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Economiste chez Total
Missions de l'économiste chez Total
Bonjour, je m’appelle Magali. Je suis rentrée chez Total il y a quatre ans à l’exploration-production et je suis actuellement économiste à la direction financière de l’exploration-production. Je travaille sur des projets nouveaux. Mon rôle consiste à modéliser un contrat d’exploration-production sur des champs sur lesquels Total n’est pas encore présent et souhaite prendre une participation. L’économie, c’est tout de même modéliser les contrats. C’est beaucoup de temps passé sur Excel, mais c’est aussi beaucoup de temps passé avec les gens qui sont censés nous donner les informations, les inputs. J’utilise différentes hypothèses qui me sont fournies par différentes équipes en interne : les géosciences qui me fournissent des échéanciers de production, les architectes pétroliers. Mon objectif est de fournir aux négociateurs et aux Tops Management des indicateurs économiques pour qu’ils comprennent quelle est la valeur que le groupe pourra tirer de ce projet, quelle est sa rentabilité, quelle est l’exposition financière du groupe sur ce projet-là afin qu’ils puissent prendre une décision d’investissement en fonction de ces différents critères.
Quotidien de l'économiste chez Total
Sur l’Irak, quand l’appel d’offres a été lancé, j’ai principalement travaillé sur le premier, l’État a publié une première version de contrat. Je travaillais en direct avec le négociateur en charge de ce dossier et les partenaires avec lesquels on souhaitait répondre à cet appel d’offres. Mon rôle était de récupérer les informations.
Je voulais voir avec toi, Vincent, j’ai des coûts de forage qui ont augmenté par rapport à l’estimation précédente.
Je les ai augmentés parce qu’en fait, on avait des données récentes sur des champs qui ont été développés récemment.
JP, je me posais une question sur la fiscalité. J’ai un problème, je ne comprends pas très bien, je voulais avoir confirmation, du taux d’uplift appliqué sur les CAPEX dans ce cadre contractuel.
J’allais quotidiennement voir l’architecte pétrolier pour lui poser la question de ses coûts, à quoi correspondait et combien allait coûter l’usine de traitement. Par exemple, il y avait un champ à gaz avec une usine de traitement avec séparation des différents fluides. Au quotidien, il y avait beaucoup de relations également avec les juristes et les fiscalistes puisqu’il y avait beaucoup de points à clarifier. Tous ces points-là ont d’ailleurs été clarifiés en direct avec le Ministère du Pétrole. J’ai dû effectuer pas mal de missions dans différents pays pour participer à des ateliers qui étaient proposés par le Ministère afin de répondre aux questions des différentes compagnies qui avaient été présélectionnées dans le cadre de cet appel d’offres.
On rentre les données techniques fournies par les géologues, les architectes pétroliers. Ensuite, on a des données contractuelles fournies par le fiscaliste, entre autres. Et puis, on a un onglet calculatoire dans lequel on retrouve les résultats du groupe.
Mon quotidien était cela. C’était de discuter avec les partenaires, en interne pour réussir à avoir un modèle et des résultats économiques qui soient présentables au Top Management pour qu’ils puissent prendre une décision et, au moment venu de l’appel d’offres, remettre une enveloppe au nom de Total.
Avantages et contraintes d'être économiste
Ce que j’aime dans le métier d’économiste, c’est qu’on travaille sur des projets qui sont très divers à l’international. Ce sont des projets colossaux avec énormément d’investissements. On est très exposé au management puisqu’on fournit des indicateurs qui vont leur permettre de prendre une décision. Et puis, on travaille avec des gens qui ont des profils très variés, qu’ils soient techniciens, fiscalistes, négociateurs. On apprend énormément au quotidien.
On ne travaille pas avec 100,000 personnes, on travaille à l’exploration-production, souvent avec les mêmes personnes et très proche des décisions. C’est cela qui fait que l’économie, c’est un métier sympa à l’entrée.
L’économie, les points négatifs, c’est qu’on travaille en bout de chaîne. On dépend de beaucoup de gens. Il y a beaucoup de pression, en général, avant les présentations au management. Le deuxième point, c’est qu’aux affaires nouvelles, dans le service dans lequel je travaille, il nous arrive de travailler sur des projets sur lesquels, finalement, on ne va pas prendre position. Cela peut être, quelques fois, frustrant.
Qualités requises pour être économiste
Pour être performant dans le métier d’économiste, il faut avoir beaucoup de rigueur parce qu’il faut modéliser un contrat. Il faut aussi être capable de défendre ses chiffres, défendre son interprétation, expliquer et analyser et être très réactif et, de ce fait, responsable aussi des chiffres que l’on soumet au management. Des fois, il y a effectivement des gros coups de stress. Cela fait partie du métier. Il faut savoir gérer un peu le stress en période de pression parce qu’il y a des délais très courts, et aussi, des fois, parce qu’il faut expliquer et on est mis devant le Top Management. Ce sont les aspects de personnalité qu’il faut avoir. Il faut tout de même être adaptable et être à l’écoute pour bien comprendre les informations que l’on nous donne et savoir les traiter au mieux.
Pourquoi Total ?
Ce qui me plaît chez Total, c’est que c’est une boîte industrielle qui travaille sur des gros projets énergétiques.
Je suis rentrée aussi dans ce groupe parce qu’il y a une forte mobilité à la fois fonctionnelle et à l’international. De ce fait, les équipes sont très internationales et on travaille sur plein de pays différents, avec des missions qui sont réalisées à l’étranger.
Perspectives de carrière de l'économiste chez Total
Chez Total, l’économie fait partie d’un métier qui est le métier Business. L’évolution d’un économiste peut se faire au sein de ce métier, en France ou à l’étranger, et en particulier à l’étranger sur des postes de gestion d’association ; c'est-à-dire gestion au quotidien des relations avec les partenaires puisqu’on est rarement seul sur un projet. Cela peut être sur des postes un peu plus commerciaux, sur des postes de négociation, de vente de gaz. C’est ce vers quoi je tends.
On a des entretiens annuels pendant lesquels on exprime nos souhaits. En fonction des postes disponibles à pourvoir, en fonction des contraintes également personnelles puisqu’il y a souvent de l’expatriation, on choisit un poste qui nous est proposé et on part ou pas dans son nouveau poste.
L'économiste chez Total a pour rôle de modéliser les contrats d'éventuelles acquisitions de champs gaziers et pétroliers pour les transmettre aux décisionnaires du Groupe. L'objectif est de fournir des indicateurs de valeur économique et de rentabilité du projet, ce qui leur permettra de prendre position sur les décisions d'investissement.
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Formation : Ecole d'ingénieur, école de commerce, cycle économie et gestion de l'entreprise, spécialisation à l'ENSPM (Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs)
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Compétences : Curiosité intellectuelle, capacités de recherche, d’analyse, de synthèse et à travailler en transverse avec les autres métiers de l’entreprise, qualités relationnelles et mobilité géographique
- Fiche métier correspondante : Autres métiers Audit / Finance / Gestion




