Fermer
Pourquoi m'inscrire ? Etudiants et jeunes diplômés bac +4/5, accédez à un contenu exclusif réservé a votre école ou université :
  • Postulez à des offres d'emploi et de stage exclusives
  • Echangez en live avec les recruteurs
  • Recevez de l'information recrutement en avant-première
  • Prochainement: faites-vous solliciter par les recruteurs

Vidéo métier

Fiche métier Chef de projet informatique chez Total | Témoignage vidéo d'un Chef de projet informatique

Chef de projet informatique chez Total

Transcription texte

Missions du chef de projet informatique chez Total

Bonjour Nicolas, je m’appelle Christophe. Je suis ingénieur généraliste de formation à Centrale Nantes. Je me suis ensuite spécialisé en gestion de projet via un troisième cycle d’abord à Supaéro à Toulouse et ensuite, à HEC à Jouy-en-Josas. J’ai intégré le groupe Total il y a un peu moins de deux ans maintenant à la direction informatique du siège.

L’informatique, j’y suis arrivé par hasard.

Qu’est-ce qu’être chef de projet informatique chez Total ? En gros, c’est piloter des projets depuis la définition des besoins avec mon client, les ressources humaines.

On est contraint, ou est-ce qu’une semaine, c’est possible pour toi ?

Cahier des charges, appel d’offres à différents fournisseurs, conception générale, conception détaillée, développement, recettes fonctionnelles pour vérifier qu’on est bien en adéquation avec les besoins initiaux, mise à disposition des utilisateurs, ce qu’on appelle la mise en production.

Un retour à base d’expériences. Du coup, on prend le budget et on l’affecte à ce projet-là.

Avec tout le plan de communication et de formation associé.

Il n’y a aucun souci. Merci beaucoup.

 

Quotidien du chef de projet informatique chez Total

 

Il y a un an, on m’a demandé de mettre en place un outil informatique pour gérer l’ensemble des pouvoirs à la holding. Les pouvoirs, qu’est-ce que cela peut être ? Cela peut être de représenter le groupe auprès des instances juridiques, auprès des médias, auprès des gouvernements. Cela peut être le pouvoir d’engager financièrement des fonds. L’ensemble des pouvoirs, par définition, appartient au directeur général du groupe. Ce directeur général du groupe délègue à ses n-1 les pouvoirs qui, eux-mêmes, subdélèguent. Avant, il s’agissait d’un processus papier où, en gros, ces délégations de pouvoir étaient consignées dans des coffres-forts. Maintenant, à l’heure d’aujourd’hui, il convient d’informatiser tout cela et de mettre en interaction plein de systèmes informatiques qui permettent, de bout en bout, de gérer ces pouvoirs. Comment cela s’est passé ? Il y a un an, on a établi, avec les ressources humaines, le juridique, un cahier des charges. 

Je viens de faire le rétro-planning par rapport aux fournisseurs. Sur la gestion des pouvoirs bancaires, on risque, ce n’est pas sûr, d’avoir une semaine de retard.

Ensuite, on a short listé certains fournisseurs, on a organisé des soutenances, et ensuite, on en a choisi un. Avec ce dernier, on a commencé la conception générale, technique et fonctionnelle. Puis ensuite, on est plus rentré dans le détail avec des Workshop très spécifiques sur des thématiques données, donc la conception détaillée.

J’ai plutôt axé sur les deux points à l’ouverture, en septembre, du portail collaboratif.

Les pouvoirs, c’est quelque chose de très confidentiel. Il s’agissait, en face, de mettre la sécurité adéquate. Qui dit sécurité, dit complexité technique inhérente. Le développement qui a duré tout cet été. Ensuite, on a fait la recette fonctionnelle en détectant des anomalies.

Est-ce que tu es en capacité de tester les ports pour joindre les ressources HQP ou cela ne peut être que Marielle ou Philippe qui le font ? Comment cela se passe ?

Et ensuite, on a fait ce qu’on appelle la mise en production ; c'est-à-dire la mise à disposition des utilisateurs avec formations, avec plans de communication. En tout, ce projet a duré un an. Moi, en tant que chef de projet, le but était de coordonner toutes ces personnes pour respecter le planning qui était tout de même assez tendu, pour respecter les coûts forcément, la qualité, les impératifs de sécurité. Tout cela pour fournir en temps et en heure le produit escompté.

 

Avantages et contraintes du métier de chef de projet informatique

 

Ce métier est très intéressant par plusieurs abords. Le premier est qu’il est transverse. Cela veut dire transverse ? Cela veut dire être au carrefour de plein d’interlocuteurs différents.

On est tout le temps en réunion avec les fournisseurs, avec les métiers, on est en visioconférence avec des gens de l’étranger. C’est assez sympa. Cela renouvelle pas mal. Parce qu’être tout le temps assis à son bureau, des fois, cela peut être un peu agaçant. Là, quand tu es chef de projet, tu bouges tout le temps à droite à gauche.

Le deuxième, c’est clairement l’autonomie qu’on a sur le projet. On le pilote de A à Z. On a autorité sur le projet. Quand cela ne va pas, c’est nous qui assumons. En termes de responsabilité, c’est très intéressant.

Il y a un problème de planning. Ils ont une difficulté technique et ils n’y arrivent pas. Je veux savoir si, juridiquement, on est couvert et s’ils sont dans l’obligation de résultats ou de moyens.

Tout le monde nous demande plein de choses. Le but est de gérer les priorités, de gérer l’agenda, c’est de prioriser quelle action par rapport à quelle autre. On me demande des dossiers techniques. Clairement, j’ai de gens qui sont affectés à cette tâche, mais ces personnes sont en train de gérer un autre problème technique qui, lui, est critique pour l’avancement du projet. Tous les papiers, on régularisera après. Je leur ai dit : « ce n’est pas la priorité du moment. Là, pour l’instant, opérationnellement, on est en train de résoudre un problème technique. Après, les papiers, vous les aurez, les documents, mais dans un second temps ».

 

Qualités requises pour être chef de projet informatique

 

Il faut avoir une certaine de recul vis-à-vis de son métier, vis-à-vis du demandeur pour savoir quel est le degré réel de priorité de sa demande. Il faut savoir également gérer les relations avec le prestataire, lui dire quand cela va bien, mais également lui dire quand ce n’est pas le cas. L’informatique, on peut se dire : « c’est un domaine complexe, c’est en perpétuelle mutation, il faut avoir des connaissances assez pointues ».

Je m’attendais vraiment à un jargon où je ne comprends rien, avec plein de termes techniques, un peu geek, mais, en fait, pas du tout, ce sont des gens qui sont vraiment ouverts. Et puis, l’informatique, c’est régi par les mêmes principes physiques que la mécanique. Tout est du bon sens en fait.

Notamment, quand il a fallu faire les spécifications techniques du projet sur des technos qui sont assez novatrices, qui n’étaient à l’époque pas encore déployées dans le groupe, pendant les réunions, au lieu de demander : « c’est quoi, je ne comprends pas ? », je note discrètement et après, je vais me renseigner dans des ouvrages spécialisés, sur des sites internet spécialisés ce dont il s’agit. Et à la réunion d’après, je pouvais me permettre d’avoir une prise de position par rapport à ces thématiques. Il faut savoir juste se mettre en retrait, ne pas parler de ce qu’on ne connaît pas, être humble. C’est nécessaire, surtout qu’on est en face d’experts.

Quand tu t’adresses à des experts qui ont 20 ans de bouteille derrière eux et qui sont les cracks dans leur domaine technique, c’est vrai que quand tu as 25 ans, ce n’est pas évident d’arriver et de dire : « j’aimerais tel livrable de ta part pour demain ». Il faut faire preuve d’humilité.

Pourquoi choisir Total ?

Pourquoi j’ai choisi le groupe Total ? Parce que d’une part, je suis convaincu que l’énergie est l’enjeu majeur du 21ème siècle. À ce titre, Total a un grand rôle à jouer. Ce qui est bien dans ce groupe aussi, c’est qu’il y a un dynamisme et un élan qui est directement lancé par la direction générale ; et ce, à tous les niveaux. Cela veut dire qu’on est responsabilisé et on a une autonomie sur notre poste. On n’est pas les pieds et mains liés. Si on a envie de faire bouger les choses, on peut le faire. Il y a plein d’initiatives qui se font là-dessus.

Aller voir le management sur la question, cela te paraît cohérent ou pas ?

En permanence, il y a des concours sur l’innovation où des collaborateurs sont récompensés parce qu’ils ont trouvé telle idée. Je donne un exemple concret. Il n’y a pas longtemps, a été primée une idée d’un collaborateur qui disait : « on a un outil de suivi pour tous les trajets lorsqu’on fait des ordres de mission ou des notes de frais. Tous ces trajets qu’on fait en avion, de mettre à côté la quantité de CO2 produit. Après, cela responsabilise un petit peu les gens sur la volonté de limiter les trajets et pourquoi pas utiliser plus la visioconférence qu’aller faire un aller-retour Paris-Pau pour aller voir sa collègue ». C’est une idée qui a été primée, mais il y en a 15,000 autres, en permanence. On est en constante évolution.

Perspectives de carrière du chef de projet informatique chez Total

Après, il y a trois types d’évolution possible. L’évolution verticale : c’est prendre des responsabilités au sein de son service, de son département, de manager des personnes, et de plus en plus de personne, un service, un département, une direction, comme dans toute entreprise. Après, il y a l’évolution horizontale. On fait la même chose. En face de moi, actuellement, j’ai les RH qui me disent quels sont leurs besoins informatiques. Pourquoi ne pas faire la même chose pour l’audit, pour le développement durable ? Le troisième type d’évolution que j’entrevois, c’est l’évolution que je qualifierais de transversale. On fait des projets, mais, cette fois, on sort du domaine IT et on va aller, par exemple, sur comment mieux gérer les approvisionnements en kérosène pour les compagnies aériennes. Cela va être d’aller à un projet d’infrastructure à aller implanter un vapocraqueur dans la raffinerie de telle zone géographique. 


Le chef de projet informatique chez Total pilote les projets informatiques initiés par les interlocuteurs de Total en interne, de la définition des besoins, jusqu'à la livraison du projet.


  • Formation : Ecole d'ingénieur (informatique, télécoms ou généraliste), troisième cycle universitaire.

  • Compétences : Capacité d’analyse et de synthèse, rigueur, aptitude à la communication écrite et orale, sens du contact et de l’équipe, autonomie, ouverture d’esprit, adaptabilité, sens du service, anglais courant.

  • Fiche métier correspondante : Chef de projet informatique
Voir les offres
Les offres Emploi / Stage