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Cadre comptable et financier chez Total
Missions d'un cadre comptable et financier chez Total
Je m’appelle Sabine, je travaille à la consolidation de Total. Je suis dans le groupe Total depuis 12 ans après avoir fait du contrôle de gestion
On a du mal à trouver des consolideurs. C’est vraiment une spécialité et c’est très dur lorsqu’on renouvelle.
Le département consolidation, sa mission principale, c’est la publication des comptes consolidés. Les comptes sont publiés tous les trimestres.
C’est cela la mission principale de la consolidation, c’est vraiment d’établir les comptes consolidés. Notre principal client, c’est la communication financière. C’est mieux que de vendre des tubes de dentifrice où on comptabilise toujours la même chose.
On a un mois pour consolider les comptes qui remontent de toutes les filiales aux normes IFRS pour analyser ces chiffres. Ensuite, il y a deux mois dans le trimestre qui sont dédiés à la préparation de la prochaine consolidation, à des sujets plus transverses, plus long terme. On a un taux d’utilisation de 88 % ; ce qui n’est pas mal. Ce qui peut arriver de pire, c’est que le système ne fonctionne pas. Sans le logiciel de consolidation, on ne peut rien faire. C’est impossible à faire à la main.
Quotidien d'un cadre comptable et financier chez Total
Pendant la première phase, on a un logiciel de consolidation qui récupère les comptes de toutes les filiales. On a des états spécifiques qui nous permettent de voir le compte de résultats, le bilan, le flux de trésorerie. On a toutes les données disponibles dans ce logiciel. Chaque chiffre est analysé, détaillé, vérifié. Là, on travaille vraiment sur des tableaux de chiffres. On essaie de comprendre les chiffres, leur évolution, voir si cela colle à la réalité économique. Notre logiciel de consolidation fait tourner des consolidations toutes les trois heures en période de conso. Ma mission principale, après l’étude de ces liasses, ce sont les interco. On fait en sorte que les déclarations intercompagnies de toutes les filiales ont été faites correctement et, le cas échéant, les corriger s’il y a eu des erreurs. On a des filiales d’exploration-production qui vendent des cargaisons en trading. Le trading va déclarer l’achat de ces cargaisons. Il faut vraiment vérifier que les deux filiales ont déclaré les mêmes montants sur les mêmes périodes.
J’ai cet état à faire pour la DAG. Les annexes ayant changé, je ne retrouve pas mes données dans les colonnes. J’ai une partie uniquement des informations, mais pas la totalité.
Je pense que toutes les phases doivent être annexes partout maintenant.
On ne peut arrêter le résultat qu’une fois que tous les écarts ont été résolus. Il faut que tous les écarts supérieurs à cinq millions d’euros soient résolus. Et ensuite, on arrête le résultat. Dans m’analyse qu’on fait des comptes, il faut faire des notes de synthèse, il faut expliquer ce qu’il y a dans les chiffres. Une fois que la période de clôture des comptes s’arrête, c’est un mois avec un calendrier extrêmement précis avec des journées vraiment très chargées. Les chiffres, finalement, je dirais que c’est peut-être un quart du temps, pas plus. Je pensais que c’était 80-90 %. Il y a les notes à écrire, les manuels de reporting financier à mettre à jour, les normes à expliquer, il y a beaucoup d’échanges avec les branches sur les projets.
Je voudrais être sûre que les données en sterling collent avec ce qu’on a publié en euros.
Ensuite, on a une période un petit peu plus calme pendant laquelle on travaille sur de projets un peu plus long terme. Cette année, c’était la réduction des délais. Avant, on commençait les interco une fois que les liasses étaient remontées, une fois que chaque filiale avait publié ses comptes, on regardait quels étaient les écarts. On a anticipé cette partie-là. Les filiales peuvent voir les écarts avant de publier leurs comptes. On a beaucoup moins de corrections à passer. Les filiales se contactent avant de clôturer leurs liasses.
Je t’envoie la présentation PowerPoint. Ce sont surtout des statistiques, des taux d’utilisation pour vous tenir un petit peu au courant de la manière dont s’est faite cette clôture interco. Globalement, cela s’est plutôt très bien passé.
Avantages et contraintes du métier de cadre comptable et financier
Ce qui est intéressant, c’est un métier extrêmement technique, donc très formateur. À part faire de la consolidation, c’est difficile de comprendre, de voir vraiment les mécanismes, il faut s’y mettre et il faut en faire. On a vraiment la vue de toutes les branches du groupe, de ce que cela donne au global. Il y a du raffinage marketing, de la chimie, de l’exploration-production. On consolide des branches très différentes. Toute cette mécanique, comme on doit éliminer tout ce qui est intragroupe et consolider toutes les filiales, cette partie-là est intéressante. C’est intéressant de voir les comptes qui s’éclaircissent au fur et à mesure. Au début, c’est un chiffre global et, petit à petit, on voit ce qui s’est passé, pourquoi, on peut corriger des erreurs s’il y en a. C’est vraiment de voir juste des chiffres au début qui deviennent de plus en plus clairs et d’avoir ensuite une vision globale sur toute la consolidation et tout ce qui s’est passé. Pendant un mois, tout le monde est sur le pont, tout le monde travaille à la clôture des comptes avec le même objectif, une date qui est la même pour tout le monde. Le rythme est assez sympa et cette alternance de rythme assez soutenu pendant un mois et de travail sur dossier les deux mois suivants. Quand on arrive, il y a beaucoup de choses à apprendre en même temps, il y a les outils à maîtriser. L’outil de consolidation nous aide énormément, mais il faut tout de même comprendre ce qui est fait, toutes les règles de consolidation qui sont appliquées. Ce n’est pas évident. Et puis, il y a ce côté peut-être un petit peu frustrant d’être coupé de la réalité du business et de l’activité. Par rapport à d’autres métiers, l’économie ou le contrôle de gestion où on a beaucoup plus de données techniques sur les projets, des volumes, des productions, là, on a vraiment des chiffres. Il faut aller chercher les informations, poser des questions. Il y a tout de même une déconnexion entre les chiffres qui remontent et le quotidien des activités.
Qualités requises pour être cadre comptable et financier
Il faut vraiment être très rigoureux, on n’a pas de temps à perdre. Chaque jour, il y a une deadline quasiment. Il faut vraiment vérifier que tout boucle. Il faut effectuer des contrôles à chaque fois. Il faut vérifier que, derrière les chiffres, cela colle tout de même à la réalité économique. Il faut être curieux, je pense, pour essayer de voir si les chiffres sont corrects parce que c’est assez aride. On a des chiffres qui sortent dans une machine, tout est au même format. Il faut tout de même un goût pour les normes, pour essayer de comprendre les textes, de les interpréter parce que la partie normes est tout de même très importante. Il y a des textes très précis à lire qui ne sont pas forcément traduits, qui sont en anglais et qui sont très techniques.
Celui qui est là, ce sont les normes IFRS. Ce sont les normes comptables que nous devons appliquer.
Pourquoi Total ?
Ce qui m’a plu chez Total, c’était justement cette diversité de métiers, de me dire : « je ne reste pas figée dans un métier, je vais pouvoir évoluer, je vais faire cela trois ans ». On peut changer de métier, de poste en tout cas. On change généralement tous les trois-quatre ans. Je me suis dit : « je ne m’engage pas dans une voie pour 10 ans ». Le pétrole est tout de même une industrie intéressante avec beaucoup de rebondissements et avec des enjeux importants. C’est cela.
Perspectives de carrière du cadre comptable et financier chez Total
J’ai passé un an et demi à la consolidation. Je pense que je vais encore rester un an et demi ou deux ans. Ensuite, soit retourner vers du contrôle de gestion dans une branche ou dans une filiale, ou occuper un poste financier, mais dans une filiale pour retourner un peu plus vers de l’opérationnel.
Le cadre comptable et financier chez Total réalise la consolidation des comptes des filiales de Total, c'est-à-dire réaliser les états financiers trimestriellement en respectant les normes légales, dans l'objectif de donner une vision réelle des finances de Total.
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Formation : Ecole de commerce, troisième cycle universitaire en finance ou gestion, expertise comptable.
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Compétences : Capacité d’analyse et de synthèse, rigueur, précision, discrétion, sens du contact et de l’équipe, autonomie, ouverture d’esprit, adaptabilité, anglais courant.
- Fiche métier correspondante : Autres métiers Audit / Finance / Gestion




