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Vidéo métier

Fiche métier Responsable d'exploitation chez Veolia Environnement | Témoignage vidéo d'un Responsable d'exploitation

Responsable d'exploitation chez Veolia Environnement

Transcription texte

Parcours

Bonjour. Je m’appelle Anne. Je suis responsable d’exploitation du site de Saint-Fargeau-Ponthierry. Je suis chez Veolia Transport depuis cinq ans. Je suis diplômée de l’École de commerce, l’ESSCA et j’ai fait une spécialisation en gestion des services urbains, option transports en partenariat entre le campus Veolia et l’université de Cergy-Pontoise. Avant de rentrer dans le transport, je travaillais dans un parc d’attractions. Chez Veolia j’ai commencé en tant que responsable clientèle.

Missions

Je travaille chez Veolia Transport, en île de France, qui est répartie en quatre secteurs. Le nord, le sud, l’est et l’ouest. Je suis plus spécifiquement sur le Sud, en Seine-et-Marne, qui a plusieurs sites, y compris Saint-Fargeau-Ponthierry, dont je suis responsable. Ma mission est d’assurer le service continu de transports de voyageurs. Peu importe les conditions climatiques ou la situation sociale, type grève, sachant qu’on fait exclusivement du transport d’actifs vers les gares de rabattement sur Paris et du transport scolaire. Pour assurer la continuité de service, je dois vérifier que les conducteurs sont présents. C’est donc toute la gestion des vacances, des maladies, des absences aléatoires que l’on peut avoir. Je dois aussi m’assurer que tout le personnel est formé sur les différentes lignes qui existent ; vérifier que l’on a du matériel roulant en état de fonctionner. Même si je ne suis pas responsable de l’atelier, je dois m’assurer que l’on a bien les bons véhicules affectés aux bonnes prestations et qu’ils sont surtout en état de marche. La deuxième partie de mon travail est tout ce qui est création ou développement de services, que ce soit sur des lignes existantes ou alors sur des appels d’offres. On a deux types de clients : les clients institutionnels – soit les communautés de communes, les villes ou le syndicat des transports Ile de France, soit des clients privés et là généralement ce sont soit des commandes soit des appels d’offres. Très récemment, on a travaillé sur une réponse d’appel d’offres pour l’école des Mines qui faisaient du transfert de personnel et d’étudiants depuis le site de Paris vers le site de Corbeil.

Au quotidien

Mon quotidien est assez variable. Je peux commencer à 5 h avec les prises de service, mais en moyenne c’est entre 7 h et 8 h. Systématiquement, je commence par passer au mouvement : voir avec les agents de maîtrise qui sont là, éventuellement les conducteurs, ce qui s’est passé pendant la nuit et le matin jusqu’à mon arrivée. S’assurer que tout va bien, que tous les services sont partis à l’heure et qu’il y a le matériel qui fonctionne. Après, c’est un café avec les conducteurs pour savoir comment ça va. On parle beaucoup du perso, parce qu’on est sur une petite exploitation et que c’est super important d’avoir un bon contact avec eux, et que cela va au-delà du travail. Ensuite, c’est retour au bureau pour consulter les mails, le fax, le courrier. Répondre aux demandes spécifiques. Par exemple, en ce moment on a beaucoup de centres de loisirs qui font appel à nous. Et, en fonction du temps qu’il fait, ils ne peuvent pas faire les activités extérieures prévues, donc il faut leur proposer une solution de substitution, au jour le jour. On a également des réunions assez régulièrement avec le responsable bureau des méthodes et le responsable communication sur les appels d’offres, soit pour décortiquer l’appel quand il arrive ou pour faire un point sur le suivi de nos dossiers. Chacun y participe. C’est vraiment un travail d’équipe. En ce moment, on travaille sur un appel d’offres Air France pour du transfert de personnels navigants directement sur les pistes. On se rencontre tous les deux jours pour faire un point là-dessus. Ensuite, je vais sur le parc avec le responsable technique. On fait un point sur les véhicules qui sont à prévoir en réparation, qui ne sont pas roulants, l’état des carrosseries pour s’assurer qu’on a les moyens derrière. Généralement, la journée s’achève soit sur une intervention sur un circuit scolaire, notamment quand on a des problèmes d’incivilité avec des enfants. Les écoles sont des partenaires et participent à ces moments-là. Ou alors ce sont des rencontres avec les autorités organisatrices, la responsable transport ou les élus.

Avantages

Ce que j’apprécie dans ce travail, c’est d'être parfaitement autonome. Je gère mon budget, mon personnel, mon parc. J’ai surtout un poste où il faut être diversifié : j’ai des missions RH, où je recrute, je forme, je fais évoluer mon staff. Il y a également tout ce qui est réponse à appels d’offres, tout ce qui est organisation du travail parce que je monte les plannings avec mes collaborateurs. C’est vraiment très varié. La seule contrainte, c’est qu’effectivement il faut être énormément disponible. Ce sont de grosses amplitudes de travail du lundi au vendredi, la possibilité d’être appelée le soir ou le week-end, voire même pendant ses vacances. C’est la seule véritable contrainte qu’on a sur ce métier-là.

Entreprise

Je suis arrivée par hasard chez Veolia. J’étais jeune diplômée, je ne savais trop vers quoi m’orienter. Je suis allée sur une session de recrutement de jeunes diplômés. Je ne connaissais que l’activité Propreté de Veolia et j’ai découvert les autres à côté. Ce qui m’a plu, c’est d’avoir été engagée sur une alternance. Je ne me suis pas retrouvée du jour au lendemain parachutée dans le transport. J’ai eu une formation théorique sur tout ce qui était cadre légal, la théorie sur mon métier, et en parallèle, une expérience pratique et c’est assez génial. Ce qui me plaît, en plus, c’est qu’il y a une bonne implantation en Ile de France et que je souhaite rester sur cette région-là. J’ai la possibilité de changer de division. Demain, si je veux passer à la Propreté, à l’Eau, à l’Énergie, j’ai la possibilité de le faire et surtout d’avoir une formation au campus pour justement changer de métier et apprendre les trois autres branches que l’on a dans le groupe. C’est un très gros avantage. Je ne me sentais pas forcément super expérimentée en sortant de l’école de commerce. Ça a été vraiment quelque chose qui m’a rassurée par rapport à mon poste. Je pense que ça nous permet en plus de créer un réseau, puisqu’on était plusieurs dans ce cadre-là et que l’on continue à se voir. C’est essentiel. C’est une très bonne intégration.

Personnalité

Pour s’éclater dans ce métier, il faut vraiment avoir un excellent relationnel. On a pour interlocuteurs les conducteurs. C’est à nous de les motiver. C’est là où vraiment on s’éclate en tant que manager. Le syndicat des transports Ile de France est notre haute autorité organisatrice, donc il nous dit si l'on a le droit ou pas de faire ce que l’on propose. On a le conseil général aussi, le comité départemental du tourisme, le château de Vaux le Vicomte, donc ce n’est pas tout à fait le même genre de personnalités. Il faut savoir s’adapter. C’est essentiel. À côté de ça, il faut être quelqu’un de terrain et ne pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis. Si l'on a ce côté très pratique et très participatif, on s’éclate.

Perspectives

En termes de carrière, je peux évoluer soit dans le transport vers un poste de direction d’établissement, soit sur le siège éventuellement. Sinon, j’ai possibilité d’une évolution transverse, sachant que derrière on a le campus qui est en appui. On a des formations continues et notamment des formations de plus en plus dédiées aux changements d’activités. Donc pourquoi pas la Propreté ou l’Énergie, demain.



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