Le Contrôle de gestion Export chez GSK Santé Grand Public a 2 missions principales : d'une part il est chargé de s'assurer du paiement des factures des clients, d'autre part il contrôle les comptes d'exploitation Export.
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Contrôle de gestion export pour GSK Santé Grand Public chez GSK
Parcours
Bonjour, je m’appelle David. Je suis le responsable du contrôle de gestion Export chez GSK Santé grand public. J’ai fait une formation dans une école de commerce après Bac en quatre ans, avec une spécialisation en marketing et stratégie internationale. Ça fait maintenant presque 9 ans que je travaille chez Santé grand public. Et j’ai été successivement analyste financier vente marketing, contrôleur de gestion en grande distribution et puis au final, responsable du contrôle de gestion à la division export.
Missions
GSK santé grand public comporte quatre business unit, business unit grande distribution, pharmacie, médical marketing et export, à laquelle j’appartiens. En fait, la mission du contrôle de gestion export est véritablement double et dans ce sens, très particulière. Il y a une première casquette, recouvrement des créances clients, credit management. Alors ça, concrètement c’est quoi ? C’est le fait de s’assurer en fait du paiement des factures de nos clients. Et là derrière, il y a une espèce d’arbitrage qui peut se faire entre la nécessité d’atteindre un objectif de chiffre, ça c’est l’objectif qui nous est fixé dans le cadre d’un budget par exemple, et le fait de, en fonction de la situation et de l’encours d’un client et d’une dette qu’il peut avoir, de cesser éventuellement de le livrer quitte à ne pas atteindre cet objectif si on part du principe qu’il peut y a avoir un risque financier et ne pas être payé par ce client. La deuxième casquette, c’est une casquette cette fois-ci plus contrôle de gestion « classique », ça veut dire la responsabilité d’un compte d’exploitation, en l’occurrence, s’agissant de l’export, c’est un certain nombre de marchés, on travaille sur cinq marchés différents : l’Afrique, les pays du Maghreb et les DOM-TOM. Et puis bien évidemment puisque nous travaillons sur un portefeuille de produits qui attaquent à la fois la grande distribution et la pharmacie sur la totalité en fait des marques de ce portefeuille. Donc à ce titre, on est en relation en permanence avec les intervenants qui gèrent à la fois les centres de profit et les centres de coût de ces P&L, c'est-à-dire donc les départements commerciaux, marketing, logistique, réglementaire, juridique et j’en passe.
Au quotidien
Je travaille en fait au siège. En France, je suis appelé à me déplacer de façon sporadique, mais c’est finalement assez rare et c’est vraiment pour solutionner les problématiques financières qui ne peuvent pas être traitées à distance. Ça peut arriver une à deux fois par an. On a en fait des temps forts au contrôle de gestion export chaque mois avec une clôture mensuelle que l’on doit effectuer dans des délais assez records, donc qui nous mettent pas mal sous pression, et à l’issue de laquelle on rééchelonne en fait notre estimée d’atterrissage annuelle au travers de laquelle on peut notamment repérer un certain nombre de dysfonctionnement ou de risques financiers sur lesquels je vais intervenir en tant qu’alerteur tant auprès de la direction export que la direction financière. Et puis, on a une phase budgétaire, qui dure elle à peu près 5-6 mois, où là on travaille quasiment quotidiennement avec les équipes marketing, les équipes logistiques, commerciales pour mener un certain nombre de plans et d’hypothèses et présenter en fait au groupe notre plan qu’on réalise à trois ans. Et puis il y a une particularité sur ce business, c’est la notion de soudaineté. Il peut se produire un certain nombre d’événements, j’en parlais tout à l’heure, politiques, géopolitiques qui font qu’on doit, à brûle pourpoint, en fait attaquer le sujet et trouver une solution très vite pour éviter en fait de pénaliser la relation commerciale et atteindre nos objectifs. Un exemple concret ce serait une banque centrale à cours de devise qui bloque les règlements d’un client alors que le client nous a payé. Donc là, il y a un risque financier et dans le cadre de la relation client, un ensemble de décisions qui sont à prendre. Un autre problème qu’on peut rencontrer aussi en matière de protectionnisme d’un certain nombre de pays qui peuvent en fait interdire les importations de certaines molécules. Donc là, il y a des recherches à effectuer avec les équipes techniques marketing commerciales de solutions. Et donc moi j’interviens bien évidemment en tant que recommandation sur la recherche des coûts, donc ça peut être du contact avec les usines, notamment pour du manufacturing local, et essayer de trouver les solutions qui vont nous permettre d’atteindre notre objectif et donc encore une fois de respecter notre objectif, de maintenir un compte d’exploitation.
Avantages
C’est une fonction qui présente un certain nombre d’avantages par exemple l’avantage de la diversité, il est bien évident qu’on travaille sur cinq marchés et deux divisions, avec un portefeuille de produits très important, ça évite toute monotonie. Ça c’est quelque chose d’assez intéressant. Un deuxième avantage c’est que c’est une fonction qui est beaucoup plus vaste que le simple contrôle de gestion dans la mesure où elle intègre la dimension comptabilité client et ça la rend donc très opérationnelle. En fait, c’est une activité où on touche du doigt véritablement les problématiques qui sont d’ordre juridique, commercial, marketing, logistique, réglementaire, extrêmement vaste. Et donc ça permet de donner un peu plus de corps et de sens du concret à cette activité et de mettre un certain nombre de réalités de marché derrière la simple analyse des chiffres. En fait, on se retrouve véritablement dans une position de gestionnaire sur la totalité d’un compte d’exploitation et c’est ça qui rend la fonction très intéressante. Une contrainte sur ce business bien évidemment est liée au décalage horaire. On travaille avec les départements et les pays d’Outre-mer, donc il se peut qu’on se retrouve, après des longues journées de travail, en plein process budgétaire avec des réunions tardives où on travaille une partie de la nuit parce qu’on est en contact avec la Nouvelle-Calédonie ou le bout du monde. C’est vrai aussi pour les pays du Maghreb. En Algérie par exemple, on ne travaille pas le vendredi mais on travaille le dimanche. Donc il peut arriver qu’on travaille sur les week-ends ou inversement qu’on se retrouve dans une problématique avec des questions à poser le vendredi et personne en face. Le truc c’est l’adaptabilité et on essaye de trouver une solution pour gérer au mieux.
Entreprise
GSK santé grand public est une entreprise qui fait une grande place à l’esprit d’initiative et qui notamment donne la possibilité, assez simplement, d’évoluer d’une fonction à l’autre. Bien évidemment on a beaucoup de passages entre les ventes et le marketing ou vice-versa mais ce n’est pas exclu non plus de voir des gens qui travaille à la logistique partir sur le terrain, on peut voir des gens au réglementaire partir au marketing, donc véritablement, beaucoup de mobilité interne. En termes de budget de formation, c’est une société qui met vraiment les moyens. Ce n’est pas rare de pouvoir participer à deux formations par an. Pour ma part, en début d’année j’ai participé à une formation extérieure sur la gestion du tableau de bord stratégique et puis, très récemment, à une formation en fait sur la gestion du risque financier à l’international et la maîtrise du risque financier à l’export très, très opérationnel et qui m’a permis tout de suite de répondre à des problématiques clients. Enfin, c’est une société qui présente un avantage majeur, c’est d’être un campus en plein milieu d’un nid de verdure, ça permet, par exemple, au printemps de préparer une réunion en prenant un café sur l’une des nombreuses terrasses en teck du site. C’est quand même franchement plus sympa que d’être avec la vue sur le périph.
Personnalité
Pour s’épanouir chez GSK sur la fonction responsable de contrôle de gestion export, il faut, je pense, montrer un esprit d’initiative et de disponibilité notamment pour un travail avec les équipes marketing et commerciales qui sont très chronophages et très demandeuses de beaucoup de temps tout de suite. Il faut avoir, je pense aussi, un esprit d’initiative en permanence et mettre en place systématiquement des nouveaux process, des nouveaux outils pour essayer systématiquement de rechercher en fait plus de valeur ajoutée, la suppression des tâches sans valeur ajoutée et de se concentrer et de rechercher de la profitabilité là où on peut la trouver. C’est bien évidemment aussi une fonction qui demande beaucoup de rigueur. Le fait de travailler avec plusieurs filiales nécessite de réconcilier les chiffres de façon mensuelle, parfois même plus fréquente, on n’a pas tous, bien que travaillant chez GSK, les mêmes modalités de reporting de nos chiffres, donc ça demande un gros travail d’analyse et de rigueur, qu’on va trouver dans n’importe quelle fonction de toute façon de contrôle de gestion. Il faut aussi une bonne dose d’adaptabilité, des qualités organisationnelles pour pouvoir être capable comme ça, du jour au lendemain ou d’une heure sur l’autre, de pouvoir switcher d’un business à l’autre, d’un circuit de distribution à l’autre, d’un marché à l’autre, d’une problématique marketing à une problématique juridique, trouver les solutions et prendre les options dans le sens d’une priorisation sur ces différents sujets sans que ça se fasse au détriment d’un marché ou d’un circuit de distribution.
Perspectives
En termes d’évolution, chez GSK santé grand public, j’ai plusieurs pistes possibles. Bien évidemment, la variété des sujets et des problématiques rencontrés sur la division export en tant que responsable de contrôle de gestion export me permet très facilement d’évoluer vers une fonction de directeur du contrôle de gestion avec la responsabilité de la business unit elle-même et puis d’autres business unit au sein de l’activité. Mais pourquoi pas, étant données les possibilités offertes en termes de mobilité interne par la société et puis du parcours qui est le mien, compte tenu du fait que, de plus en plus, dans la négociation client on trouve une dimension financière à la négociation, je pourrais également envisager vers un poste de responsable commerciale de zone ou pourquoi pas de business unit.
