Partir loin après son diplôme, c’est possible : 3 clés pour y arriver !

Big globe map world

Après plusieurs années d’études, de frivolité estudiantine parfois, de jonglages entre stages souvent, vous voilà désormais fin prêt à entrer dans la vie professionnelle, de passer cette nouvelle porte qui s’ouvre à vous : vous êtes diplômé.

Et pourtant, cette perspective n’est pas toujours aussi réjouissante. Le schéma du travail stable dans une entreprise parfois perçue comme figée ne vous attire guère. Vous rêvez de découvertes, d’aventures. Vous avez soudainement envie de croquer le monde, de partir à l’exploration de terres inconnues, de vous dépayser encore, de rencontrer de nouvelles cultures.

Partir loin, voguer vers de nouveaux horizons après son diplôme, c’est désormais possible : voici trois moyens pour y arriver.

1 - Trouver un contrat qui vous fait prendre le large

Si l’expatriation est généralement réservée aux cadres de grands groupes, il existe également d’autres tremplins qui vont vous permettre à vous, jeune fraîchement diplômé, de partir à l’étranger.

  • Le VIE (volontariat international en entreprise)

Alexandre Vanpoulle a été recruté en 2013 via un VIE par Solisystème. Aujourd’hui, il a créé de zéro une filiale commerciale en Allemagne, et pilote à Cologne le développement en Europe de l’Est de cette entreprise. Il n’avait que 25 ans.

Emmanuel Vassor, lui, a décroché à la fin de ses cours un VIE au Chili, chez Morpho, du Groupe Safran. Chargé de l’implantation de Morpho dans le pays, il a été intégré l’équipe qui s’est occupée de mettre en place le nouveau système de production et de contrôle des titres d’identités chiliens. Encore un poste à responsabilité, mais aux défis challengeant et stimulant, et surtout, dans un beau pays…

Le volontariat à l’international en entreprise est une voie très avantageuse pour les diplômés. En effet, en VIE, on bénéficie d’un statut français particulier : pas d’impôts à payer, pas de contrat direct avec son entreprise, peu de formalités administratives.  Tout se gère avec Business France (ex-Ubifrance) : mutuelle, indemnités de salaires, droit de séjour à l’étranger… Ce qui simplifie beaucoup l’international.

Evidemment, cela implique un processus sélectif, mais c’est un sacré booster de CV. Depuis sa création en 2000, le dispositif a permis à pas moins de 50 000 diplômés de moins de 30 ans de vivre une expérience professionnelle à l’étranger. Généralement, l’expérience varie de six à vingt-quatre mois, et les missions peuvent être de tout ordre : commerciales, techniques…

Egalement, il s’agit d’un dispositif win-win puisque l’entreprise qui vous emploie a également moins de charges à payer ! N’hésitez donc pas à aller voir directement les entreprises qui vous intéressent en leur vantant les mérites de ce dispositif. 

  • Le permis-vacances-travail (PVT) 

Tenter l’aventure sur place, sans avoir à trouver un job en France d’abord, ça vous tente ?

C’est ce que vous propose le PVT, réservé aux 18-30 ans : délivrés dans une dizaine de pays (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Japon, Hong-Kong, Argentine, Chili, Colombie…), gratuits, pour une durée de six mois à 1 an, le PVT vous offre un an pour trouver un contrat local, qui vous permettra ensuite d’obtenir un visa de travail permanent.

Très demandés, n’oubliez pas de vous renseigner sur le timing ! Chaque ambassade a ses dates de mise en ligne des offres, à vous de les vérifier, ou vous pouvez suivre la page Facebook de PVTistes.net, une véritable mine d’or d’informations sur le sujet.


En outre, certains pays disposent de quotas, comme c’est le cas par exemple au Canada, à vous de bien choisir ensuite votre destination de rêve et de bien suivre les démarches !

2 - Etre un digital nomad

Aujourd’hui, avec le développement exponentiel du freelance, il vous est également possible de rejoindre la clique des digital nomads et de travailler où vous voulez, à partir de chez vous !

Que ce soit en habitant dans des start-ups house, ou en faisant du WWOOFing (être logé et nourri dans une ferme, à condition de travailler pour eux, que ce soit en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande, en Australie…), avec l’avènement du tout-digital, il est désormais possible de travailler de n’importe quel pays du monde, à condition d’avoir son ordinateur bien avec soi, une bonne connexion internet et d’être joignable.

C’est l’expérience de Thomas Despin, créateur de Start-up Cycling, qui, à moins de 25 ans, a eu l’occasion d’exercer plusieurs activités en tant que freelance, de travailler depuis une Start-up house à Budapest, ou sur une belle île en Thaïlande…

Il y a de plus en plus de portes ouvertes de ce côté-là, qui peuvent être très intéressantes à explorer.

3 - Rester ouvert et rencontrer du monde

Lorsque vous voyagez, vous rencontrez généralement du monde. Et si, parmi ces personnes avec lesquelles vous venez d’échanger se trouve votre futur employeur ?

Aujourd’hui, le networking est de plus en plus favorisé. Que ce soit à l’occasion d’afterworks, de petits-déjeuners ou d’événements mensuels,  les occasions ne manquent pas pour rencontrer des professionnels dans le secteur qui vous intéressent. N’hésitez donc pas à aller vers l’autre, à parler de votre envie de trouver un travail à l’étranger, et restez aux aguets de toutes les opportunités.

Egalement, une astuce peut être d’intégrer des groupes d’étudiants ou diplômés étrangers, qui vous aideront à tenter l’expérience dans votre pays, et qui seront indéniablement une ressource précieuse une fois sur place. Il faut savoir maintenir les relations et pour cela, les réseaux sociaux constituent un outil précieux : groupes Facebook, LinkedIn, Twitter… Dans un monde désormais interconnecté, il y aura toujours quelqu’un pour vous partager de grandes opportunités.

 

partager avec vos amis :