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Ingénieur terrain chez Perenco
Principales missions d’un Ingénieur terrain chez Perenco
Je m’appelle Thibault, je suis ingénieur terrain chez Perenco depuis 1 an. Je travaille sur des installations offshore au Gabon. C’est un champ qui comporte une douzaine de plates-formes. On a des plates-formes sur lesquelles on vit et des plates-formes sur lesquelles on travaille et le champ comporte à peu près une cinquantaine de puits en production. La vie sur plate-forme implique un rythme un peu particulier. Moi, je travaille 4 semaines, 7 jours sur 7, 12 heures par jour, et ensuite j’ai 4 semaines de récupération.
Le champ est dirigé par un chef de champ, ensuite on a différents départements avec des superviseurs pour chacune des disciplines. On a donc le département Électricité, le département Maintenance, le département Instrumentation et le département Production. Moi, sur le champ, je suis en charge du département Production.
On produit à peu près 15 000 barils par jour et, quand je suis arrivé il y a un an, la production était à peu près à 10 000 barils par jour. En fait, il y a eu une grosse campagne de forage avec un appareil de ce type, qui a bien augmenté la production.
Mon rôle chez Perenco, c’est, sur ce champ au Gabon, d’optimiser la production, c’est-à-dire de produire un nombre suffisant de barils tous les jours et d’une qualité constante et correspondant aux standards. Ça consiste en deux volets principaux. L’un, c’est la gestion routinière des installations, l’animation des équipes de production ; et puis la deuxième partie, c’est toutes les opérations exceptionnelles et qui vont nécessiter des mesures particulières.
Quotidien d’un Ingénieur terrain chez Perenco
Je me lève à 5 h 15 tous les matins, je suis dans mon bureau à 5 h 45 et je commence ma journée par faire le rapport de production de la veille. Pour ça, j’appelle toutes les plates-formes, je leur demande de me donner leurs chiffres de production et puis, à partir de ça, je vais les analyser et je vais pouvoir déterminer selon les baisses ou les augmentations de production, les différents axes de travail de la journée.
Un exemple d’opération quotidienne, c’est : j’arrive un matin, je communique avec toutes mes plates-formes et je me rends compte que j’ai une plate-forme qui produit moins de pétrole qu’attendu. Pour savoir d’où vient le problème, il va falloir qu’on teste indépendamment la production de chacun des puits jusqu’à ce qu’on trouve lequel est en défaut. À partir de là, on pourra travailler sur ce puits pour essayer de comprendre pourquoi il produit moins et prendre des actions correctives pour le ramener à son niveau de production normal. Lorsque l’on n’arrive pas à redémarrer les puits, on va devoir mettre en œuvre des solutions beaucoup plus lourdes et ça, c’est la deuxième partie de mon métier.
Un exemple de problème que j’ai rencontré récemment, c’est une pompe électrique au fond de puits qu’on n’arrivait pas à redémarrer. Après avoir investigué, on s’est rendu compte qu’elle était bloquée avec du sable. La solution retenue, ça a été de pomper de l’eau de mer à travers la pompe pour la faire tourner à l’envers et essayer de faire redescendre le sable. C’est une opération qui peut paraître un peu anodine comme ça. Pour la réaliser, il faudra réunir le personnel, les équipements et les moyens logistiques, tout ça en quelques heures.
La solution retenue, elle est choisie en collaboration avec les autres départements, donc la Maintenance, l’Électricité, la Mécanique, etc., selon le matériel dont on a besoin et on avertit le chef de site qui, lui, va s’occuper de décrire l’opération à la base et éventuellement de faire acheminer le matériel dont on aura besoin.
Un troisième volet de mon métier, c’est que, sur les champs pétroliers, on a beaucoup de projets qui sont réalisés par des équipes de la base, et donc il faut qu’on travaille en collaboration avec eux, tous les jours, pour que leurs opérations aient le moins d’impact possible sur les nôtres. Par exemple, sur une plate-forme, ça peut arriver qu’on ait à changer nos moyens de génération d’électricité, donc ça va impliquer qu’on doive arrêter la plate-forme pendant un certain temps. Donc, il faut qu’on travaille pour que ce temps d’arrêt soit le plus restreint possible.
Avantages du métier d'Ingénieur terrain
Ce que j’aime bien dans mon métier, c’est qu’on fait des découvertes tous les jours. On vit dans un environnement particulier : c’est la vie en mer, sur des plates-formes, c’est quelque chose qui n’est pas très courant. On a un peu l’impression de faire quelque chose d’unique.
Ce que j’apprécie aussi, c’est qu’en tant qu’ingénieur terrain, on a beaucoup de travail en équipe puisqu’on anime, en fait, le département Production sur le champ et, comme on a une activité qui est assez centrale, on travaille avec presque tous les départements chez Perenco : aussi bien le Forage, les Géosciences que les Projets ou la Maintenance.
Un autre avantage de ce poste, c’est, comme la production est une activité un peu sensible, qu’on a facilement des moyens à disposition et qu’on a une grande liberté dans la prise de décision et dans les solutions qu’on peut proposer aux problèmes qu’on rencontre.
C’est aussi un métier où il faut être très disponible, parce que même pendant nos périodes de vacances, on peut être appelé à n’importe quel moment pour aller réaliser des opérations particulières sur le champ où on travaille habituellement ou même sur d’autres champs.
Pourquoi choisir Perenco
À la fin de mon Master, j’ai choisi de rejoindre Perenco parce que c’est une entreprise qui me proposait directement d’aller travailler sur le champ et donc d’être exposé au terrain dès le départ.
Une des autres raisons qui m’ont fait venir chez Perenco, c’est que l’organisation permet une grande réactivité. Les décisions sont prises rapidement et on a accès très facilement et de manière très directe à tous les étages hiérarchiques.
Personnalité requise pour être Ingénieur terrain
Les qualités qui sont indispensables pour ce poste, c’est d’abord la mobilité, parce qu’on peut être amené à travailler au Gabon, au Congo, en Turquie, dans n’importe quel pays où le groupe a une filiale. Ensuite, c’est un poste aussi où il faut être capable de prendre des initiatives, prendre les bonnes décisions et rapidement. C’est un poste où il faut aussi une grande capacité de travail parce que, quand on a de gros problèmes, on peut être amené à travailler en dormant assez peu et, dans ces conditions, il faut aussi pas mal de leadership parce qu’il faut animer des équipes, savoir les motiver quand les conditions de travail sont parfois difficiles.
Perspectives de carrière d’un Ingénieur terrain chez Perenco
Après le poste d’ingénieur terrain, il y a beaucoup de portes qui sont ouvertes. On peut évoluer logiquement vers un poste de chef de champ et puis ensuite, partir travailler sur la production à l’échelle d’une filiale au Gabon, au Congo ou dans n’importe laquelle des filiales du groupe.
Perenco, c’est aussi une entreprise où il y a une grande mobilité horizontale et donc, après un poste d’ingénieur terrain, on peut évoluer vers le département Forage ou Géosciences à Londres, ou revenir travailler au département Projet à Paris, ou alors n’importe laquelle de ces spécialités, mais dans les filiales, c’est-à-dire en Amérique du Sud, en Afrique ou au Moyen-Orient.
Personnellement, je vais encore retourner en rotation au Gabon pendant quelques mois et, ensuite, je vais évoluer vers un poste d’ingénieur géosciences en filiale en République démocratique du Congo.
L'Ingénieur terrain chez Perenco est, sur le champ de pétrole, le garant de la production quotidienne de pétrole, tant en termes quantitatifs que qualitatifs. Il surveille et analyse les chiffres de production et il met en oeuvre et coordonne les opérations nécessaires pour ramener les puits déficients à leur niveau de production normal.
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Accessible en :
Stage
Apprentissage
VIE
Jeune diplômé
Expérimenté
- Fiche métier correspondante : Autres métiers Production / Qualité / Chantier

