Vidéo métier
Ingénieur Méthodes chez SNCF
Parcours
Il n’y a pas de solution miracle, mais on arrive toujours à trouver une solution, mais c’est vrai qu’il faut réagir très très vite. Bonjour, je m’appelle Rida, je suis ingénieur méthodes au sein de la SNCF depuis trois ans. D’accord, c’est nickel, ça.
Missions
Nous sommes au technicentre Le Landy, un des technicentres qui appartient à la SNCF dans lequel on assure la maintenance des TGV. Le métier d’ingénieur méthodes recoupe plusieurs missions. L’une des principales missions est en fait de réaliser l’étude d’adéquation entre la charge de travail et la capacité qu’offre le technicentre Le Landy. C’est évaluer justement les risques et savoir ce qu’il faut faire pour que ça passe. Deuxième grosse mission, c’est la gestion et le pilotage des chaînes industrielles. Vous avez derrière moi une des composantes de cette chaîne, c’est une rame qu’on accueille au sein du Landy pour assurer une grosse opération de rénovation assez novateur côté SNCF, qui est la mise en place du WI FI au sein des rames TGV. Tu as déjà vu une rame qui roule sans capot n° 3 ? C’est 400 agents qui, en gros pour résumer, attendent mon travail. Il nous est déjà arrivé de travailler jusqu’à 21 h de la maison sur le portable pour pouvoir gérer une situation pour que la rame puisse partir le lendemain matin.
Au quotidien
Donc le lundi, je partage avec le planificateur les remontées terrain pour évaluer un peu l’état des rames et surtout l’arrivée des rames. [sonnerie de téléphone] « Oui ? – C’est pour faire le point sur les trois rames 4405501 et la 217 – oui ». Le travail bureau c’est la mise à jour semaine par semaine de ce que l’on appelle les plannings détaillés. Les plannings détaillés, c’est qui fait quoi à quel moment la semaine prochaine. Vous avez ici le type de visite sur laquelle on intervient, c’est une rame de 6 h à 6 h le lundi et là, vous avez les noms d’équipes : PU, clim, freins, mécanique et à moi de mettre en place l’organisation qui va bien pour faire en sorte qu’ils n’interviennent pas au même moment. Vous avez en bleu la nouvelle charge 2011 qui va arriver et en jaune celle qu’on a réussi à absorber en 2010. Si on se rend compte que le bleu, que la charge 2011 est uniquement et tout le temps au-dessus de la courbe jaune de 2010, c’est que là il y a soit un besoin d’effectifs ou soit une réorganisation à faire en fusionnant des équipes, etc. Lorsque j’arrive à faire 60 % bureau, 40 % terrain c’est très bien. Ensuite le vendredi qui est aussi particulier, c’est la restitution, on réalise tous les reportings, on me reporte à moi tout ce qui a été fait et je reporte aux différents établissements, Direction Nationale ou même responsable production et là on échange les problèmes rencontrés, les rames à venir, les solutions trouvées, [sonnerie de téléphone] « c’était pour savoir, je ne sais pas comment on peut gérer le truc, je ne sais pas encore aujourd’hui si elle peut repartir nickel ». On est en relation avec le directeur industriel qui, lui, accepte ou pas la charge à venir, je fais l’étude et je lui renseigne ses données chiffrées, à savoir on a 10 000 heures pour 10 agents, ça ne passe pas. En fait les autres jours, c’est plus des tâches au quotidien, c’est résoudre tous les aléas qu’on peut avoir sur la semaine, notamment aujourd’hui j’ai un gros souci sur une de mes chaînes où l’on a constaté sur la rame à l’arrivée qu’elle a un joint qui est défaillant. « On peut aller voir les gars-là ? – Oui, oui - ÇA avance bien ? Ça se passe bien au niveau câblage là ? Oui ? – Oui - pas de souci on commence à avoir l’habitude ».
Avantages
Ce qui me plaît le plus, bon il y a plusieurs choses, c’est le contact humain dans un premier temps, puisque je suis amené régulièrement à échanger avec les agents sur le terrain et c’est vrai que partager ces échanges avec l’opérationnel, c’est assez valorisant. Ce petit challenge au quotidien, de se dire finalement c’est pas quelque chose de répétitif, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé le lendemain et c’est pouvoir justement avancer comme ça et une fois qu’on a trouvé la solution, c’est assez valorisant de se dire que finalement la rame est sortie, c’était chaud, mais on a réussi à le faire. On est tout de même une très grosse entreprise et il y a beaucoup beaucoup d’intervenants et on ne sait plus à des moments qui fait quoi. Du coup certains soirs quand on a un souci dans les coups de 17 ou 18 h, pour essayer de joindre les personnes qu’il faut sur un problème qui ne peut pas attendre, effectivement c’est très très dur.
Entreprise
Aujourd’hui, c’est toutes les perspectives qu’elle offre et il y a énormément de potentiel ici et surtout je pense que c’est ce que je n’ai pas trouvé ailleurs, c’est qu’elle fait confiance aux jeunes, qu’elle n’hésite pas à donner d’énormes responsabilités à des jeunes ayant trois ou quatre ans d’expérience.
Personnalité
Pour être à l’aise, un très bon relationnel, ne pas être trop réservé, c’est-à-dire savoir aller vers les gens parce qu’effectivement, on n’aura peut-être pas le réflexe de venir vers vous, il faut savoir aller vers les autres, pas trop de timidité, être assez patient puisque les choses peuvent peut-être mettre du temps à arriver, mais elles arrivent. Effectivement, plusieurs fois, il nous est arrivé le jeudi à minuit, lors des essais des rames pour la remise en service, de découvrir des problèmes qu’on n’a pas vu toute la semaine. C’est assez frustrant à certains moments de se dire que la rame était là quatre jours et que l’on découvre cela que la dernière heure. Là il faut avoir un peu de diplomatie, prendre un peu de recul, ravaler un peu la salive et aller voir les agents pour comprendre un peu ce qui s’est passé et pour quoi on en est arrivé là.
Perspectives
Vers quoi l’on peut évoluer ? La SNCF offre pas mal de postes et on est sur des métiers qui restent tout de même assez généralistes dans le domaine matériel, on peut facilement évoluer vers des postes de management, manager une équipe ou une unité, sachant qu’une unité est composée d’environ 150 à 200 personnes. Aujourd’hui c’est devenir, pour ma part, comme plan de carrière, c’est d’occuper un poste type dirigeant d’unité, c’est manager d’un point de vue opérationnel et plus même, une unité bien particulière comme électrique, mécanique ou confort.
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Formation : Titulaire d'un master technique (école d'ingénieurs ou université), vous débutez ou justifiez d'une première expérience dans le domaine de la maintenance industrielle
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Cours : Maîtrise des outils indicateurs TRS, 5S, KAIZEN, SMED, AMDEC
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Compétences : Vous avez été initié aux problématiques de méthodes d'organisation et de gestion de la production. Sens de l'organisation, aptitude à gérer des situations concrètes, à expliquer et à faire partager les choix mis en œuvre seront vos atouts.
- Fiche métier correspondante : Ingénieur méthode





