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Vidéo métier

Fiche métier Chargé d'études recyclage chez Veolia Environnement | Témoignage vidéo d'un Chargé d'études recyclage

Chargé d'études recyclage chez Veolia Environnement

Transcription texte

Parcours

Bonjour. Je suis chez Veolia Propreté depuis trois ans. J’occupe aujourd’hui un poste de chargé d’études. Très rapidement ma formation : j’ai un cursus universitaire classique, économie/droit à la suite duquel j’ai souhaité rejoindre une école de commerce, l’Institut du Commerce à Paris où j’ai pu suivre une formation polyvalente de commerce. J’ai réalisé plusieurs stages pendant cette formation. Un stage en téléphonie mobile, d’animation des ventes, de formation des vendeurs. Un deuxième stage dans l’événementiel sportif : vente, organisation de séminaires médicaux sportifs et coordination des opérations le jour J. A la suite de ce stage, j’ai commencé à travailler chez eux, puis il y a environ trois ans, je me suis réorienté dans l’environnement et j’ai pu intégrer Veolia, division Propreté pour y occuper, dans un premier temps, un poste de commercial sédentaire où je travaillais à la direction commerciale France. J’occupais le poste de suivi de démarrage des contrats nationaux et multi sites. Très récemment, il y a deux mois, j’ai rejoint la division Recyclage de Veolia Propreté où j’occupe un poste de chargé d’études.

Missions

Ma fonction est de commercialiser les matières premières issues du recyclage. Ces matières premières sont le carton ou les papiers – on a différentes qualités – le plastique, la ferraille. Voilà, dans les ordres de grandeur des matières que nous connaissons tous. C’est sur ces flux principalement que nous intervenons. Aujourd’hui, notre division commercialise ces matières. On est un peu dans une sorte de trading des matières premières. On intervient à la fois à l’achat auprès de nos fournisseurs, collectivités ou industriels, type grande distribution, qui ont des volumes de cartons, notamment, et de plastiques très importants, puisque leur production génère ce type de déchets valorisables et recyclables. Nous intervenons pour capter ces gisements et ensuite les revendre à des papetiers, à des plasturgistes sur ces marchés. Mon rôle au sein de cette structure : j’interviens sur la partie achats auprès de nos fournisseurs qui sont les collectivités ou industriels. Je reçois nos appels d’offres et le but est – avec nos experts métiers filières, avec nos vendeurs, avec nos services transport – de déterminer un prix d’achat par matière. Si la collectivité ou l’industriel a plusieurs matières, on va se positionner et répondre pour chaque matière, avec à chaque fois un prix bien particulier. Le but étant à chaque matière d’appliquer des conditions de reprise qui déterminent un prix. Si ces conditions ne sont pas respectées, on va intervenir, dans une deuxième phase. Je gère aussi le suivi de ces appels d’offres et les contrats que nous gagnons. Lors de cette phase de suivi, le but est de mesurer la performance ou la qualité des gisements de matières que nous allons capter chez ces fournisseurs, que nous allons leur acheter et en fonction desquelles nous allons leur reverser un prix. Si la qualité n’est pas au rendez-vous, le prix que nous allons reverser va être moindre. Le but est donc d’accompagner nos fournisseurs pour pouvoir déterminer avec eux d’où vient le problème, comment les aider à améliorer leur tri interne pour pouvoir produire une meilleure qualité possible. Mon rôle en tant que chargé d’études est d’élaborer des scénarios possibles pour avoir la meilleure offre de reprise. Le meilleur prix, bien sûr, pour être attractif, mais aussi pour avoir la meilleure offre de reprise.

Au quotidien

Mon travail au quotidien, même s’il peut être très variable – ce qui est sympa, c’est que l’on ne va pas s’ennuyer dans une routine – peut se décomposer grossièrement en deux phases : une phase un peu back office, au bureau, et une phase plus terrain. La phase bureau est tout de même importante. Quand on répond à des appels d’offres on a besoin d’être un peu le point central entre nos experts métiers filières, nos vendeurs, notre cellule transport logistique. On parlait du besoin d’optimiser les flux logistiques. Tout cela rentre dans la constitution d’une offre. Le rôle du chargé d’étude est vraiment de pouvoir compiler tous ces éléments pour rendre la meilleure offre possible avec bien sûr un prix attractif par matière. La deuxième phase, plus terrain, peut être plusieurs choses, comme accompagner un fournisseur, c’est le cas notamment auprès de la grande distribution. On s’est rendu compte dès le début du contrat que la qualité de la matière que l’on venait capter chez ce client – et donc ensuite adressée auprès d’un client papetier – n’était pas au rendez-vous des conditions contractuelles. Le client au bout de la chaîne refusait donc de nous payer, de nous adresser le règlement qu’il aurait été en droit de nous reverser puisque la qualité n’était pas là, et donc par effet boule de neige, nous ne pouvons pas non plus adresser au fournisseur le règlement. Le but dans l’expérience terrain a été de l’accompagner pour faire une étude qualité, comprendre pourquoi il n’arrivait pas à trier correctement : est-ce que son personnel ne jouait pas le jeu ? Est-ce qu’il ne disposait pas du bon matériel presse au niveau technique ? Est-ce que c’était parce qu’il n’arrivait pas à charger, tout simplement, un camion ? Peut-être que la qualité était là, mais qu’elle n’était pas chargée correctement dans un camion. Au final, peu de quantité arrivait chez le client et on avait des décotes parce qu’on n’avait pas le poids. Le but est d’accompagner ce fournisseur sur son lieu de travail pour comprendre son fonctionnement.

Avantages

Ce que j’aime dans mon métier ? Aujourd’hui l’environnement est au cœur des priorités, au cœur des problématiques actuelles, contemporaines. L’environnement, c’est des choses très variées. C’est très gratifiant, très valorisant de pouvoir aujourd’hui être un acteur, même si c’est à petite échelle, d’un thème aussi important. Le recyclage notamment. On est tous producteurs de déchets, chez nous les premiers. C’est quelque chose de fondamental et c’est quelque chose de plutôt intéressant à vivre au quotidien. Travailler au sein de la division Recyclage est très proche de l’activité trading. Chaque mois les prix évoluent à la hausse comme à la baisse. C’est un marché qui est très dynamique. Il faut en permanence, chaque mois, rester connecté au marché. On ne part pas sur des projets à très long terme, en tout cas sur des prix fixes. Chaque fois, il faut se réaligner, se remettre en question. C’est quelque chose qui est très dynamique et qui me plaît. À l’inverse, les contraintes sur ce type de poste, c’est que l’on peut, parfois régulièrement être sollicité par nos fournisseurs pour remettre des appels d’offres du jour au lendemain ou presque. Il faut savoir se rendre très disponible pour répondre à nos fournisseurs, et aussi auprès de nos équipes. On n’est pas seul à travailler. On réceptionne une partie des appels d’offres nationaux en centrale. Nos équipes en région travaillent aussi sur ce type d’appels d’offres. L’objectif est d’être à leur disposition, de leur donner un coup de main régulièrement, si on peut le faire, tant sur la partie commerce que sur la partie technique. Il faut donc savoir se rendre très disponible, sur le groupe en général, et sur ce type de poste en particulier.

Entreprise

Lorsque j’ai voulu rejoindre une société, rejoindre le monde de l’environnement, je me suis intéressé aux différentes sociétés. Mon choix s’est porté presque naturellement sur Veolia Propreté. En plus d’être le leader sur ses différentes activités, j’ai pu rencontrer des gens et c’est cet aspect personnel, cet affect qui m’a fait aussi choisir ce groupe, en plus de sa renommée, en plus des possibilités d’évolution qu’il offre en interne. La mobilité interne est possible, mais pas automatique. Si l'on a envie de changer, d’apprendre, si on est curieux, si on souhaite se réorienter, c’est possible. Mon cas est très parlant. Il y a deux mois à peine, j’ai souhaité donner une nouvelle orientation, découvrir de nouvelles choses, apprendre le négoce, apprendre la logistique, apprendre la dimension produit plus que service. Il y a une mobilité interne Veolia Propreté, division recyclage, et depuis deux mois je suis en formation sur ces différentes thématiques. Je suis un de nos experts sur le terrain. Je suis des formations complémentaires sur de nouveaux outils que je suis à même d’utiliser. Ces formations et ces évolutions sont particulièrement intéressantes.

Personnalité

Pour s’épanouir, je pense qu’il faut plusieurs choses. Chez Veolia Propreté, je pense que l’humilité est importante. Parmi toutes les personnes que j’ai rencontrées, c’est quelque chose qui est frappant. Il ne faut pas oublier que l’on n’est qu’un maillon de la chaîne. On n’est pas tout. On est à la disposition des autres et notamment dans le recyclage, on est le maillon final. Il ne faut pas oublier que l’on travaille avec des entités qui ont procédé à la collecte, qui ont procédé au tri. On est souvent amené à travailler en interne dans le groupe. Avoir un réseau, savoir l’entretenir, être à disposition de ces partenaires internes, rester humble, apprendre, c’est quelque chose de très important. Il faut être curieux. Je pense que, dans tous les métiers, si on veut approfondir il faut avoir une curiosité. Dans le type de poste comme le mien, chargé d’études, il faut pouvoir repartir d’une feuille blanche, imaginer différents scénarios, les pousser jusqu’au bout. Il faut pouvoir imaginer des flux qui restent encore à inventer parfois. Il faut pouvoir changer tout un schéma logistique. Il faut être à l’écoute, être un peu créatif. Il faut être curieux. Je pense que c’est très important. Dernière chose, la rigueur. C’est quelque chose de capital dans beaucoup de fonctions je crois, mais particulièrement ici où on interagit sur des volumes très importants, que ce soit à l’achat ou à la vente, en France ou à l’international. Un mauvais chiffrage au départ peut avoir de graves conséquences vu les volumes que l’on a ensuite à retraiter. Un euro ne parait rien, mais, sur plusieurs milliers de tonnes, cela fait vite pencher la balance.

Perspectives

Les perspectives de carrière sont ouvertes et nombreuses. J’ai pu le voir récemment. Aujourd’hui, j’ai eu une première expérience deux ans et demi à un poste. Souvent, c’est la tendance. On est sur des postes à deux ou trois ans, plus si on le souhaite, mais c’est un minimum. Demain, l’évolution logique sera peut-être d’aller à la vente. Aujourd’hui je suis plus à l’achat, demain je peux m’orienter à la vente avec un portefeuille de clients à gérer, à suivre, que ce soit en France ou à l’international, sur une matière en particulier ou sur plusieurs. Cela peut être rester à l’achat, mais décentralisé, en régions. Si j’ai envie un jour de quitter Paris, de rejoindre une région en France ou même de partir à l’international, c’est possible. Toujours dans des idées d’achats, des logiques d’appels d’offre, de suivi technique sur site, sur place, en opérationnel. L’autre possibilité est de passer par la case exploitation qui est aussi très intéressante et très formatrice. Être responsable d’exploitation dans un centre de tri, par exemple. Une dimension encadrement management qui est fort. C’est très complet finalement, puisque l’on est opérationnel, on est du terrain, on vit avec des équipes au quotidien, on est amené à faire vivre un outil industriel, à manager des gens, à les encadrer, à les payer. Effectivement, sur toute la chaîne, la partie exploitation est humainement très riche et très formatrice. Après, il y a encore d’autres possibilités dans le groupe, si je me cantonne à Veolia Propreté, qui est de découvrir d’autres traitements, d’autres filiales, d’autres déchets. On a des déchets solides et liquides, des déchets dangereux, des déchets recyclables valorisables sur lesquels je travaille aujourd’hui. Pourquoi pas, demain, partir sur autre chose, sur une autre problématique, une autre logique, d’autres modes de traitements, d’autres analyses. La porte est ouverte, même si cela conviendrait peut-être plus par sa nature à faire appel à des techniciens, des ingénieurs qui souhaiterait s’orienter sur les déchets dangereux et qui ont une particularité technique laboratoire assez importante. Pourquoi pas ? Tout est ouvert. Dans le groupe, à partir du moment où on est curieux, à l’écoute, disponible, c’est un grand réseau, une grande famille. Si on sait servir intelligemment, si on sait écouter les opportunités, ce n’est ni acquis ni automatique, mais si on veut quelque chose, il n’y aucune raison.



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