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Ingénieur Essais Électriques chez SNCF
Missions Ingénieur Essais électriques SNCF
Ce qui m’a poussé à faire ce job, c’est vraiment l’attirance pour les métiers techniques, l’attirance pour les déplacements, être sur le terrain. Bonjour, je m’appelle Yannick, je suis ingénieur d’essais au laboratoire d’essais de la SNCF : IGLE « Ok, très bien, bon, je te dis à tout à l’heure ! » Ça fait un an que j’ai intégré l’équipe CEM : Compatibilité Electro-Magnétique, au sein de ce laboratoire. On est situé à Saint Ouen, au laboratoire d’essais de l’ingénierie de la SNCF : IGLE. J’ai fait des études d’ingénieur en électricité à Rouen, je suis issu de l’ESIGELEC. La CEM, l’activité que j’ai pu intégrer, est une activité qui consiste à étudier les perturbations créées par les différents appareils électriques et électroniques, et vérifier qu’ils ne se perturbent pas l’un l’autre. La mission principale de l’ingénieur essais électriques est de réaliser des essais, pour la SNCF majoritairement. Donc on se déplace sur le terrain, quand on a un souci, un problème sur une ligne par exemple, on va être appelés par les acteurs de cette ligne qui vont nous solliciter pour réaliser des essais et extraire des données du terrain, de leurs machines, pour pouvoir comprendre, justement, la source du problème pour pouvoir, à terme, trouver une solution.
Quotidien Ingénieur Essais électriques SNCF
Donc quand on reçoit un essai, la majorité du temps c’est un problème qu’il y a sur la ligne, qui a été constaté par des acteurs du système ferroviaire. Il y a une première partie qui est une partie analyse du problème avec tous mes collègues. On va en discuter, on faire une séance de brainstorming autour de ce problème. « On sait que la perturbation vient de ces câbles, au niveau de la motrice, on veut protéger les capteurs à l’avant du TGV. Donc ce qu’il faudrait, c’est passer des cloches avec un matériel de métal, justement, qui permettrait d’isoler les câbles du champ de la motrice. » La deuxième partie va être d’étudier les différents moyens qu’on va mettre en place pour mesurer ce problème, vraiment sur le terrain. Donc on va préparer dans notre laboratoire les différents outils, les différents équipements qu’on va prendre avec nous sur le terrain. On va vraiment faire la logistique également de l’essai. « Je t’appelle au sujet des essais qui sont prévus demain à Dijon. C’était pour savoir justement si tout était bon. Au niveau du terrain, quand est-ce qu’on se donnait rendez-vous, à quelle heure. Donc nous, on vient avec notre camion. » La partie suivante, c’est la partie réalisation même de cet essai, donc on est sur le terrain, on réalise nos essais avec nos outils de mesure, on accumule un certain nombre de données. « Donc là on est en laboratoire, on teste nos antennes, mais au final l’objectif c’est d’emmener l’antenne sur le terrain, à côté du train, on fait passer le train devant les antennes et on mesure le champ émis par le train. » Quand on a analysé toute nos données, on va bien évidemment rédiger un rapport pour notre client final. C’est des rapports qui se constituent en majeur partie de planches, de grapheurs qui mettent en exergue le problème. On leur proposera également dans ce rapport une solution. « C’est des planches qui nous montrent le courant d’un capteur sur notre TGV en fonction de la bande de fréquence. Verticalement tu as la tension qui est mesurée sur le capteur du train, et horizontalement tu as la bande de fréquence de 30 Hertz à 70 Hertz. Donc on voit que plus la fréquence est basse, plus les niveaux de tensions sont hauts. Et ce qui nous intéressait lors de ces essais, c’était de mesurer que des niveaux entre deux fréquences précises n’atteignent pas une valeur maximale. Donc la partie hachurée au milieu du graphe représente cette valeur maximale. « On réalise vraiment nos systèmes d’étude. Donc on a des machines qui permettent de réaliser ce type de logiciel, ce type d’outil. On a réalisé un outil qui nous permet de lire la vitesse du train sur ce compteur, comme un compteur de vitesse typique, d’avoir l’heure, et ce graphe tout en haut nous permet de suivre l’évolution de la tension de notre capteur tout au long de la marche du train. A partir de ce signal brut du capteur, on en fait une analyse fréquentielle. A chaque fréquence, on a le signal. L’intérêt de ces essais, c’était de suivre les évolutions entre les accélérations du train et les freinages du train. Donc là, si on regarde notre compteur de vitesse, on voit que le train accélère et on voit que la bande de fréquence se déplace. Donc le signal, en partant d’un signal qui est autour de 30 Hertz, évolue vers un signal qui a une dominante de 50, 60, 70, etc… »
Avantages Ingénieur Essais électriques SNCF
Ce qui me plaît le plus dans mon métier, c’est l’aspect sur le terrain. J’aime beaucoup être sur le terrain, rencontrer vraiment les acteurs du ferroviaire en France, et à l’étranger également. J’aime vraiment les déplacements et également la technicité de nos essais. J’aime toucher les choses, j’aime comprendre vraiment ce que je fais, donc j’ai choisi un job qui est vraiment très technique, et c’est vraiment ce que j’aime faire. Ce qui me motive le matin principalement, c’est de savoir qu’aucune de mes journées va être la même, savoir que je vais pouvoir aborder différents domaines techniques, savoir que je vais avoir de nouvelles questions à poser… tous les jours je vais apprendre de nouvelles choses. Parfois, au bout d’un certain moment, quand on accumule les déplacements, loin de notre domicile, les nuits d’hôtel, il arrive qu’on ait un petit coup de blues et qu’on se dise qu’on aimerait bien être chez soi ou plus proche de ses amis.
Pourquoi SNCF ?
La SNCF est un grand groupe international. J’ai choisi la SNCF premièrement parce qu’elle me proposait un poste intéressant, avec des déplacements à l’étranger, en France, un job qui concernait énormément le technique et l’électricité. Je pense que plus tard la SNCF est une entreprise qui pourra me proposer d’autres postes différents. Il y a tellement de domaines techniques abordés dans le ferroviaire, que ce soit la mécanique, l’électricité, le thermique, la gestion de personnes, ça permet de toucher vraiment différents métiers en une longue carrière.
Personnalité Ingénieur Essais électriques SNCF
Je pense que pour intégrer le laboratoire IGLE, il faut être très curieux, aimer la technique. Le trait de caractère principal, c’est la curiosité, il faut aimer découvrir des choses, il faut aimer apprendre tous les jours. Ce doit être une personne qui aime les déplacements, qui aime découvrir des choses, apprendre, et être ouvert. Il ne faut pas être fermé. Il faut vraiment accepter de découvrir dans différents domaines. Un autre trait de caractère qu’il faut avoir quand on veut intégrer l’IGLE, c’est avoir une certaine maturité, savoir prendre du recul pour étudier un problème en y réfléchissant avant de proposer plein de solutions au client qui pourraient être des solutions inefficaces.
Perspectives Ingénieur Essais électriques SNCF
Ce qui me plaît à la SNCF, c’est de savoir que je pourrais évoluer vers différents postes, savoir que je pourrais vraiment aborder différents domaines, apprendre dans différents domaines. Là je fais de la comptabilité électromagnétique, de l’électricité, mais je sais bien que si j’évolue je pourrais évoluer vers des postes de mécanique, de thermique, je pourrais vraiment découvrir tout le domaine ferroviaire, qui est vraiment très large. Je peux évoluer vers différents types de poste. La première évolution de carrière qu’on pourrait me proposer, suite au développement de mes connaissances en comptabilité électromagnétique, à prendre la tête de cette activité au bout de quelques années, ou bien de découvrir au sein du même laboratoire d’autres activités, ou même plus largement au niveau de la SNCF, de m’orienter vers différents postes d’ingénieur d’étude dans des bureaux, de chef de projet, aller sur le terrain également, responsable de personnel dans la maintenance.
