L’ingénieur fabrication chez Heineken Entreprise a pour mission d’assurer la production de bière dans sa brasserie tout en respectant un niveau satisfaisant en termes de délais, de conditions de sécurité, de coûts et d’hygiène.
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Ingénieur fabrication chez Heineken Entreprise
Parcours
Bonjour. Étienne, ingénieur fabrication à la brasserie de Mons depuis déjà 9 ans. Je suis arrivé en brasserie par hasard. J’ai fait mon stage de fin d’études à la brasserie de Mons et l’univers du brasseur m’a complètement envoûté. C’est comme ça que je suis devenu brasseur. Auparavant, j’ai fait des stages en automobile, en sidérurgie et en grande distribution, mais comme vous l’aurez compris, c’est avant tout l’univers du brasseur qui m’a attiré le plus. Au niveau de la formation, j’avais décidé, après mon Bac de faire l’ICAM qui est une école d’ingénieur généraliste dans la mesure où je ne savais pas ce que je voulais faire. J’ai bien fait, parce qu’effectivement, c’est au fur et à mesure de l’avancée de mes études et en fonction des opportunités que j’ai eu l’occasion de devenir brasseur. C’est sûr que les études m’ont permis de développer le côté humain important que l’on retrouve dans toutes les entreprises et également de m’adapter le mieux possible à différentes situations.
Missions
Ma mission dans la brasserie HEINEKEIN de Mons, c’est d’assurer la production de 2 millions d’hectolitres de bière dans des conditions de délais, de coûts, de sécurité, de maintenance et d’hygiène qui soient celles qu’on attend d’une brasserie agroalimentaire au top niveau. Pour ce faire, j’ai une équipe de 30 personnes qui est composée en grande partie d’opérationnels qui sont brasseurs, cavistes ou filtreurs. J’ai également deux personnes sur lesquelles je m’appuie fortement au niveau de tout ce qui est management terrain des équipes au quotidien, sachant que je supervise l’ensemble de cette population.
Au quotidien
Mon quotidien à la brasserie de Mons : la première chose est de faire « le tour des popotes. » L’idée est de passer dans chaque atelier, de voir les gens, les saluer et faire le point sur ce qui a été, ce qui n’a pas été et essayer de comprendre avec eux les dysfonctionnements que l’on a pu avoir et essayer d’y remédier au plus près du terrain. Parce que plus on va les solliciter, engager les opérateurs, plus on aura des résultats importants et intéressants. On va faire le point cote sur les performances du brassage. On laisse toujours une freinte qui est en deçà de l’objectif, donc on reste sur nos réglages, il n’y a pas de problème là-dessus. Au niveau des dispos, on est bon sur les objectifs, donc il n’y a pas de problème. Là, on a eu une petite dérive, mais on sait à quoi c’était dû, donc on a rectifié le tir. Ensuite, on aura la pause déjeuner. On a la chance d’avoir une cantine sur place. Ça permet de pouvoir déjeuner rapidement et d’enchaîner rapidement sur l’après-midi. On a aussi souvent un premier tour des équipes parce qu’on a un changement d’équipe à 13 heures, donc un tour de la nouvelle équipe l’après-midi. Ensuite, on va pouvoir embrayer également sur des réunions spécifiques. Par exemple, ces derniers temps, on a eu un gros problème au brassage, donc on a fait une réunion spéciale pour essayer de comprendre d’où pouvait venir, et gérer la problématique. Après différentes investigations que l’on a pu faire, il apparaît qu’en fait au niveau de l’hydrateur, quand on a comme des buses, quand on voit l’eau avant d’arriver dans l’hydrateur. A priori, ce sont ces buses-là qui, du fait de leur positionnement, pourraient freiner la descente du malt. Pour ce faire, on a des outils méthodologiques qui nous permettent d’aider à identifier le problème. Par rapport à ce qu’on a dit ce matin, il y avait un souci sur la cuve d’ébullition. Là, on voit bien qu’on a une variabilité sur le processus qui n’est pas du tout normale. C’est important de bien noter à quel moment la chauffe se met en route pour essayer de comprendre ce qui se passe à ce moment-là. Ce n’est pas logique qu’on ait une telle variation de température. Cela va nous prendre généralement une heure l’après-midi. Ensuite, il y a 25 % de mon temps que je vais utiliser dans mon bureau, à travailler sur des sujets variés et également à répondre à ma boîte mail, etc. Ça va me faire commencer ma journée entre 7 heures et 8 heures et finir entre 6 heures et 7 heures, à peu près.
Avantages
Ce que j’aime dans mon métier, c’est avant tout le produit, la bière, parce que c’est un produit qui est souvent vecteur de convivialité et dont les matières premières sont complètement naturelles : l’orge, la levure et le houblon. Ces matières naturelles vont permettre de faire un produit qui soit aussi un produit authentique. Ici, on est dans une brasserie. C’est aussi ça qui fait la différence par rapport à beaucoup d’autres usines, et c’est vraiment une fierté et c’est ce qui me motive au jour le jour à venir travailler en brasserie. Ce monde de vivants, c’est ce qui fait l’attractivité, mais c’est aussi ce qui peut être pour certains une contrainte, parce la levure vit, même si nos processus sont très maîtrisés, c’est un être vivant, donc qui peut avoir parfois certaines réactions pas complètement attendues. Notre job au quotidien, c’est d’être réactif par rapport à ça. Ça demande une flexibilité importante en termes d’horaires, et aussi en termes d’organisation. Pour les gens qui veulent un travail dicté et ponctué du début à la fin de la journée, ça va être difficilement compatible.
Entreprise
Pourquoi HEINEKEN ? À l’origine, je dirais un peu par hasard, parce que c’est sûr que j’aimais bien la bière. J’ai eu l’opportunité de rentrer chez HEINEKEN, je n’ai pas hésité. Et depuis que je suis rentré, c’est par choix, parce qu’effectivement, je suis vraiment bien chez HEINEKEN. C’est un brasseur responsable, engagé, qui connaît le produit, qui est expert dans son produit, qui sait mobiliser et intéresser ses salariés. Cela fait déjà neuf ans que je suis sur la brasserie, je n’ai pas vu le temps passer. Tant que c’est comme ça, je resterais chez HEINEKEN.
Personnalité
Pour être ingénieur fabrication à la brasserie, je pense que vous l’aurez compris, il faut avant tout être disponible. Disponible, ça passe certes par les horaires, mais aussi pour les hommes qui font la bière. C’est être au plus d’eux sur le terrain, les écouter, les comprendre, essayer de répondre à leurs attentes. Ce sont des qualités humaines qui sont importantes à mettre en œuvre pour faire en sorte de réussir les challenges que l’on a à relever. C’est également être prêt à passer du temps sur les équipements. L’objectif n’est pas d’être dix heures au travail et devant l’ordinateur. Notre objectif est de faire de la bière, et la bière ne se fait pas sur un PC, elle se fait dans les chaudières. C’est être, s’il y a besoin, devant l’ordinateur pour comprendre se qui se passe et faire parfois des études sur certaines choses, mais aussi, avant tout, d’être au plus près des opérateurs, être au plus près des machines pour comprendre réellement ce qui s’y passe et comment on peut améliorer nos installations et nos processus au jour le jour.
Perspectives
Les perspectives d’évolution chez HEINEKEIN sont assez nombreuses. L’évolution la plus classique pour un ingénieur fabrication est le poste de chef de service fabrication. On a une responsabilité plus élargie. C’est une évolution ascendante. Après, c’est aussi ce qui m’intéresse chez HEINEKEN, c’est tout ce qui est évolution transversale, sur d’autres secteurs de la brasserie que ce soit le conditionnement, la logistique, au niveau des brasseries. Également, ce qui fait la force de HEINEKEN, c’est à l’international ou sur des métiers qui sont vraiment transverses. Je pense à des populations de commerciaux ou je pense à l’expatriation. Je connais plusieurs personnes qui ont pu évoluer dans des secteurs très convoités et qui s’y plaisent vraiment beaucoup. C’est aussi une chance. HEINEKEN offre aussi ces perspectives-là.
