L’ingénieur qualité chez Oxylane/Decathlon a pour mission d’assurer la qualité des produits fabriqués par les sous-traitants via des contrôles qualité réalisés à l’aide de différents tests. Il est également en charge de l’industrialisation de la production à travers la rédaction d’un cahier des charges.
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Ingénieur qualité chez Oxylane (Décathlon)
Parcours
Bonjour. Je m’appelle Victor, je travaille depuis trois ans et demi au sein du réseau Oxylane. J’ai une formation d’ingénieur généraliste, que j’ai suivie dans une ENI.
Missions
Je travaille au sein du bureau « Plastiques composites » sur la zone Europe. Je m’occupe des produits plastiques : je pense aux masques de plongée, à la luge, panier de basket, des produits comme cela. Les ingénieurs-produits définissent des cahiers des charges techniques des produits que nous distribuons dans les magasins, et nous passons par des sous-traitants qui fabriquent les produits pour nous. Mon métier consiste à assurer la qualité des produits via des contrôles qualité et des améliorations de produits comme on peut en avoir dessus. Egalement toute une partie industrialisation, par la définition des outillages, les caractéristiques des moules, les capacités d’assemblage et autres points.
Au quotidien
Au quotidien, je travaille avec les sous-traitants. Par exemple ce matin, j’étais en discussion avec l’un d’entre eux pour définir les contrôles qualité que nous allons mener sur le masque de plongée que je vais implanter. Cela passe par des tests fonctionnels, destructifs, au moyen de petits outils qu’ils ont à mettre en place. Par exemple, on peut faire des tests destructifs tel que des chutes de billes sur le masque… « Une fois qu’on est sûr qu’il est trempé, on peut faire le test de billes et le risque et moindre… » …sur les pièces plastiques, sur le verre, pour en assurer la résistance. Ensuite, je suis retourné au bureau. Je dois m’occuper également de l’industrialisation de ce produit. Nous avons fait la semaine dernière chez le sous-traitant, des essais d’injection, et nous nous sommes rendu compte qu’un des moules ne fonctionnait pas bien. Il va surement falloir en reconstruire un, donc on prend la décision d’en relancer un. Là nous allons définir les caractéristiques techniques du moule, le nombre de cavités, le temps de cycle, des choses comme cela. Toute la partie de mon métier ne se fait pas au bureau, j’ai également une grande partie en usine. D’ailleurs ce soir, je dois partir à Valence pour aller m’assurer de la qualité des roues de rollers. Récemment nous avons eu une alerte sur l’aspect visuel de ces roues, donc je dois aller voir les plans d’action qu’ils ont mis en place dessus. Et également, repasser toute la batterie des tests que l’on a : les tests destructifs, dimensionnels sur ces produits.
Avantages
Ce que j’apprécie dans mon métier, c’est le côté concret du métier. On travaille sur les produits que l’on utilise tous les jours, c’est très intéressant. Les actions que l’on mène au quotidien ont un impact direct. C’est une ambiance très jeune. Au quotidien, nous sommes avec beaucoup de gens qui sortent d’école. Egalement, c’est très dynamique, nous sommes toujours en déplacement, nous avons un rythme qui est très rapide. Par contre, c’est vrai qu’il faut être suffisamment disponible pour faire tous ces déplacements et avoir ce rythme de vie.
Entreprise
Au départ, c’est parce que j’avais une amie qui travaillait en production dans le réseau Oxylane. Elle m’avait présenté les métiers, l’organisation de l’entreprise. Derrière, j’étais en fin d’études. Elle m’a permis de rencontrer son patron, et j’ai pu intégrer rapidement son équipe. Ensuite j’y reste, parce que c’est une entreprise très jeune qui donne envie d’avancer. Nous pouvons partager pas mal de choses, nous faisons du sport ensemble, on fête nos victoires.
Personnalité
Pour pouvoir faire ce métier, on se doit d’être très pragmatique. On touche à la qualité produit, donc c’est très simple, il faut vraiment avoir du recul quand on va chez un sous-traitant et que l’on laisse passer la commande ou non. Il faut être concret : « Est-ce que ce produit peut être acheté, ou non par un client ? » Au final, c’est quand même cela le choix, même si nous avons beaucoup de tests à faire. Il faut être organisé. Nous avons des secteurs avec beaucoup de produits, et beaucoup de priorités, beaucoup de choses à gérer. Il faut savoir prioriser les différentes choses.
Perspectives
Après un métier en production, il y a plusieurs possibilités d’évolution. Nous avons un fort réseau de formation qui nous permet d’aller à peu près sur tous les secteurs. Je pense notamment au service achats, en conception ou en logistique. Enfin, il y a également la possibilité d’évoluer de manière plus hiérarchique vers un métier de patron.


