capable d’initiative, impulser le changement, oui convaincre, emmener les hommes. Et le troisième point, je dirais, c’est le goût pour le management des hommes. C’est les relations personnelles avec différents métiers, savoir s’adapter à chaque métier et à chaque fonctionnement de chaque métier, donc comprendre les contraintes de chaque métier et manager les hommes qui travaillent dans ces différents métiers.
Perspectives
Globalement, j’ai un parcours assez classique en marketing puisque j’ai démarré chef de produit, j’ai évolué vers la fonction de chef de marque, ou encore chef de groupe ça dépend des appellations. Donc j’ai évolué vers des missions de plus en plus complexes peut-être et sur ce poste que j’occupe aujourd’hui, la suite logique voudrait que j’évolue vers des fonctions peut-être de direction marketing. Mais chez GSK, j’aurais certainement la possibilité d’évoluer vers des fonctions commerciales aussi bien sur le management terrain que sur des fonctions commerciales au siège sur des fonctions siège. Je pense aussi à du marketing stratégique qui pourrait avoir lieu dans des structures groupes, par exemple à Londres, de façon centralisée. Toutes ces voies sont possibles chez GSK.
