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Vidéo métier

Fiche métier Ingénieur de recherche chez Rhodia | Témoignage vidéo d'un Ingénieur de recherche

Ingénieur de recherche chez Rhodia

Transcription texte

Parcours

Bonjour. Je m’appelle Chloé. Ça fait un peu moins de deux ans que je suis ingénieur de recherche chez Rhodia. Avant ça, j’ai fait une thèse financée par Rhodia, également, dans une unité mixte de recherche qui est une unité mixte entre le CNRS, Rhodia et l’Université Bordeaux 1. Avant ça, j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur de l’École Nationale Supérieure de Chimie et Physique de Bordeaux.

Missions

Je suis ingénieur au sein du laboratoire du futur. Ma mission au sein de l’entreprise est double techniquement. J’ai une partie qui est une mission classique d’ingénieur de recherche dans une entreprise comme Rhodia, qui est de chercher de nouveaux ingrédients ou alors de nouvelles combinaisons d’ingrédients pour donner des solutions aux clients, en ce qui concerne des gels douche, des shampooings, ou des lessives. Ces ingrédients sont les ingrédients classiques qu’on va trouver dans un shampooing ou dans un gel douche. Il y a du savon, évidemment. Il y a des molécules qu’on appelle des tensioactifs qui sont un peu des savons améliorés. Il y a des tas d’additifs pour avoir de la viscosité, pour avoir de la douceur sur le cheveu, pour laver mieux certaines taches. Et la particularité de mon métier au sein du laboratoire du futur, ça va être de donner des solutions techniques pour essayer d’accélérer la productivité de la recherche. C'est-à-dire que classiquement, dans une entreprise, on fait des tests de mesure de viscosité, par exemple, ou de moussage, ou des tests d’application. Je vais voir ces tests. Je regarde comment ils se déroulent et j’essaie de faire le même genre de tests, en plus petit, sur de plus petites quantités et de façon accélérée. De façon à pouvoir faire plus de tests dans le même laps de temps pour pouvoir accélérer, en fait, la recherche.

Au quotidien

Au début d’un projet, par exemple, en ce moment je vais travailler sur des gels douche. Chez Rhodia – et c’est la tendance des marchés – on cherche à diminuer les coûts et à diminuer le pourcentage de matières actives qu’on met dans un produit. C’est pour des raisons à la fois économiques et environnementales. Pour ça, par exemple, il faut d’abord que je regarde de quoi est fait ce produit. C’est surtout un travail de documentation. Pour se renseigner sur ce qui a déjà été fait. Pour ne pas réinventer toute la science et donc gagner du temps, on a des bases de données internes qui nous permettent de consulter les rapports internes. On peut savoir ce qui a été fait auparavant à Rhodia, sur ce genre de sujet. Et puis on va également se renseigner à l’extérieur sur les bases de données classiques que sont tous les journaux scientifiques, internet. Ensuite, on peut échanger avec les personnes qui ont travaillé sur ce genre de sujet pour bénéficier de leurs connaissances, et ensuite on va passer à l’étape labo avec les premières expériences en paillasse pour faire des premiers tests, se faire la main un peu dessus, voir comment ça marche. Vraiment, un peu comme dans la cuisine, essayer différents ingrédients, ce que ça donne. « Il s’agit d’une lessive que j’ai formulée. J’ai mis ça dans une eau du robinet. Donc, il doit y avoir des ions, etc. Et ça a précipité. Ça précipite vraiment beaucoup et j’aimerais bien savoir ce qui fait précipiter, en fait, dans la formulation. Pourquoi est-ce qu’elle précipite autant ? » Ensuite, on va réfléchir à une manip plus systématique, quelque chose de plus automatisé qui va nous permettre de tester des propriétés. Par exemple, si ce qu’on cherche à faire c’est diminuer la quantité de savon qu’on va mettre dans un gel douche, c’est bien parce qu’on aura moins de produit, mais ce qu’on veut c’est garder les mêmes propriétés. Il faut que le consommateur ait la même chose en main quand il passe sous la douche. Pour ça, il faut qu’on garde les propriétés par exemple de viscosité ou de mousse. Or, quand on va enlever une quantité de savon, c’est des choses qu’on va perdre, donc il va falloir ajouter d’autres petits additifs en plus petites quantités qui vont nous permettre de garder ces propriétés. « On va venir actionner un piston qui va vider la seringue ici, la faire se déverser dans l’éprouvette, ici. Donc, ça va faire mousser. »

Avantages

Le matin, quand je me lève, ce qui me motive c’est la perspective d’une journée où je vais encore découvrir un tas de choses. C'est-à-dire, je sais globalement de quoi ma journée va être faite, mais techniquement, scientifiquement, je ne sais pas ce que je vais trouver. Donc, c’est vraiment ce qui m’encourage à me lever le matin. L’autre avantage, c’est que, comme je fais un métier de recherche, je peux satisfaire ma curiosité. Comme, sans cesse, on va chercher à comprendre ce qui se passe au sein de nos recettes, justement, on ne fait pas juste des recettes et on les donne au client. On essaie vraiment de comprendre pourquoi est-ce qu’elles marchent, pourquoi est-ce qu’elles ne marchent pas. Et ça, c’est vraiment satisfaisant quand on est chercheur. La contrainte principale de ce métier est liée au risque chimique. Comme on est une activité qui touche à la chimie et aux produits chimiques, on ne peut pas tout manipuler n’importe comment dans n’importe quelles conditions. Parfois, on peut trouver un produit qui va avoir les bonnes propriétés, mais qui va être toxique. Donc, soit il va y avoir un risque pour nous, personnellement, soit on ne va pas pouvoir le commercialiser parce qu’il ne va pas rentrer dans la réglementation. Donc ça, c’est vraiment les principales contraintes auxquelles on a affaire dans notre métier.

Entreprise

Ce qui me plaît chez Rhodia, c’est l’importance qui est accordée à la recherche et à la compréhension de ce qu’on fait. Évidemment, notre mission première, c’est fournir des solutions à des clients ou à des consommateurs, mais Rhodia nous laisse quand même une certaine latitude pour comprendre les différents mécanismes qui se cachent derrière ces solutions. Et donc ça, c’est vraiment quelque chose de très appréciable pour un chercheur, parce qu’on est curieux, et pour satisfaire cette curiosité, il faut aller chercher derrière et comprendre ce qui se passe. Justement, cet aspect-là de recherche, vraiment un petit peu plus fondamental derrière la recherche appliquée, s’illustre par le fait que Rhodia finance des thèses. Ça a été le cas pour moi. Ma thèse je l’ai réalisée en financement Rhodia.

Personnalité

Je pense que pour faire ce métier, il faut une ouverture d’esprit. Parce que quand on cherche à innover, il faut être capable de prendre des informations de tas d’origines différentes, les intégrer et puis les réappliquer à des choses qui ne sont pas forcément des choses pour lesquelles on aurait pensé à les appliquer en premier. Il faut – et peut-être dans la recherche un petit peu plus que dans d’autres métiers – avoir un petit côté créatif parce qu’il faut être capable de penser à des choses nouvelles auxquelles on ne penserait pas spontanément, de façon à pouvoir générer de l’innovation qui sera au service de l’entreprise. Ensuite, s’il y a une dernière qualité qui est nécessaire – que les gens imaginent moins classique pour un chercheur – je pense qu’il faut vraiment avoir des qualités humaines. Il faut être capable de communiquer sur ce qu’on fait comme travail de recherche. L’image du chercheur qui travaille tout seul dans son coin, dans son laboratoire, je pense, est vraiment désuète, en tout cas dans une entreprise parce que la recherche qu’on fait, si on ne la communique pas, si on n’échange pas, il faut qu’elle soit soumise à critique, qu’on ait les idées des autres pour pouvoir avancer.

Perspectives

Les perspectives de carrière, quand on est ingénieur de recherche chez Rhodia, elles sont doubles. Il y a une possibilité de continuer sur l’échelle scientifique, c'est-à-dire se perfectionner dans un domaine et vraiment acquérir une expertise scientifique. Et puis, quand on avance dans le temps, ça donne un rôle beaucoup plus de consultant sur les projets. Il y a une autre possibilité d’évolution de carrière qui est une évolution sur une échelle plus managériale. C'est-à-dire qu’on va continuer à être en contact avec les projets techniques, mais on va être amenés à gérer le projet nous-mêmes, gérer les différents aspects, pas uniquement techniques du projet, travailler avec une équipe, gérer cette équipe et mener le projet à bien.



  • Formation : Ecoles d'ingénieurs

  • Compétences : maîtrise des exigences Hygiène-Sécurité, Environnement, maîtrise des techniques de gestion de projet, rigueur, compétences managériales, aptitude à gérer les relations sociales, culture de stratégie industrielle et business

  • Fiche métier correspondante : Ingénieur recherche et développement
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