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Ingénieur études de prix chez VINCI Construction France

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Parcours

Bonjour, je m’appelle Abhishek. Je suis ingénieur études de prix chez VINCI Construction Terrassement depuis un an. J’ai fait mon Bachelor of Engineering en Inde, et après j’ai intégré une école d’ingénieurs généraliste en France. J’ai fait des stages dans des domaines très variés. J’ai fait mon premier stage dans l’industrie, dans la qualité. Après, j’ai fait un stage dans la recherche nucléaire. Et mon troisième stage, je l’ai fait sur chantier dans une entreprise de BTP.

Missions

Je travaille au sein de la direction technique chez VINCI Construction Terrassement et quand il y a un appel d’offres autoroutier, on répond en groupement, ensemble chez VINCI. Il y a des parties terrassement, ouvrage d’art, assainissement et chaussée. Et moi, je m’occupe surtout de la partie de terrassement. Un projet autoroutier classique ça pèse entre 50 et 100 millions d’euros, et la partie terrassement c’est entre 30 et 40% des travaux. Le terrassement : dans le terrassement, le but c’est de préparer le terrain pour que les autres gens, les ouvragistes ou les chaussées, les gens qui font de la chaussée, puissent intervenir. Ma mission, c’est de prévoir les travaux pour donner un prix à la fin. Prévoir des travaux, c’est envisager les déplacements de terre, mettre des moyens en place pour réaliser les travaux, c’est surtout choisir les pelles, les engins qu’on mettra pour déplacer la terre, les traitements à prévoir, à la chaux ou aux liants hydrauliques, les purges dans les zones de remblais envisagées, et puis après ça nous permet de calculer le prix à la fin.

Au quotidien

Au quotidien, mes journées sont, en moyenne, de 8h à 18h mais ça peut être différent selon les besoins d’un projet. Quand nous recevons un appel d’offre, notre première phase du projet, c’est une réunion de lancement du projet. On commence par regarder les plans, entrer dans les détails du dossier, les problématiques liées au dossier, on regarde les données géotechniques ou les données géologiques données par le client. Si le terrain est assez difficile ou s’il y a certaines problématiques liées aux ouvrages, on peut être amené sur le terrain pour faire une visite pour regarder en détail les passages sur chantier. Ça peut être aussi des problèmes au niveau phasage qui concernent surtout les zones de remblais où il y a des purges à réaliser, des bases drainantes à faire ou des drains verticaux à réaliser. Et sinon, on regarde aussi les délais partiels exigés par le client où il peut y avoir une zone à réaliser avant un certain temps dans le planning et il faut intégrer toutes ces données dans le dossier technique. La deuxième phase, c’est la réalisation du dossier technique. Ça consiste à définir les moyens qu'on va utiliser pour faire des travaux. Si on prend un exemple d’un déblai, on va définir une certaine pelle qu’on va utiliser pour déblayer cette zone et les camions qui vont avec. On va transporter ces matériaux, soit des matériaux meubles, soit des matériaux rocheux pour remblayer une autre zone. Et une fois qu’on a défini tous les moyens nécessaires pour réaliser les travaux, c’est les projeteurs qui vont mettre au propre les mouvements de terre et les plannings généraux des travaux. Après, il peut y avoir des traitements spécifiques liés au chantier qu’on a déjà envisagé avant. Ça peut être des traitements à la chaux ou des traitements aux liants hydrauliques avant qu’on arrive à une portance nécessaire pour commencer la couche de forme derrière. A la fin de cette deuxième phase, on a un dossier technique qu’on remettra au client. Dans la troisième phase, moi, j’utilise un logiciel avec toutes ces données, qu’on a calculées dans la deuxième phase, pour calculer un prix technique. Le prix technique, moi, je le donne à mon directeur des études qui l’utilise pour calculer le prix de vente qu’on remettra au client.

Avantages

Ce que j’aime dans ce métier, c’est la diversité des projets. Depuis un an que je suis là, chez VINCI Construction Terrassement, j’ai eu la chance de travailler sur trois projets différents. J’ai fait une ligne à grande vitesse, après j’ai travaillé sur un projet d’élargissement d’une autoroute, et le troisième projet que je viens de finir, c’est une autoroute neuve. Ce que j’aime aussi dans ce métier, c’est l’apprentissage permanent au niveau technique. Quand on répond aux appels d’offres ferroviaires, ce sont des dossiers qui sont assez gros et on est amené à travailler avec des entreprises qui ne sont pas de chez VINCI. Ça me permet de découvrir d’autres façons de travailler. Ce qui est un peu difficile dans ce métier, c’est quand on reçoit les réponses des appels d’offres et qu’on n’est pas bien classé, c’est un peu dommage parce qu’on a travaillé sur un projet pendant deux mois et ça ne se fera pas…

Entreprise

J’ai fait un stage sur un chantier qui m’a permis de découvrir ce monde du BTP et après je me suis orienté vers VINCI parce que c’est le premier constructeur mondial et, moi personnellement, je suis intéressé par les grands travaux. Quand je suis arrivé au sein de VINCI Construction Terrassement, le premier projet que j’ai fait, c’était la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique. Moi, je me suis occupé d’un lot complet, j’ai commencé depuis les métrés jusqu’à la mise en pli de l’offre.

Personnalité

Pour s’épanouir dans ce métier, à mon avis, il faut avoir un goût pour la technique parce que des fois il y a des plans qui sont compliqués, des terrains complexes qui ne sont pas faciles à réaliser. Après, comme ce sont des projets divers, au niveau technique, ce n’est pas du tout la même chose parce que, en projet autoroutier, au niveau technique, c’est très différent d’un projet ferroviaire. Deuxièmement, il faut être capable de s’organiser dans un emploi du temps peu structuré parce qu’il peut y avoir des périodes creuses et puis des périodes où l’on est super chargé de travail. Troisièmement, je pense qu’il faut être capable de travailler en équipe parce qu’on a pas mal d’interactions avec d’autres équipes, des ouvragistes, des gens des chaussées, des assainisseurs, etc.

Perspectives

En tant qu’ingénieur études de prix, je pourrais m’orienter vers des métiers plus opérationnels, comme ingénieur méthode ou ingénieur travaux sur chantier, d’ici un ou deux ans, et je pense que ça m’apporterait plus dans ma formation. Sinon, je peux toujours continuer au sein de la direction technique et devenir un expert dans quelques années.

Big
Formation : Grandes écoles d'ingénieur , écoles d'ingénieur généralistes ou 3e cycle universitaire spécialisé
Compétences : Autonomie, rigueur, organisation, disponibilité, travail en équipe
Fiche métier correspondante : Ingénieur étude de prix