Présentation de la SNCF
Bonjour, je m’appelle Serena Krakovitch je suis en charge du recrutement des cadres pour la SNCF. La SNCF c’est maintenant un grand groupe, c’est le premier groupe en France de transport, c’est un des cinq premiers groupes de mobilité et de transport dans le monde. Aujourd’hui on a 235 000 collaborateurs et on doit être tout près de 25 milliards de chiffre d’affaires. On est structuré en cinq grandes activités, elles sont plus ou moins connues des uns et des autres, on a une activité de transport de marchandises qui aujourd’hui est de la logistique de marchandises, une activité de transport quotidien, du transport urbain, régional, interrégional, une activité de transport longue distance, c’est le TGV, une activité de gestionnaire d’infrastructures, ça, c’est un gros morceau de l’entreprise puisque l’on s’occupe de tout l’entretien du réseau et enfin la gestion des gares.
Profils recherchés par la SNCF
On embauche chaque année beaucoup de monde, beaucoup de cadres, à peu près 450 cadres par an et parmi ces cadres, beaucoup de jeunes diplômés puisque c’est chaque année plus de 200. 200 places pour les jeunes diplômés chez nous. En termes de métiers, on est surtout concentré sur les deux grands domaines d’activités de la boîte qui sont la gestion de l’infrastructure et la maintenance du matériel. Sur ces deux grands domaines, on a des boulots d’ingénieur méthodes, ingénieur d’études, mais beaucoup beaucoup de postes en ingénieurs qui sont vraiment des managers de terrain, à la fois génie électrique, génie civil et d’autres spécialités, mais beaucoup beaucoup d’ingénieurs de terrain. En termes de profil l’on recherche une grande majorité de profils ingénieur et Master 2 technique, pour les fonctions support, soit des écoles de management, soit des parcours universitaires toujours Master 2 dans toutes les disciplines.
Processus de recrutement à la SNCF
Le processus de recrutement est assez simple parce que l’on est une grosse entreprise, mais c’est pareil pour tout le monde pour le recrutement des cadres qui est encore centralisé. Tout se passe sur le site. On a un site, sncf.com, il y a une rubrique « rejoignez-nous », elle est facile à trouver et là on saisit son dossier. Le candidat saisit son dossier, après soit il a un poste qui correspond vraiment à ses attentes et il se positionne sur ce poste, soit il fait une candidature spontanée. Derrière c’est analysé, on a d’abord un tri des candidatures sur CV, tels qu’ils sont déposés, si le CV est retenu à l’issue de cette première phase, la personne est contactée et on a un premier entretien téléphonique. Ça peut être assez rapide au sens où ce que l’on dit sur le site, ce qui est notre engagement bien entendu, c’est qu’en l’absence de retour sous trente jours, le candidat peut considérer que l’on n’avait pas d’offre qui correspondait à son profil. Quand le candidat est retenu à l’issue de l’entretien téléphonique, il est reçu pour une journée complète d’évaluation dans nos locaux à Paris. Cette journée est assez complète parce que l’on a l’ambition d’arriver à évaluer l’adéquation du profil de la personne avec ce que l’on peut imaginer lui proposer en entreprise, encore une fois à court terme, mais aussi à moyen terme et l’on a une palette de séquences assez classique, l’on a des tests de raisonnement et de logique, on a également des entretiens avec des personnes différentes, justement parce que l’on tient absolument à croiser les regards et des mises en situation. Les mises en situation c’est très riche par rapport au fait, notamment, que la plupart des jeunes sont destinés à des postes dans lesquels on leur confie des responsabilités managériales avec des enjeux souvent très forts de sécurité, de responsabilité sur les personnes, c’est une valeur très importante dans l’entreprise, on a besoin de les regarder en situation, pour cela les jeux de rôle sont extrêmement précieux puisqu’on les voit se comporter, même dans le cadre d’une simulation bien entendu, mais on les voit se positionner, animer un groupe, être force de proposition, etc.
Intégration des nouveaux arrivants à la SNCF
Quand on a signé, on accueille la personne qui arrive chez nous. Cela peut prendre des formes bien sûr différentes, il y a un jour cela commence, [rires] au-delà de cela, l’on accueille pour longtemps et l’on y accorde vraiment beaucoup beaucoup de soin. Il y a une équipe, un nouveau responsable qui est sensibilisé à l’accueil et une grande tradition dans l’entreprise de transmission. Quand un jeune arrive, on l’accueille, on le prend en charge, on lui donne envie, on ne le laisse pas seul et pas tomber. C’est largement dû au fait que l’on a une formation que l’on peut souvent ne pas acquérir à l’extérieur, on a dit que l’on cherchait des diplômes, après une fois que l’on est dans l’entreprise, il y a toute une spécificité ferroviaire qu’il faut souvent acquérir. C’est moins vrai des fonctions support, c’est plus vrai des formations techniques. Cela se passe là, ce n’est pas disponible dans le système éducatif, donc il y a parfois plusieurs mois de formation. C’est une formation riche et qui prouve l’investissement que l’entreprise est prête à faire pour ces jeunes. Quel que soit le parcours ou quelle que soit la spécialité, il y a une chose qui rassemble tous les jeunes qui sont embauchés en même temps, c’est que pendant plusieurs années, ensemble, un peu à la manière d’une promo, ils vont être rassemblés périodiquement pour leur donner tout ce dont ils ont besoin pour décoder l’entreprise. Ce sont des rencontres avec des dirigeants, on leur précise la politique de l’entreprise, les enjeux, tout ce qui est de nature à les faire évoluer et à être plus à l’aise pour évoluer dans l’entreprise. Cela passe, je l’ai dit, par un esprit promo, mais également par la constitution d’un réseau qui est très précieux dans l’entreprise.
Les opportunités à l'international à la SNCF
SNCF c’est désormais un grand groupe qui est présent dans le monde entier, il y a 120 pays d’implantation à travers toutes nos activités. Ce sont surtout les filiales qui sont implantées à l’étranger et il y a des parcours possibles et des évolutions possibles vers les filiales, mais elles se font en général plutôt après un passage de plusieurs années en entreprise. Cela s’explique par le besoin d’acquérir des compétences ferroviaires spécifiques puisque ce sont celles-là que l’on va exporter. On est amené à proposer des expatriations dans le cadre effectivement d’évolutions vers les filiales, qu’elles soient d’ingénierie, d’aménagement, de commercialisation, il y a pas mal d’opportunités. Les V.I.E. on en a à peu près une vingtaine par an. C’est plutôt en Europe et quelques-uns aux États-Unis.
La politique de stage et d'alternance à la SNCF
On attache beaucoup d’importance aux stages, cela se voit dans les volumes, puisque l’on a chaque année 1500 stages pour l’enseignement supérieur et également dans la qualité parce que l’on fait vraiment attention à ce que les missions qui sont confiées soient vraiment des missions de valeur qui servent à la fois à l’étudiant, parce qu’il va se développer, il va s’enrichir, il va mieux se figurer ce que c’est que le monde du travail et notre entreprise en particulier et intéressant pour l’entreprise également parce qu’elle aura une vraie contribution de l’étudiant. On a monté, pour que cela se passe encore mieux pour les étudiants, un programme que l’on a baptisé « on stage », qui leur permet, en plus du stage qu’ils effectuent de rencontrer des représentants des métiers, de rencontrer d’autres stagiaires et nous c’est aussi l’occasion de les observer, de discuter avec eux, de voir l’étendue de leur motivation et de procéder à un prérecrutement. Sur les cursus classiques, écoles d’ingénieur, de management, l’on a des bacs + 3 jusqu’à bac + 5 parce que là, il y a des stages tous les ans, avec des formats différents suivant l’année ; on a également des stages dès l’année après le bac pour les écoles intégrées. Ces stages sont en général traités par les entités, par les services et cela se passe en général localement parce qu’il y a des contacts entre les écoles, les bassins d’emploi et nos services qui sont répartis sur le territoire. Et après l’on a tous les formats de stages, je crois que le minimum c’est deux mois jusqu’à douze mois parce que l’on sait traiter également les années de césures. On a des objectifs très ambitieux et néanmoins réalistes parce qu’on les attend pour les alternants. On a 5 000 alternants en permanence dans l’entreprise, c’est considérable. Sur les 5000, c’est à peu près 500 personnes, étudiants, qui sont actuellement dans l’enseignement supérieur. Là aussi, l’on couvre à peu près toute la palette des diplômes et l’on s’occupe de plus en plus d’alternants, ils nous intéressent en termes de pré-recrutement. C’est pour cela que, cette année, l’on les a bien entendu intégrés à notre programme « on stage ».