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Directeur d'exploitation chez Veolia Environnement

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Parcours

Bonjour. Je m’appelle Aymeric. Je travaille chez Veolia Propreté Ile de France. Je suis directeur d’exploitation. Je suis entrée chez Veolia il y a six ans. J’ai commencé par un emploi à Fort-de-France, pour le démarrage et la mise en place de toute la maintenance d’une usine d’incinération d’ordures ménagères. Je suis resté là-bas trois ans et demi. Puis, je suis passé directeur d’exploitation à un centre de tri des collectes sélectives, à Sarcelles. Ensuite, j’ai pris la direction d’une usine d’incinération à Villejust. Et maintenant, je suis sur mon poste actuel. Mon périmètre est l’usine d’incinération de Villejust, l’usine d’incinération de Rungis, un centre de tri, de collecte sélective, de déchetterie et un centre de transfert qui représente environ 90 personnes. J’ai fait l’ENSTA, une école d’application qui se trouve Porte de Versailles. Cette école était très enrichissante, notamment par le nombre de personnes qui venaient d’univers différents. Ce mélange a été très bénéfique. En dernière année, j’ai pris une option chimie et environnement avant de faire mon stage de fin d’études dans une usine d’incinération sur de l’exploitation.

Missions

Je suis directeur d’exploitation dans la filière traitement. En fait, Veolia Propreté a deux filières : la filière collecte et nettoiement, et la filière traitement. La collecte est la collecte des ordures ménagères devant les immeubles de monsieur tout le monde. Il y a aussi la collecte des déchets industriels pour les entreprises. Il y a le nettoiement : nettoiement des rues, nettoiement des quais, de beaucoup de choses. La partie traitement, dans laquelle je suis, est surtout l’incinération, l’enfouissement, le tri des collectes sélectives, les déchetteries. Une fois que les ordures sont collectées, on les emmène dans ce genre de centre de traitement. Selon l’exutoire prévu par les syndicats de communes qui gèrent cela, elles sont soit enfouies, soit incinérées ou triées. Je suis directeur d’exploitation sur deux usines d’incinération : un centre de tri et un centre de transfert et deux déchetteries. Le but premier de ce poste est de faire fonctionner les installations avec des taux de disponibilité importants. C'est-à-dire que l’usine, notamment dans l’incinération, tourne 24 h/24, 365J/365. Le but est d’avoir des taux de disponibilité les mieux possible et de faire fonctionner, d’améliorer et de maintenir l’équipement en place. Ensuite, dans mes missions, j’ai forcément à gérer tout mon personnel qui représente à peu près 90 personnes. Cela passe par des relations avec les délégués du personnel, des relations avec les membres du CSHCT pour ce qui concerne la sécurité, l’hygiène et l’environnement. Une autre de mes missions est la relation avec mes clients. Les deux usines d’incinération que j’ai dans mon périmètre ne nous appartiennent pas. Elles ont été construites par des syndicats de communes regroupés pour traiter leurs ordures ménagères. On a un contrat qui nous relie à ces syndicats de communes et on a des engagements à respecter.

Au quotidien

Au quotidien, on travaille sur les différentes exploitations. Le matin j’arrive entre 8 h et 9 h. Je fais un premier tour des exploitations. Je fais un tour global et ensuite je m’arrête dans les salles de contrôle, les salles de commande, pour un faire un point avec les chefs de quart qui sont là à ce moment-là, et aussi avec le responsable des exploitations sur les différents travaux en cours ou les différents problèmes que l’on peut rencontrer au jour le jour. Ensuite, je retourne au bureau. Là, j’ai différents dossiers à suivre. Par exemple, j’essaie de me pencher sur les problèmes que nous avons eus au cours d’une année pleine de fonctionnements, pour essayer de les résoudre lors d’arrêts techniques annuels. Par exemple, l’année passée, nous avons eu plusieurs fuites sur une chaudière qui a engendré des arrêts non planifiés. On se penche sur ce genre de problème, on essaie de comprendre ce qui se passe. On fait différentes analyses. Par exemple, cette année on a passé des caméras dans les tubes chaudières afin de voir ce qui se passait à l’intérieur. On a fait des mesures d’épaisseur. Suite à cela, on a réussi à faire une cartographie pour changer un certain nombre de panneaux de tubes et faire un traitement pour essayer de combattre ces fuites et ne plus en avoir pour la prochaine session de fonctionnement. J’ai aussi un travail de reporting, donc beaucoup de tableaux, beaucoup de données à remonter au siège, à mes supérieurs, que ce soit des données financières ou des données techniques. J’ai aussi souvent des réunions avec mon client. On parle des différents problèmes d’exploitation, des différents travaux qui sont en cours ou on aborde avec eux les différents projets que l’on a, pour avoir leur aval, parce qu’à partir du moment où l'on touche vraiment les installations, il faut l’aval de notre client. Je passe aussi beaucoup de temps avec les salariés, donc avec les délégués du personnel et même tout le monde, pour essayer de partager un peu leurs problèmes et trouver des solutions lorsqu’il y en a ou sinon pour essayer de les rassurer lorsqu’ils ont des inquiétudes, quelque soit le sujet. Cela prend aussi une grosse partie de mon temps sur les heures de bureau. Ensuite, une fois que les salariés sont partis vers 17 h, je m’attaque plus particulièrement au traitement de l’administratif.

Avantages

Ce qui me plaît dans ce travail, c’est que j’ai beaucoup d’autonomie. Il y a énormément de décisions que je prends moi-même. C’est quelque chose que j’apprécie grandement. Le deuxième point positif est que je fais énormément de choses dans mes journées. Je peux très bien mettre un bleu et rentrer dans un four pour aller voir son état, mais je peux aussi avoir un rendez-vous très important avec un élu local. Tout cela dans la même journée. Je peux avoir des problématiques avec mon personnel, je peux avoir des problèmes de pannes qui font qu’il faut trouver des solutions rapidement. Il y a vraiment tout un panel de choses qui me font aimer ce métier. Le revers de la médaille, c’est que l’on doit être disponible constamment puisque ce sont des installations qui fonctionnent 24 h/24. On peut très bien être appelé en pleine nuit en cas d’incident important. On peut être appelé le week-end, les jours fériés, n’importe quel jour, et c’est quelquefois un peu pesant.

Entreprise

Je suis entré chez Veolia Propreté parce que je cherchais une entreprise qui avait des installations à feu continu. C’est ce que j’ai trouvé chez Veolia Propreté par le biais des usines d’incinération. De plus, je sortais de l’école, et je cherchais un peu d’exotisme. Veolia m’a proposé un poste à Fort-de-France, en Martinique. J’ai sauté sur l’occasion. Je n’ai pas été déçu puisque par la suite j’ai eu des responsabilités très rapidement. Je suis devenu responsable d’exploitation d’un centre de tri, ensuite directeur d’exploitation d’une usine et maintenant je suis directeur de tout un périmètre avec plusieurs centres. C’est vraiment quelque chose qui m’a plu et qui me plaît toujours chez Veolia.

Personnalité

Dans mon métier, tout d’abord il faut aimer aller sur le terrain pour voir les choses, voir comment cela se passe. Il faut aimer les gens aussi, parce qu’il y a toute une partie relation du personnel qui est très importante et qui permet finalement d’avancer dans les cibles menées au sein des sites. Il faut avoir les nerfs solides, parce qu’il y a tout de même beaucoup de pression. Pour certaines personnes, cela peut être un frein. En tout cas, pour moi, c’est l’inverse et il ne faut pas que les gens aient peur de cette pression puisque l’on doit toujours remonter des chiffres, des données techniques, financières, expliquer pourquoi ça ne va pas. Il faut savoir expliquer et savoir prendre aussi les bons choix au bon moment pour éviter parfois les dérives. Il faut avoir de la personnalité pour essayer de faire passer les messages. Il faut avoir aussi des connaissances techniques assez précises, surtout dans le milieu de l’incinération où il y a quand même beaucoup de thermique, beaucoup de physique, beaucoup de mécanique. Connaître ce genre de choses s’avère important.

Perspectives

Les perspectives de carrière suite à ce poste sont très nombreuses chez Veolia, puisque Veolia a énormément de filiales : une filiale dans l’eau, une filiale dans l’énergie, le chauffage urbain, une filiale aussi dans le transport. Il peut y avoir possibilité d’évoluer vers ces filiales si on a envie et si nos supérieurs le veulent aussi. Dans la même filière on peut forcément monter dans la hiérarchie, mais on peut aussi aller sur les fonctions supports qui se trouvent au siège que ce soit à la direction technique et pourquoi pas avoir des champs un peu plus importants et aller dans d’autres domaines comme les ressources humaines par exemple, puisqu’au jour le jour on en fait un peu, même si c’est un métier à part entière. Il y a vraiment énormément de possibilités.

Big
Fiche métier correspondante : Autres métiers Production / Qualité / Chantier