Vidéo métier
Architecte fonctionnel chez Orange
Parcours
Bonjour. Je m’appelle Skander. Je suis architecte fonctionnel chez Orange et je travaille à la direction des plateformes de services également appelée DPS. « On prend un café. » Je suis diplômé de l’école supérieure des télécommunications de Tunis où j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur en télécommunications, spécialité réseaux, et à la suite de ce diplôme-là, j’ai enchaîné sur un diplôme Master spécialisé à Télécom ParisTech, spécialisé en réseaux également.
Missions
Ma mission principale en tant qu’architecte fonctionnel est de faire le pont entre le marketing et la définition des solutions techniques. Concrètement, cela se traduit par une analyse du besoin qui est exprimé par le marketing et le traduire par des contraintes et des exigences techniques. Dans le cadre de ce poste, je réalise également les études d’impact qui sont réalisées afin d’étudier quelle est l’incidence des nouvelles demandes qui émanent éventuellement du marketing sur des plateformes existantes. « Il n’y a rien en français. Tout est rédigé en anglais. » Une fois la solution technique mise en place après les études qui sont nécessaires, il y a un déploiement qui est réalisé par des équipes de déploiement spécialisées et l’architecte fonctionnel est de nouveau actif sur ce plan-là afin de piloter et d’aider à la qualification du nouveau service qui va être mis à disposition des clients, et dans ce cadre-là, on peut piloter des tests et un ensemble de tests à la fois fonctionnels et techniques pour vérifier que tout fonctionne correctement. Et donc, en cas de problèmes rencontrés, l’architecte fonctionnel est de nouveau sollicité afin de diagnostiquer les problèmes que l’on peut rencontrer et éventuellement trouver les solutions.
Au quotidien
Une journée type chez DPS commence par répondre aux mails souvent de la veille. Il faut répondre à toutes les questions qui sont soulevées, soit par les développeurs, soit par le marketing, etc. Par exemple, une demande émanant du marketing pourrait être l’ajout d’une nouvelle fonctionnalité sur une interface vers le client, par exemple. « Salut Hélène, c’est Skander. Je voulais savoir quelle était la date pour le prochain jalon sur BUV et vérifier avec toi qu’on avait toutes les informations. » Une autre activité importante, en tant qu’architecte, c’est qu’on passe du temps en réunion entre nous, entre architectes pour discuter des projets sur lesquels on travaille et faire le point sur l’avancement, sur les études et échanger des idées pour trouver les bonnes solutions aux problèmes qu’on se pose. Par exemple, tout à l’heure, je discutais avec une collègue à moi sur un problème qu’on a rencontré sur une plateforme de voix sur IP de type Centrex. Et donc, on a essayé d’analyser le problème et de trouver une solution. « Et même s’il doit vérifier pas mal de LIS en termes de traitements internes à l’AS, ce n’est pas trop de charge ? » La troisième plus grosse activité d’un architecte fonctionnel et qui représente sans doute la majeure partie de son activité, c’est de rédiger les documents d’architecture. Pour cela, on utilise des outils. Alors, ça peut être soit Visio, soit Word, pour faire les documents. Mais aujourd’hui, on a un nouvel outil qui s’appelle Enterprise Architect et qui nous permet justement, de manière très visuelle, de représenter à la fois les exigences, les cas d’usage d’un projet et toute la partie architecture fonctionnelle, organique et technique. « On retrouve ici toutes les exigences d’un projet tel que créé par le marketing. » Donc, le marketing exprime un besoin d’avoir, par exemple, une fonction : avoir le numéro mémo sur un service donné, et donc on le décrit. Une description assez sommaire, mais bien précise de la chose. Ici, on définit, par exemple, les relations entre les différentes exigences, etc. Et donc, à chacune de ces exigences-là correspondent un ou plusieurs tests qui devront être réalisés par la suite par d’autres équipes. Et puis, comme ça, on peut vérifier, par rapport à toutes les exigences qui ont été exprimées, quel est le niveau de couverture du service. Si, effectivement, il répond bien aux besoins ou pas, ou, le cas échéant, corriger les exigences qui n’ont pas été remplies. Et finalement, la quatrième plus grande activité d’un architecte fonctionnel, c’est de rédiger les exigences, les cas d’usage et les cahiers de textes fonctionnels qui seront adressés aux équipes de qualification et permettront de valider, de vérifier le bon fonctionnement des services qui vont être mis à la disposition des clients.
Avantages
Ce qui me plaît le plus dans mon métier, c’est d’être en interaction avec différents intervenants de différents domaines, que ce soit - on a parlé du marketing ou alors des équipes techniques - les qualifieurs, les testeurs, les personnes qui s’occupent de l’urbanisme. Donc, autant de compétences différentes et de champs d’activité différents qui permettent justement de toucher à différentes technologies et à différentes compétences. Et, c’est très intéressant, je pense. On travaille sur des technologies qui sont à la pointe, que ce soit sur la télévision, sur la voix sur IP, par exemple. Et donc ce challenge de se dire on va mettre en service de nouvelles technologies à beaucoup de clients, tout en gardant à l’esprit l’idée de qualité de service, c’est quelque chose d’extrêmement stimulant et ça représente un challenge que je pense beaucoup ici, à DPS, essaient de relever. Par contre, effectivement, l’un des points un peu négatifs de mon activité en tant qu’architecte, c’est un peu l’inertie à laquelle on fait face, vu qu’il y a beaucoup d’acteurs qui doivent se mettre d’accord sur les différentes exigences qu’on rencontre, et donc, forcément, cela prend du temps. C’est des process parfois un peu lourds et derrière, finalement, les projets sont quand même mis en production. Tout va bien et les clients sont contents.
Entreprise
Ce qui me pousse à rester chez Orange, c’est d’abord le type de mission qu’aujourd’hui j’occupe. C’est très intéressant. Toujours ces interactions avec les différents acteurs. Chaque jour est nouveau, de nouveaux challenges, de nouvelles problématiques à rencontrer. Le grand avantage c’est qu’il y a une grande dimension humaine. On n’est pas dans des bureaux surchargés. On est souvent deux ou trois, pas plus, dans les bureaux, donc souvent assez individuels. Il y a un espace de détente à la cafétéria assez sympathique. Tout cela contribue à une ambiance somme toute très conviviale et agréable pour travailler. Et à terme éventuellement, si je souhaite faire une mobilité, c’est très simple. À la fois, changer de métier et changer de domaine d’activité, c’est très facile chez Orange et c’est un point vraiment positif.
Personnalité
Il faut d’abord être un bon communicant. Savoir expliquer, vulgariser les contraintes de chacun pour pouvoir bien communiquer et donc bien négocier. Avoir ce sens de la négociation permet de mettre tout le monde d’accord pour avancer. D’un autre côté, il faut être ouvert sur les nouvelles technologies, sur les nouveaux métiers qui peuvent éventuellement apparaître et donc vouloir se former, vouloir avancer et rester à l’écoute des différents acteurs avec lesquels on est en interaction. Ça peut aller des collègues aux personnes d’autres entités, comme le marketing, la qualité de service, etc., etc.
Perspectives
Il y a deux grandes voies d’évolution. On peut soit s’orienter vers l’expertise technique, et donc monter en compétence et devenir une sorte de référent métier auprès de ses pairs. Donc, c’est une voie qui est très encouragée aujourd’hui. Ou alors, on peut s’orienter vers des missions de gestion de projets ou gestion d’équipes où il y a beaucoup plus le côté technique, la conciliation entre les enjeux techniques et humains et c’est également une orientation qui est très intéressante. Il est important néanmoins de savoir qu’il n’y a pas de parcours type pour un architecte. Tout parcours est celui que l’on choisit et qui nous intéresse et dans lequel on s’épanouit sûrement.
- Fiche métier correspondante : Autres métiers Informatique / SI / Réseaux














